vignette|Cinq traductions en français de la Bible. En partant d'en haut à gauche, dans le sens de lecture : la Bible selon la Vulgate, la Traduction œcuménique de la Bible, la Bible de Jérusalem, la Bible des Peuples, la Bible Segond 21.|250px Les traductions de la Bible en français ont pu être effectuées, dans l'ordre chronologique, à partir du latin, de l'hébreu ou du grec pour l'Ancien Testament, et du grec ou du latin pour le Nouveau Testament. Les premières réalisées ne sont pas toujours complètes.
Avant l'imprimerie moderne
1226-1250, traduction de Jean Le Bon de l'Université de Paris. Inachevée et poursuivie au par Jean de Sy et les dominicains Jehan Nicolas, Guillaume Vivien, et Jehan de Chambly. 1297 la Bible historiale de Guyart Desmoulins ou Guyart des Moulins. Traduction et compilation de l’Historia Scholastica de Pierre le Mangeur, la plus grande partie de la Bible (d'une traduction libérale), et un assemblage de gloses et d'autres matériaux de plusieurs sources. Le contenu des manuscrits est variable, et des versions successives semblent y ajouter des livres de la Bible qui manquaient à la traduction de Guyart. 1377, La Bible dite « de Charles V », traduite par Raoul de Presles et dédiée au roi Charles V.
Après l'imprimerie moderne Traductions du 1476, Nouveau Testament. Traduit de la Vulgate et imprimé par Guillaume Le Roy..
Traductions du 1530, la Bible d'Anvers (ou ), par Jacques Lefèvre d'Étaples (Nouveau Testament en 1523, Ancien Testament en 1528), à partir de la Vulgate. Réimprimée en 1534 en 1541, mais prohibée par Charles Quint, en 1546. 1535, la Bible d'Olivétan (à Neuchâtel) : première traduction réalisée à partir des textes originaux en hébreu et en grec. Pierre Robert, dit Olivétan, est probablement un cousin de Jean Calvin, qui préface en latin l'ouvrage. La traduction est accompagnée de nombreuses notes d'érudition. Olivétan introduit le mot Éternel pour rendre le tétragramme. 1543, Cinquante psaumes avec mélodies, par Clément Marot. 1550, Bible de Louvain (révisée en 1572), version remaniée de celle d'Anvers (faite à partir de la Vulgate) — qui avait été interdite en 1546—, par Nicolas de Leuze, assisté de François de Larben, sous la responsabilité de Pierre de Corte., avec quelques emprunts à celle de Neuchâtel.. 1555, Bible de Castellion (d'abord en latin, en 1551), à partir de l'hébreu et du grec. Rééditée en 2005 par Bayard. 1562 ou 1588, la Bible de Genève : révision de la Bible d'Olivétan (faite à partir des textes hébreux et grecs) par Calvin. Réédition de 1588 révisée par Théodore de Bèze et Corneille Bertram. 1566, Bible de René Benoît, publiée à Paris, mais interdite car accusée de tendances calvinistes. 1578, Bible dite de Louvain, mais parue à Anvers ; elle est différente de la première Bible de Louvain et s'inspire de la traduction de René Benoît ; elle est diffuse fortement à la fin du XVIème et tout au long du XVIIème siècle.
Traduction du
1643, La Sainte Bible de Jacques Corbin, traduction d'après la Vulgate, condamnée par la Sorbonne, malgré le patronage de Louis XIII. 1644, La Sainte Bible de Jean Diodati, traduite de la version italienne du même, faite à partir de l'hébreu et du grec, et imprimée à Genève. 1649, Le Nouveau Testament de Michel de Marolles, abbé de Villeloin, sur la traduction latine d'Érasme. 1662, La Sainte Bible traduite de la Vulgate et annotée par l'abbé de Marolles. Seuls la Genèse, l'Exode et une partie du Lévitique ont été imprimés, l'édition ayant été interrompue sur ordre du chancelier Pierre Séguier parce que certaines notes reprenaient les théories d'Isaac La Peyrère sur les préadamites. 1666 à 1670, Nouveau Testament du père Denis Amelote, membre de la congrégation de l'Oratoire ; traduction depuis la Vulgate, effectuée à la demande de l'Assemblée Générale du Clergé de France de 1655. 1667, Nouveau Testament d'Antoine et Louis-Isaac Lemaître de Sacy ; les différences sont décrites dans d'abondantes notes marginales. Imprimé à Amsterdam sous le pseudonyme de « Gaspard Migeot, libraire à Mons ».. 1668, Le Nouveau Testament d'Antoine Godeau, évêque de Vence . 1669, édition importante de la Bible de Genève, (faite à partir des textes hébreux et grecs) révisée par Samuel des Marets et son fils Henri des Marets, imprimée à Amsterdam. Cet énorme in-folio () de 1680 pages avec de nombreuses annotations, comportant des cartes du Paradis terrestre, de l'exode des Israélites, du voyage des apôtres et de la Palestine, est « un monument de la typographie, une curiosité et une rareté bibliographiques ».. De 1657 à 1696, La Sainte Bible, traduction effectuée à l'abbaye de Port-Royal de Paris (abbaye janséniste). Blaise Pascal, Robert Arnauld d'Andilly, Pierre Nicole, Pierre Thomas du Fossé ont participé, sous la férule du maître d'œuvre Louis-Isaac Lemaître de Sacy, à cette traduction de la Bible, traduction dite de Port-Royal (voir Logique de Port-Royal pour l'influence sur la syntaxe et la grammaire de la langue française). 1696, Nouveau Testament de David Martin, exilé aux Pays-Bas à la suite de la révocation de l'édit de Nantes.. De 1697 à 1703, Le Nouveau Testament traduit par le père Bouhours, aidé par les jésuites Le Tellier et Besnie, une autre version d'opposition à la version de Sacy.
Traductions du 1701-1706, Commentaire littéral sur tous les livres de la Bible, par Louis de Carrières, oratorien, en 24 volumes in-12°, puis 1750 en 6 volumes in-4°. 1702, Nouveau Testament de Richard Simon, oratorien. 1707, La Sainte Bible de David Martin : révision de la Bible de Genève (faite à partir des textes hébreux et grecs) accompagnée de notes, imprimée à Amsterdam. Plusieurs rééditions entre 1712 et 1742. 1724, Révision par Jean-Frédéric Ostervald de la Bible de Genève, imprimée à Amsterdam. Première édition sans Apocryphes ; la cinquième et ultime édition de 1777 les contient. 1738-1743, Bible de Vence de Henri-François de Vence , publiée à Nancy en 22 volumes in-12°, reprend et augmente le Commentaire littéral de Louis de Carrières. 1707-1726, La Sainte Bible d’Augustin Calmet, dite Bible d'Avignon, reprend, corrige et augmente le Commentaire littéral sur tous les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament de Louis de Carrières ; 1707 : la Genèse, 1726 : l'Apocalypse. 1736, Révision de l'édition de Martin de la Bible de Genève par le pasteur Pierre Roques, imprimée à Bâle.
Traductions du 1820‑1824, Sainte Bible (traduction nouvelle), par Antoine Eugène Genoud (dit l'abbé de Genoude), Paris, Imprimerie royale. 1831‑1851, La Bible, Traduction Nouvelle par Samuel Cahen : Bible juive, édition bilingue hébreu et français. 1842, L'Ancien et le Nouveau Testament avec une traduction française en forme de paraphrase, par le R. P. de Carrières, et les commentaires de Ménochius, de la Compagnie de Jésus. 1843, Sainte Bible de Jean-Jacques Bourassé et Pierre-Désiré Janvier., appelée aussi Bible de Tours traduite à partir de la Vulgate. Éditée en 1866 en version de luxe illustrée par Gustave Doré, rééditée en 1985 chez Jean de Bonnot. 1846, Traduction des Évangiles par Félicité Robert de Lamennais. 1855, Révision de la version de 1744 de David Martin de la Bible de Genève. 1859, La Sainte Bible de John Nelson Darby, à partir du grec et de l'hébreu, intégrant des manuscrits redécouvertsBible Darby, édition 1980, Éditions et publications chrétiennes, préface de 1896, page VI. Darby a également traduit la Bible en anglais et en allemand.. 1860, Pentateuque, traduction depuis l'hébreu par le rabbin Eléazar (nom de naissance Lazare Wogue). 1865, L'Ancien Testament par Pierre Giguet : traduction d'après le texte grec de la Septante, tomes 1 et 2. Les tomes 3 et 4 parurent en 1872. Il faudra attendre 1979 (les Psaumes, par le père Placide), puis 1986 (le livre de la Genèse, dans la collection La Bible d'Alexandrie) pour que paraissent de nouvelles traductions de la Septante. 1866, Ancien Testament par Henri-Auguste Perret-Gentil et Eugène Arnaud, en 2 vol., d'après les textes hébreux et grecs. 1872, le Nouveau Testament de Hugues Oltramare .. 1873, La Sainte Bible par Jean-Baptiste Glaire, commentaires de Fulcran Vigouroux, traduction de la Vulgate. 1874, L'Ancien Testament de Louis Segond, d'après les textes hébreux et grecs. 1876, Traduction nouvelle avec Notes et Commentaires par Édouard Reuss, traduction des textes hébreux et grecs inspirée des méthodes exégétiques allemandes, en 17 volumes, plus un volume de tables générales. La publication s'échelonna de 1876 à 1881. 1877, Le Nouveau Testament selon la Vulgate : traduit en français avec des notes par l'abbé Jean Baptiste Glaire, P. Didot. 1880, Le Nouveau Testament et La Bible de Louis Segond d'après les textes hébreux, araméens et grecs. Elle a été (et continue d'être) la plus largement utilisée par les protestants francophones. 1881, Sainte Bible d'Antoine Arnauld à partir de la Vulgate destinée aux séminaristes. 1885, Ancien Testament de John Nelson Darby, avec le souci de rendre la langue originale le plus littéralement possibleBible Darby, édition 1980, Éditions et publications chrétiennes, préface de 1896, pages V et VI.. 1886‑1896, Bible rationaliste par Eugène Ledrain : d'après les textes hébreux et grecs, Paris. 1887, Les Saints Évangiles, traduction nouvelle : par Henri Lasserre. Revêtue de l'imprimatur. 1888-1895, La Sainte Bible Commentée d'après la Vulgate et les textes originaux par l'abbé Louis-Claude Fillion. 1889-1906 : La Sainte Bible avec commentaire, d'après dom Calmet, par l'abbé J.-A. Petit, éd. Arras : Sueur-Charruey. En 17 tomes. 1900, La Bible annotée : traduction et commentaire de l'Ancien Testament ; ouvrage collectif par une équipe de théologiens de Neuchâtel, sous la direction de Frédéric Godet (traduction de Félix Bovet).
Traductions du 1902, La Bible du Rabbinat de Zadoc Kahn : avec de nombreux collaborateurs. Éditée en bilingue hébreu–français. 1904, La Bible du chanoine Augustin Crampon faite à partir des textes hébreux, araméens et grecs. . 1910, Version synodale de la Société biblique française 1910, La Sainte Bible, actuellement considérée comme la Bible Segond, en fait une révision, réalisée après la mort de Louis Segond, de la version de 1880. 1918, La Bible du Centenaire : sous la direction d'Alfred Lods et de Maurice Goguel, elle fête le centenaire de la Société biblique. 1950, La Bible de Maredsous, par les moines bénédictins de l'abbaye de Maredsous, éd. Zech, Braine-le-Comte. Cette première traduction catholique moderne de la Bible, par le père Georges Passelecq (initialement appelé père Paul), sera rééditée par Brepols en 1968 et 1977 avec la collaboration de l'abbaye de Hautecombe. Une nouvelle édition sous le titre de Bible Pastorale est parue chez Brepols en 1997. Depuis 2014, elle est aussi éditée par Éditions Fidélité comme Bible de Maredsous. 1950, La Bible Amiot-Tamisier, avec la traduction à partir des textes originaux de l'Ancien Testament par Robert Tamisier, professeur au grand séminaire de Rodez et celle du Nouveau Testament et notes de François Amiot professeur au séminaire de Saint-Sulpice, illustrée par Edy Legrand. Elle est éditée par Maurice Robert pour le Club du Livre à Marseille et le Club Bibliophile de France, en quatre volumes, ainsi qu'en deux volumes en 1953. Elle est reprise dans des éditions pour la jeunesse. Elle a droit à une révision en 1972, sous le titre Votre Bible. 1951, La Bible Liénart : nouvelle édition de La Sainte Bible, publiée sous le patronage de la Ligue Catholique de l'Évangile et la direction du cardinal Liénart. 1952, nouvelle édition de La Bible du chanoine Augustin Crampon. Révision de l'Ancien Testament par J. Bonsirven, S. J. La traduction du Nouveau Testament a été retraduite par le chanoine Alphonse Tricot. 1953, Le Nouveau Testament par le chanoine Émile Osty et Joseph Trinquet. (Éditions Siloë, Paris), nouvelle édition revue corrigée et augmentée.