Julien Hapiot est un militant communiste et résistant français, né le à Gauchin-Légal (Pas-de-Calais) et fusillé à Arras le .
Biographie thumb|right|La fosse 5 - 5 bis pendant la Grande Guerre. Enfant abandonné, Julien Hapiot est placé dans un orphelinat d’Arras. Adopté par une famille de Grenay, il habite avec ses parents et ses frères adoptifs, Augustin et Simon, à la cité du Maroc de cette commune minière. Après avoir étudié à l’école de la cité , où il obtient son certificat d’études, il devient mineur de fond à la fosse 5 - 5 bis de la Compagnie des mines de Béthune à Loos-en-GohelleHervé Poly, « Julien Hapiot, l'historique », sur www.hervepolypcf62.com, ..
Il adhère immédiatement aux Jeunesses communistes et à la CGTU..
Il s'engage en 1936 dans les Brigades internationales en Espagne, où il est nommé lieutenant de la brigade « La Marseillaise ». Grièvement blessé, à cause d’une balle dans le poumon., il revient dans le Pas-de-Calais en 1938. L'année suivante, il est l'un des dirigeants clandestins des Jeunesses communistes du Pas-de-Calais puis devient le secrétaire général des Jeunesses communistes de France..
Fin 1940, il exerce des responsabilités au sein du Parti communiste clandestin pour le Pas-de-Calais. Il est chargé notamment de l’organisation militaire. Avec ses compagnons, Charles Debarge et Ignace Humblot, il met sur pied l’Organisation spéciale (OS) dans le département.
Après l'attaque des véhicules allemands de Vimy, incendiés en , il mène une vie d’homme traqué et codirige, avec René Camphin, le Parti communiste clandestin dans le Pas-de-Calais, chargé plus particulièrement de l’organisation militaire. Il confie à Léon Gallot des missions de récupération d’armes, notamment après le vol de dynamite à la de la Compagnie des mines de Béthune, située à AnnequinJean-Pierre Besse, Alain Petit « GALLOT Léon. Pseudonyme dans la clandestinité : « Maxime », sur Le Maitron..
Julien Hapiot est à l'origine, avec Michel Brulé, Auguste Lecœur et des résistants communistes polonais, de l'importante grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais qui dure du au .
Il est arrêté en 1943 à Blois, interné à la prison de la Santé à Paris, où il est torturé, puis ramené dans le Nord de la France. Le , il est fusillé à la citadelle d'Arras. , écrit-il avant de mourir.
Hommage Une plaque en hommage à Julien Hapiot est apposée dans une rue de sa ville natale, Gauchin-Légal, en par une cinquantaine de personnes issues d’associations patriotiques, du Parti communiste français et de la Confédération générale du travail..
L'année suivante, une autre plaque le met à nouveau à l’honneur, cette fois dans les municipalités de Bully-les-Mines et Grenay. Les deux villes où il avait vécu et travaillé ont organisé une manifestation en mémoire de ce militant des Francs-tireurs et partisans (FTP).. Une rue a pris son nom près de la gare de Grenay et la section PCF de la ville a fait de même. Bruno Brix, l'employé de la mairie de Grenay responsable du cimetière, assure entretenir sa tombe à ses propres frais..
Références
Bibliographie Albert Ouzoulias, Les Bataillons de la Jeunesse, Les Éditions sociales, 1971
Annexes Articles connexes Michel Brulé Paul Camphin Charles Debarge
Liens externes
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