André Chaumeix, né le La date de naissance portée sur sa tombe (visible sur cette photographie) est le 6 juin. Le site de l’Académie française donne cependant le 7 juin. à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)Selon son acte de naissance (registre des naissances de 1874, cote 6 E 113 296, vue 85 sur 112, lire en ligne) et la table décennale (cote 7 E 113 8, (lire en ligne). Certains sites indiquent Chamalières comme lieu de naissance (par exemple le catalogue de la BnF). et mort le à Paris, est un journaliste et critique littéraire français, membre de l'Académie française.

Enfance et études Fils d'Alexandre Chaumeix et de Solange Fargeix, Henri Jean André Chaumeix fait ses études secondaires au lycée Henri-IV avant d'entrer à l’École normale supérieure en 1895. Il obtient une licence en droit et l'agrégation de lettres (1898) et passe deux années à l’École française de Rome.

Carrière journalistique Il entre en 1900 au Journal des débats, dont il devient rédacteur en chef en 1905.

Il collabore ensuite à des journaux tels que la Gazette des beaux-arts, Le Gaulois, où il est chargé de la rubrique littéraire, la Revue de Paris, qu’il dirige à partir de 1920, Le Figaro, dont il est rédacteur en chef de 1926 à 1930, la Revue des Deux Mondes, où il tient la rubrique littéraire avant d’en prendre la direction en 1937.

Académie française et collaboration Il est élu membre de l'Académie française le au fauteuil de Georges Clemenceau. Il y acquiert une grande influence, faisant et défaisant les électionsMaurice Blanchot, lettre à Roger Laporte en date du 22 décembre 1984, in Jean-Luc Nancy, Maurice Blanchot, Passion politique, Galilée, 2011..

En 1933, il est chargé de recevoir sous la coupole l'écrivain François Mauriac, dont il apprécie peu le talent. Il prononce à cette occasion un discours d'anthologie émaillé de spirituelles perfidies, persiflant par exemple : .

À l'avènement du régime de Vichy en 1940, André Chaumeix, avec la majorité des académiciens, devient un partisan du Maréchal Pétain et de la collaboration d'État.. Il écrit en 1941 dans la Revue des deux mondes un article programmatique en faveur de la Révolution nationale. : . Il cautionne en termes choisis la toute nouvelle politique de collaboration annoncée à Montoire : , ..

Dans la presse maurrasienne, il écrit ensuite pour contribuer à l'œuvre de « rénovation nationale » en maintenant le pur style français., pour stigmatiser la démocratie, « régime de la facilité », avec des accents monarchistes., et les écrivains des Lumières et les romantiques qui se sont mêlés au débat politique.. Dans ces écrits mêlant considérations littéraires et politiques, il cite fréquemment MaurrasAprès avoir cité Maurras dans son article du 11 août 1943, il conclut par ces mots : ..

Selon Philipponnat et Lienhardt, il serait peut-être l'un des modèles du personnage de l'écrivain opportuniste Gabriel Corte dans le roman Suite française d'Irène Némirovsky..

Il meurt le , le même jour que Paul Claudel, également membre de l'Académie française. Il est inhumé au cimetière de Passy auprès de son épouse décédée en 1953.

Il est mort quelques mois après son épouse Marcelle Pellet (1879-1954), fille de Marcellin Pellet, morte le 2 octobre 1954

Ouvrages

Décorations (1935). ..

Notes et références Note

Références

Voir aussi

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