L'équipe de France féminine de handball représente la Fédération française de handball dans les trois compétitions internationales majeures : les Jeux olympiques, le Championnat du monde et le Championnat d'Europe, qu'elle a par ailleurs toutes remportées.

Avec le même entraîneur, Olivier Krumbholz, cette sélection remporte à partir de 1999 quinze médailles dans les grands événements internationaux, dont trois titres mondiaux en sept finales (2003, 2017 et 2023), un titre européen (2018) et un titre olympique en 2021 accompagné de deux médailles d'argent en 2016 et 2024.

Sébastien Gardillou en est le sélectionneur depuis septembre 2024 après avoir été l'adjoint d'Olivier Krumbholz pendant 8 ans.

Histoire Les débuts difficiles Pour sa première compétition internationale, l'équipe de France est éliminée en déclarant forfait contre la Norvège en barrage de la zone Europe qualificatif pour le Championnat du monde 1973 en Yougoslavie.

Les Bleues sont largement battues et éliminées par la Hongrie en barrage de la zone Europe qualificatif pour le Championnat du monde 1975 en URSS et pour les Jeux olympiques d'été de 1976 à Montréal (Canada).

L'équipe de France progresse et termine à la au Championnat du monde B 1977 en RFA, mais ce résultat ne lui permet pas de se qualifier pour le Championnat du monde 1978 en Tchécoslovaquie et pour les Jeux olympiques d'été de 1980 à Moscou (URSS).

Au Championnat du monde B 1981 au Danemark, l'équipe de France termine à la dixième place et ne se qualifie pas pour le Championnat du monde 1982 en Hongrie.

Les Bleues déclarent forfait au Championnat du monde B 1983 en Pologne et sont éliminées de la course à la qualification pour les Jeux olympiques d'été de 1984 à Los Angeles aux États-Unis d'Amérique.

L'équipe de France réussit son premier coup d'éclat en terminant à la au Championnat du monde B 1985 en RFA après une victoire acquise dans les dernières secondes (22-21) contre la Bulgarie ; elle se qualifie ainsi pour la première fois à un Championnat du monde.

Lors du Championnat du monde 1986 aux Pays-Bas, elle finit à la quatrième et dernière place de la poule D au tour préliminaire (trois défaites) et se classe finalement à la quinzième place de cette compétition, synonyme de relégation en Championnat du monde B.

Les Bleues se manquent complètement lors du Championnat du monde B 1987 en Bulgarie qualificatif pour les Jeux olympiques d'été de 1988 à Séoul (Corée du Sud) en terminant à la douzième place et se retrouvent reléguées à l'étage inférieur en Championnat du monde C.

Lors du Championnat du monde C 1988 organisé en France, l'équipe de France réalise une bonne prestation puisqu'elle n'est battue en finale que d'un but (18-19) par la Suède, ce qui lui permet de remonter au niveau supérieur (Championnat du monde B).

Au Championnat du monde B 1989 au Danemark, comme quatre ans plus tôt, les Bleues jouent le match pour la neuvième place : tandis que le vainqueur obtient sa qualification pour le Championnat du monde 1990 en Corée du Sud, le vaincu est relégué en championnat du monde C. Dans un match très disputé face à la Tchécoslovaquie, vice-championne du monde en 1986, les Françaises s’imposent 5 à 4 à l’issue des tirs au but, les deux équipes n’ayant pu se départager à l’issue de deux prolongations (20-20, 23-23, 25-25).

Au Championnat du monde 1990 en Corée du Sud, l'équipe de France termine à la et dernière place de la poule A du tour préliminaire (trois défaites). Cette ne lui permet pas de se qualifier pour les Jeux olympiques d'été de 1992 à Barcelone (Espagne).

Lors du Championnat du monde B 1992 en Lituanie, les Bleues sont décevantes en terminant à la et ne parviennent pas à se qualifier pour le Championnat du monde 1993 en Norvège. L'équipe de France finit ensuite à la de son groupe de qualification pour le Championnat d'Europe 1994 en Allemagne et voit une occasion manquée de s’aguerrir lors de cette nouvelle compétition continentale. En conséquence de cette élimination, les Bleues ne participent pas non plus au Championnat du monde 1995 en Autriche et en Hongrie ni aux Jeux olympiques d'été de 1996 à Atlanta (États-Unis).

Pendant ces trois années, les Bleues vont se structurer et se préparer sous la direction de la sélectionneuse nationale Carole Martin dans le but d'atteindre le haut niveau mondial et de participer régulièrement aux grandes compétitions internationales. L'équipe de France échoue cependant une nouvelle fois en terminant à la et dernière place de son groupe de qualification pour le Championnat d'Europe 1996 au Danemark. Les Bleues ne se découragent pas et lors de la campagne suivante, elles parviennent à se qualifier pour le Championnat du monde 1997 en Allemagne en terminant de leur groupe de qualification devant l'Ukraine. Lors de cette compétition, les Bleues se qualifient pour la phase finale après deux courtes défaites encourageantes pour l'avenir contre la Croatie et la Norvège et trois victoires face aux modestes équipes de Biélorussie, du Canada et d'Ouzbékistan. Après une lourde défaite contre la Pologne en huitième de finale (20-30), les Bleues terminent ce Championnat du monde 1997 à la .

Les premier résultats dans la foulée de l'arrivée d'Olivier Krumbholz Les joueuses de l'équipe de France souhaitent alors un changement d'encadrement afin d'améliorer les méthodes d'entraînement et de préparation dans le but d'atteindre le très haut niveau international. La FFHB valide la demande des joueuses de l'équipe de France et décide d'écarter la sélectionneuse Carole Martin au profit d'Olivier Krumbholz. Cet ancien international avait auparavant entraîné l'ASPTT Metz pendant neuf ans (1986-1995) et avait amené le club au plus haut sommet du handball féminin français. Il était également depuis 1992 entraîneur de l'équipe de France féminine junior.

Le nouveau sélectionneur prend sa fonction en et joue ses premiers matchs officiels de février à mai 1998 lors des matchs de qualification pour le Championnat d'Europe. Malgré un niveau de jeu plus abouti et une défense plus efficace, l'équipe de France termine troisième de son groupe derrière la Norvège et l'Espagne et devant la Lituanie (trois victoires et trois défaites).

Toutefois, le changement apporté par le nouveau sélectionneur porte rapidement ses fruits avec un changement dans les mentalités des Bleues qui leur permet de prendre confiance en elles et de se sentir capables de rivaliser avec les meilleures nations mondiales du handball féminin. Lors des qualifications pour le Championnat du monde 1999 au Danemark et en Norvège, les Bleues écartent l'Ukraine et la Turquie (trois victoires et un match nul en Ukraine). Pour sa première compétition internationale sous les ordres d'Olivier Krumbholz, l'équipe de France termine deuxième de sa poule du tour préliminaire (quatre victoires et une défaite) et prend facilement sa revanche sur la Pologne en huitième de finale (28-21). Elle affronte en quart de finale, le Danemark qui n'est autre que le dernier champion olympique, le tenant du titre mondial et le dernier finaliste européen. Et pourtant les Bleues déjouent tous les pronostics et s'imposent dans la douleur après prolongations (19-17). En demi-finale, dans un match à nouveau très serré, les Françaises s'imposent 18 à 17 face à la Roumanie et sont désormais certaines de remporter leur première médaille internationale. La Norvège, championne d'Europe en titre et pays hôte, est l'adversaire de cette finale retransmise sur France Télévisions, ce qui permet de faire découvrir au grand public une courageuse et valeureuse équipe de France qui échoue d'un but dans la quête de l'or mondial après une rencontre à suspense et deux prolongations insoutenables (18-18, 21-21, 24-25).

2000 à 2013 : des médailles et des échecs Cette octroie à l'équipe de France, le droit de participer aux Jeux olympiques d'été de 2000 à Sydney (Australie). C'est la première participation de l'équipe de France féminine aux Jeux olympiques d'été où les Bleues font bonne figure et terminent troisièmes de la poule A au tour préliminaire (deux victoires et deux défaites) et perdent de peu contre le futur champion olympique, le Danemark en quart de finale (26-28). L'équipe de France termine la compétition à la et prouve qu'elle fait bien partie de l'élite du handball féminin mondial. Cette compétition restera néanmoins le pire souvenir pour de nombreuses joueuses de l'équipe de France à cause de nombreux conflits internes.

L'équipe de France élimine la Slovénie lors des barrages de qualification pour le Championnat d'Europe 2000 en Roumanie où elle termine à la après une belle victoire sur la Norvège (23-19). Les Bleues confirment leur nouveau statut lors du Championnat du monde 2001 en Italie en finissant à la après une élimination honorable en quart de finale devant la Norvège (26-29).

Les Bleues remportent la médaille de bronze lors du Championnat d'Europe 2002 au Danemark face à la Russie (27-22) après une défaite logique contre la Norvège en demi-finale (16-21).

Avec l'expérience accumulée lors des compétitions internationales précédentes, les Bleues font partie des favorites pour le Championnat du monde 2003 en Croatie et terminent premières de la poule A au tour préliminaire (cinq victoires) puis encore premières de la poule 1 au tour principal (deux victoires et une défaite). L'équipe de France élimine difficilement l'Ukraine en demi-finale après prolongations (28-26 a.p.). La finale est bien mal engagée car la Hongrie mène de sept buts à seulement sept minutes de la fin de la rencontre; mais une défense haute orchestrée autour de Véronique Pecqueux-Rolland permet aux Bleues de revenir et d'égaliser sur un jet de sept mètres transformé par Leila Lejeune dans les dernières secondes du temps règlementaire après une grossière faute de la meilleure joueuse hongroise Anita Görbicz qui lui vaut l'exclusion définitive de la finale. L'équipe de France qui dispute une partie des prolongations en supériorité numérique, finit par remporter la rencontre (32-29 a.p.) et devient championne du monde pour la première fois de son histoire. Et le premier titre mondial pour une équipe de sport collectif féminin.

L'équipe de France échoue dans la quête d'une médaille olympique lors des Jeux olympiques d'été de 2004 à Athènes (Grèce) où elle est battue de justesse par la Corée du Sud en demi-finale (31-32) et par l'Ukraine lors de la petite finale pour la médaille de bronze (18-21). Cette compétition est également la dernière pour certaines championnes du monde 2003, dont Sandrine Mariot-Delerce et Nodjialem Myaro.

Le Championnat d'Europe 2004 en Hongrie où les Bleues terminent à la et le Championnat du monde 2005 en Russie où elles finissent à la sont deux compétitions considérées comme des fiascos pour l'équipe de France à cause d'une restructuration de son effectif et de problèmes générationnels liés à celle-ci.

Le retour des cadres comme Valérie Nicolas après une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche, de Véronique Pecqueux-Rolland qui a donné naissance à son premier enfant et de l'ancienne capitaine Stéphanie Cano qui avait mis sa carrière internationale en sommeil pour terminer ses études de kinésithérapeute, permet à l'équipe de France de se qualifier pour le Championnat d'Europe 2006 en Suède après avoir éliminé la Turquie lors d'un barrage aller-retour. Lors de cette compétition, les Bleues réalisent un bon parcours et remportent la médaille de bronze contre l'Allemagne (29-25) après une défaite logique contre la Norvège en demi-finale (24-28).