Dans la mythologie grecque, Poros, Porus ou Pore (en grec ancien ) est l'une des divinités allégoriques inventées par Platon. Il personnifie l'expédient.
Anthroponymie Attestations Platon le mentionne dans Le Banquet (passages 203 b et c) et le présente comme le fils de Métis (la sagesse) et le père d'Éros, conçu avec Pénia, personnification de la pauvreté. Fils de Métis, Poros est donc aussi le demi-frère d'Athéna.
Étymologie Πόρος, Póros, dérive de πόρος, póros, lequel possède plusieurs sens. : sens propre : passage, voie de communication (par eau ou par terre) : lit d'un fleuve (cours d'eau), lit de la mer (mer), détroit, pont, voie (chemin), conduit (passage). sens figuré (utilisé par Platon) : voie ou moyen pour arriver à un but, expédient, ressource.
Poros, père d'Éros Platon fait de Métis la mère de Poros, 203b et c.
La traduction de Gallimard (La Pléiade) ne donne pas le texte grec et se contente des traductions des noms propres, ce qui donne « Expédient » pour Poros, « Invention » pour Métis et « Pauvreté » pour Pénia). Les notes 169 et 170 expliquent le choix du traducteur .
En grec, un jeu de mots préside, dans la prose de Platon (Banquet, 203 b), à la conception d'Éros. Dominique Sels observe que ce jeu de mots s'exerce entre aporian et Porou. La phrase grecque décrit une Pénia sans ressources (dia tên autês aporian « en manque d'expédient, dans l'impasse ») qui jette son dévolu sur Poros (ek tou Porou « Expédient, Passage » ). Si l'on veut préserver le jeu de mots, cela donne : « en manque d'expédient, elle se jette sur Expédient » ou « dans l'impasse, elle se jette sur Passage »Dominique Sels, Les Mots de l’amour arrivent d’Athènes, éd. de la Chambre au Loup, p. 48..
Le mythe raconté par Aubigné
Théodore Agrippa d'Aubigné, dans les Stances du Printemps (XVII, 60-111) a raconté l'histoire de Poros et Pénia en s'inspirant de la traduction de Marsile Ficin par Guy Lefèvre de La Boderie (Discours de l’honneste amour sur la banquet de Platon, Paris, Jean Macé, 1578.)
Sur ce point arriva la pauvrette Penie, Qui durant le banquet prés de l’huis mandioit Des miettes du Ciel, et pour neant avoit Pour un chiche secours tant mandié sa vie. Elle voit sur les fleurs le beau Pore endormy, Elle change sa faim en desir de sa race, Elle approche, se couche et le serre et l’embrasse Tant qu’il l’eut pour amie et elle pour ami. De là naquit l’Amour, et la nature humaine Du conseil des grands Dieux conceut l’autre Androgeine (vv. 71-80)
Annexes
Bibliographie
Articles connexes
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Notes et références Notes
Références
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