Buzançais est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Indre, la Cité, la Grosse Planche, le Beuvrier, le ruisseau de Gravet et divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de trois sites Natura 2000 et six zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. La « Grande Brenne » est une zone spéciale de conservation abritant une mosaïque d’habitats naturels et semi‑naturels d’intérêt communautaire d’importance régionale pour la faune et la flore. La « vallée de l'Indre » est une zone spéciale de conservation avec la présence de deux plantes protégées au niveau national. La « Brenne » abrite en période de reproduction des espèces caractéristiques de l'avifaune de plaine : Oedicnème criard, Perdrix grise, Caille des blés, passereaux, mais également les rapaces typiques de ce type de milieux (Busards cendré et Saint-Martin).
Buzançais est une commune rurale qui compte en . Elle est dans l'unité urbaine de Buzançais et fait partie de l'aire d'attraction de Châteauroux.
Le patrimoine architectural de la commune comprend quatre immeubles protégés au titre des monuments historiques. La chapelle Saint-Lazare, qui est un reste d'une léproserie fondée au et réunie au avec l'hôpital de la ville, est inscrite en 1995. Le pavillon des Ducs, construit à partir de 1533 par Philippe Chabot, comte de Buzançais , est inscrit partiellement en 1995. Le monument aux morts de la guerre de 1870 est inscrit en 2020 . La Chapelle aux Bobines, édifiée en 1859 et décorée de bobines par les ouvrières du textile, est inscrite en 1987.
Géographie Localisation
La commune est située dans le centre-ouest. du département de l'Indre.
Les communes limitrophes sont : Saint-Lactencin (), Argy (), La Chapelle-Orthemale (), Saint-Genou (), Sainte-Gemme (), Villegouin (), Villedieu-sur-Indre () et Vendœuvres ().
Les services préfectoraux sont situés à Châteauroux (), Le Blanc (), Issoudun () et La Châtre ().
Lieux-dits, hameaux et écarts Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : Heurtebise, la Croix Rouge, Habilly, Bonneau, la Paudière, Maisons Neuves, la Maison Bodier, Launay, Le Grand-Esnard, Le Petit-Esnard, Beauvais, La Châtonnière, Touche-Pasquier, Saint-Étienne et la Coudre..
Géologie et relief
Hydrographie Le territoire communal est arrosé par les rivières Indre et Cité.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pellevoisin à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Paysages Elle est située dans la région naturelle du Boischaut Nord.
Milieux naturels et biodiversité
Urbanisme Typologie Au , Buzançais est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de BuzançaisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châteauroux, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Zonages d'études La commune se situe dans l'unité urbaine de Buzançais, dans l’aire urbaine de Buzançais, dans la zone d’emploi de Châteauroux et dans le bassin de vie de Buzançais.
Occupation des sols
Logement Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements. de la commune :
Date du relevé 2013 2015 Nombre total de logements
Résidences principales 83,8 % 83,8 % Résidences secondaires 3,8 % 3,8 % Logements vacants 12,4 % 12,4 % Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 67,5 % 67,4 %
Planification de l'aménagement
Projets d'aménagement
Voies de communication et transports Voies de communication Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 1, 11, 63, 63D, 64, 64D, 112, 138, 926 et 943..
Transports La ligne de Joué-lès-Tours à Châteauroux passe par le territoire communal, une gare (Buzançais) desservait la commune. De plus, la ligne de Salbris au Blanc passait par le territoire communal, trois gares (Chaventon, Bonneau-Habilly et Buzançais) desservaient la commune. La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Châteauroux, à .
Buzançais est desservie par la ligne S du Réseau de mobilité interurbaine. et par la ligne 2.4 du réseau d'autocars TER Centre-Val de Loire..
L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre, à .
Énergie La commune possède un poste source sur son territoire..
Risques naturels et technologiques La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible..
Qualité de l'environnement
Risques majeurs Le territoire de la commune de Buzançais est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Cité et l'Indre. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999, 2014, 2015 et 2016, partie 1 - chapitre Risque inondation..
Pour anticiper une remontée des risques de feux de forêt et de végétation vers le nord de la France en lien avec le dérèglement climatique, les services de l’État en région Centre-Val de Loire (DREAL, DRAAF, DDT) avec les SDIS ont réalisé en 2021 un atlas régional du risque de feux de forêt, permettant d’améliorer la connaissance sur les massifs les plus exposés. La commune, étant pour partie dans les massifs de Brenne et d'Argy, est classée au niveau de risque 1, sur une échelle qui en comporte quatre (1 étant le niveau maximal)..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Buzançais. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain..
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 66,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (84,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 1627 sont en aléa moyen ou fort, soit 72 %, à comparer aux 86 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1992, 2006 et 2018 et par des mouvements de terrain en 1999.
Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
Toponymie Le nom de la commune apparaît dès 861 sous la forme Bosentiacas, puis Busenchiacum en 1025, Busentiacum au XIIe siècle, Busenchaicum en 1145, Busenciaco en 1163, Buzenciaco en 1248, Buzances en 1298, Busanceis en 1287, Buzancoys en 1327, Busancoys en 1511, Buzancoys en 1533, Buzanceyo en 1556, Busances en 1683, et Busansois en 1687.
L’origine du nom est discutée. Plusieurs hypothèses coexistent :
Il pourrait dériver du nom de personne gallo-romain Busentius, avec le suffixe -acum, désignant un domaine : « domaine de Busentius ». Une autre possibilité est le nom latin Byzantius (« byzantin »), devenu nom propre (Byzantius), avec le suffixe -acum : « domaine de Byzantius ». Enfin, A. Vincent évoquent un nom d'origine germanique Boso, avec un double suffixe -ent-iacus, bien que cette dernière hypothèse soit moins directement attestée.
Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 16 octobre (25 vendémiaire) 1793 (an II) invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour La Fraternité-sur-Indre..
Ses habitants sont appelés les Buzancéens..
Histoire Préhistoire Quelques structures mises au jour témoignent d’une occupation ancienne, entre l’âge du Bronze et La Tène Ancienne (au plus tard au avant notre ère). Le site est ensuite abandonné et mis en culture jusqu’aux premières installations médiévales. Antiquité Les principaux habitats du territoire durant l’Antiquité sont situés aux lieux-dits Saint-Étienne et Herbigny, où se sont maintenus les centres des principales paroisses jusqu’à la fin de la période moderne. Moyen Âge À partir de la seconde moitié du Xe siècle, les vestiges mobiliers et les structures archéologiques témoignent d’une importante occupation médiévale. La sépulture médiévale du passage du Marché, d’un guerrier de l’an mil, a été découverte à l'occasion du diagnostic d’archéologie préventive réalisé par l'INRAP dans le cadre de l'opération cœur de ville en 2019.