est une ancienne commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire. Le , elle fusionne avec sa voisine Saint-Martin-de-Lamps, au sein de la commune nouvelle de Levroux.
Géographie Localisation La commune est située dans le nord du département, dans la région naturelle de la Champagne berrichonne.
Les communes limitrophesSite de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 septembre 2012. et chefs-lieux sont : Moulins-sur-Céphons (), Bretagne (), Francillon (), Bouges-le-Château (), Villegongis (), Brion (), Vineuil (), Châteauroux (), Issoudun (), La Châtre () et Le Blanc ().
Hameaux et lieux-dits Les hameauxSite du Géoportail : Levroux, consulté le 15 décembre 2013. et lieux-dits de la commune sont : la Boutelaie, les Boiseries, la Maison Blanche, la Gaité, le Méez et Bellevue.
Géologie et relief La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faibleSite de la prévention du risque sismique : Didacticiel de la règlementation parasismique : Indre, consulté le 30 juillet 2016..
Hydrographie sources des rivières Céphons et Trégonce.
Climat
Le mercredi vers , une tornade. a provoqué de gros dégâts (toiture arrachées, vitres brisées, arbres emportés) dans la commune.
Voies de communication et transports La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Châteauroux à .
La commune est desservie par les lignes A et S du réseau L'Aile BleueSite du conseil départemental de l'Indre : Les horaires de l’Aile Bleue, consulté le 7 mars 2016..
L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre à .
Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays de Valençay.
Réseau électrique La commune possède un poste source. sur son territoire.
Urbanisme Logement Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logementsSite de l'Insee : Levroux, consulté le 6 septembre 2016. de la commune :
Date du relevé 2013 Nombre total de logements 1 609 Résidences principales 80,8 % Résidences secondaires 5,1 % Logements vacants 14,1 % Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 68,2 %
Toponymie Pour suivre un décret de la Convention (An II), la commune avait changé de nom pour La Fontaine.. Au cours de la Révolution française, elle porta le nom de Richelaine.
Ses habitants sont appelés les Levrousains..
Histoire Antiquité Deux sites témoignent de l'occupation humaine aux époques celtique et gallo-romaine : la colline des Tours, oppidum celtique circulaire du , situé au nord de la ville, et le quartier des ArènesOlivier Buchsenschutz, Anne Colin, Gérard Firmin, Brigitte Fischer, Jean-Paul Guillaumet, Sophie Krausz, Marc Levéry, Philippe Marinval, Laure Orellana, Alain Pierret, Le Village celtique des Arènes à Levroux. Synthèses, Levroux, FERAC - ADEL, 2000 = Revue archéologique du Centre de la France, supplément 19, 333 p. , au sud, où l'on a retrouvé les traces d'ateliers métallurgiques du et d' un théâtre gallo-romainOlivier Buchsenschutz, « L'Âge du fer à Levroux » (Indre), Dossiers d'archéologie, , mars-avril 2008, ..
Moyen Âge Levroux succède à une agglomération gallo-romaine. Deux châteaux y sont construits : le premier au au milieu du bourg ; le second est mieux placé sur une colline ; avec les étangs et des fossés, il complète le dispositif défensif qui protège collégiale, granges, fours, pressoirsArchives départementales de l’Indre, Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l’Indre, 2009, p. 52.. Le mur d’enceinte du bourg, symbole de ses privilèges communaux, ne faisait cependant que d’épaisseur et de hautBerry médiéval, , p. 57..
Familles seigneuriales Comme Brion et Bouges, Levroux relève au départ des princes de Déols, fondateurs et seigneurs de Châteauroux, connus depuis le puis fondus dans les Chauvigny. André (II) de Chauvigny, fils cadet d'André I et Denise de Déols, reçoit Levroux de son frère aîné Guillaume I de Châteauroux en 1218. Sa descendante Blanche de Chauvigny, fille de Philippe I de Chauvigny-Levroux, apporte Levroux à son mari Guy II Le Bouteiller de Senlis seigneur d'Ermenonville (branche cadette issue de Raoul I sire de Luzarches et d'Ermenonville, frère cadet des sires de Chantilly Guy V et Guillaume II Le Bouteiller de Senlis dans la première moitié du ), et à leur fils Guy III de Senlis d'Ermenonville. La fille de Guy III, Blanche de Senlis, dame de Levroux, épouse en deuxièmes noces Imbaud du Peschin (famille bourbonnaise). Leur fils Louis du Peschin, sire de Levroux, épouse Iseult de Sully-Beaujeu, aussi descendante des Chauvigny-Châteauroux puisqu'elle était l'arrière-petite-fille de Guillaume III, seigneur de Châteauroux.
Jacquette du Peschin, dame de Levroux, fille de Louis et d'Iseult de Sully, épouse Bertrand V de La Tour- Bertrand I comme comte d'Auvergne et de BoulogneBertrand V-I était le fils de Bertrand IV de La Tour et de la comtesse Marie, fille de Godefroy de Montgascon et petite-fille du comte Robert VII. Godefroy et Blanche Le Bouteiller de Senlis avaient été mariés, en troisièmes noces pour les deux, sans postérité., et leur arrière-petite-fille, la comtesse d'Auvergne Madeleine, épouse Laurent II de Médicis duc d'Urbino : ils sont les parents de la reine Catherine de Médicis, comtesse d'Auvergne et dame de Levroux. Catherine cède en 1581 sa baronnie de Levroux à Alphonsine Strozzi dame de Bressuire, petite-fille de son cousin germain le maréchal Piero Strozzi et femme de Scipione Fieschi (Scipion de Fiesque). Leur fils François de Fiesque (1586-1621) se marie avec Anne Le Veneur de Tillières, dame de Brion (lointaine descendante des Déols-Châteauroux, dont elle tenait Brion) ; leur fils Charles-Léon de Fiesque n'a lui-même qu'un fils, Jean-Louis-Marie de Fiesque, mort sans postérité en 1708. Levroux passe alors à son cousin germain Alexandre-Charles de Bréauté (fils de Pierre de Bréauté et Marie de Fiesque, sœur de Charles-Léon), déjà seigneur de Brion, lui-même sans postérité.
Levroux et Brion échoient alors à un petit-cousin d'Alexandre-Charles de Bréauté, Antoine-François marquis de Longaunay, né en 1664, gouverneur de Carentan, sans parenté avec les Déols-Châteauroux (il était le petit-fils de Suzanne de Bréauté, la sœur de Pierre de Bréauté et la belle-sœur de Marie de Fiesque). Les Longaunay de Dampierre gardent Brion et Levroux au long du .
De la fin du Moyen Âge à la Révolution La ville de Levroux est touchée par la crise démographique de l’élection d’Issoudun au début du , puisqu’elle passe de 421 feux en 1709 à 397 en 1726Olivier Zeller, « Changement agraire et récession démographique : la première enquête Orry (1730). L'exemple de l'élection d'Issoudun », Annales de démographie historique 2/2007 (n° 114), p. 168.. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 (qui tua beaucoup par dysenterie)Zeller, , p. 145 et 153..
Levroux a été longtemps, avec Graulhet, l'un des centres français de la pelleterie, particulièrement du parchemin ; depuis le début du la production n'a cependant jamais cessé de décroître et le dernier artisan parcheminier a cessé son activité en 2004. La production est désormais exclusivement industrielle.
En 1861, la commune de Saint-Phallier lui est rattachée.
Le , elle devient une commune déléguée à l'issue de la fusion avec sa voisine Saint-Martin-de-Lamps, au sein de la commune nouvelle de Levroux. Le , le conseil municipal décide la suppression de la commune déléguée.
Politique et administration Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Instances judiciaires et administratives La commune dispose des services suivants : un trésor publicSite de la préfecture de l'Indre : Direction Départementale des Finances Publiques, consulté le 25 août 2012. ; un bureau de posteSite de La Poste : Un bureau de poste, consulté le 22 août 2012. ; un office de tourismeSite de Berry Province, consulté le 5 février 2013. ; une police municipale ; une gendarmerieSite de Région de Gendarmerie du Centre : , consulté le 23 août 2012. ; un centre de secours ; un centre d'entretien et d'exploitation des routes du conseil départemental de l'IndreSite du conseil départemental de l'Indre : Avec le Département, des routes encore plus sûres !, consulté le 9 mars 2016..
Population et société Démographie
Enseignement La commune possède comme lieux d'enseignementsSite de l'académie d'Orléans-Tours : , consulté le 16 août 2012. : une école maternelle publique (Joseph Pêcherat), une école primaire privée (Clairefontaine), une école élémentaire publique (Joseph Pêcherat) et un collège public (Condorcet). Les lycées publics de secteurSite de l'académie d'Orléans-Tours : Tableau des secteurs de recrutement collèges et lycées, consulté le 20 août 2012. se trouvent à Châteauroux (lycée général Jean Giraudoux et lycée polyvalent Blaise Pascal).
Manifestations culturelles et festivités
Équipement culturel Musée du cuir et du parchemin : il retrace les différentes étapes de la production (sélection des peaux de chèvre, chevreau, agneau, qui sont ensuite plongées dans un bain de chaux et séchées à l'intérieur d'un cercle de bois) et expose des maquettes mettant en scène le parcheminier.
Santé La commune possède un hôpital localSite hopital.fr : Hôpital local (Levroux), consulté le 24 août 2012..
Sports Tennis Association Levrousaine Football Club Levrousain
Médias La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, L'Écho - La Marseillaise, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, France 3 Centre-Val de Loire, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.
Cultes Culte catholique
La commune de Levroux dépend de l'archidiocèse de Bourges, du doyenné du Boischaut NordSite de l'archidiocèse de Bourges : Doyenné du Boischaut Nord , consulté le 4 mai 2013. et de la paroisse de Levroux. Le lieu de culte est la collégiale Saint-Sylvain.
Économie Le premier employeur de la commune est l'hôpital public..
La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage ValençaySite de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014..
La culture de la lentille verte du BerrySite de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Lentilles vertes du Berry, consulté le 11 novembre 2014. est présente dans la commune.
L'activité de traitement des cuirs (mégisserie) d'implantation ancienne à Levroux a encore une certaine importance. Deux PME, Bodin-Joyeux (fondée en 1860, et rachetée en par Chanel) et Rousseau, emploient une centaine de personnes (deuxième secteur économique de la commune par le nombre d'emplois). Les cuirs sont destinés à la maroquinerie, l'industrie de l'habillement, la ganterie et les chaussures et sont exportés à .
Levroux, qui a donné son nom à des fromages réputés, garde du Moyen Âge une industrie originale, la fabrication du parchemin.
Culture locale et patrimoine Monuments et lieux touristiques Collégiale Saint-Sylvain () : on peut admirer le (probablement) plus ancien buffet d'orgue de France, abritant un instrument moderne mais d'esthétique et de composition de Jean-Loup Boisseau, . Monument aux morts. (1922) : il représente un « poilu » désarmé, la tête en appui sur sa paume et le regard tourné vers le sol, dans une attitude qui exprime toute une gamme de sentiments empreints de gravité. Le sculpteur Ernest Nivet, originaire de Levroux, s'est inspiré très visiblement pour cette œuvre du « Penseur » de Rodin. Porte de Champagne : datant de 1435-1506, elle est proche de la collégiale Saint-Sylvain et les superbes ruines des tours de Levroux qui se dressent au-dessus de la ville depuis le Moyen Âge rappellent avec majesté l'empreinte féodale de la ville, .