est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Fosse Noire, le Moury, le Rossignol, l'Yoson et divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional de la Brenne, la commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux sites Natura 2000 et quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. La « Grande Brenne » est une zone spéciale de conservation abritant une mosaïque d’habitats naturels et semi‑naturels d’intérêt communautaire d’importance régionale pour la faune et la flore. La « Brenne », protégée au titre de la directive Oiseaux, abrite en période de reproduction des espèces caractéristiques de l'avifaune de plaine : Oedicnème criard, Perdrix grise, Caille des blés, passereaux, mais également les rapaces typiques de ce type de milieux (Busards cendré et Saint-Martin).
Méobecq est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1891. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Châteauroux.
Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : l'abbatiale Saint-Pierre, construite aux , classée en 1840 (église abbatiale) puis inscrite en 1994 (maisons correspondant à l'entrée et aux logis des officiers claustraux).
Géographie Localisation La commune est située dans le centre, consulté le 3 septembre 2018. du département, dans la région naturelle de la Brenne, au sein du parc naturel régional de la Brenne.
Les communes limitrophes sont : Neuillay-les-Bois (), Nuret-le-Ferron (), Vendœuvres () et Migné ().
Les communes chefs-lieux et préfectorales sont : Saint-Gaultier (), Châteauroux (), Le Blanc (), La Châtre () et Issoudun ().
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Hameaux et lieux-dits Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : les Caillonnets, le Tertre Mondon, le Cézal, le Moulin de Baratte, les Triboulets, la Brenne, les Berthonneaux, Péviot, Bordebure, Mirebeau, le Genêtière, Péviot, le Mez, les Boisbourdins, les Caillats, la Tuilerie, les Guerlets, les Caduats, les Clamarets, les Bruyères, consulté le 17 septembre 2018..
Géologie et hydrographie La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible, consulté le 3 septembre 2018..
Le territoire communal est arrosé par la rivière Yoson. Comme dans toute la Brenne, Méobecq a de nombreux étangs. Parmi les plus importants on peut citer : l'étang Clairaut, l'étang de Baillaly, l'étang de l'Egue Froide, l'étang des Gaudières et l'étang de Grand Epinay.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rosnay à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 11, 14, 21 et 27, consulté le 3 septembre 2018..
La gare ferroviaire la plus proche est la gare d'Argenton-sur-Creuse, à .
Méobecq est desservie par la ligne Q du Réseau de mobilité interurbaine, consulté le 2 septembre 2018..
L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre, à .
Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays de la Brenne.
Urbanisme Typologie Au , Méobecq est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châteauroux, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (57,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (33,6 %), prairies (32,5 %), zones agricoles hétérogènes (22,6 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (9,3 %), zones urbanisées (0,9 %), terres arables (0,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Logement Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logementsSite de l'Insee : Méobecq, consulté le 6 septembre 2016. de la commune :
Date du relevé 2013 Nombre total de logements 250 Résidences principales 67,9 % Résidences secondaires 16,4 % Logements vacants 15,6 % Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 75,4 %
Risques majeurs Le territoire de la commune de Méobecq est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Pour anticiper une remontée des risques de feux de forêt et de végétation vers le nord de la France en lien avec le dérèglement climatique, les services de l’État en région Centre-Val de Loire (DREAL, DRAAF, DDT) avec les SDIS ont réalisé en 2021 un atlas régional du risque de feux de forêt, permettant d’améliorer la connaissance sur les massifs les plus exposés. La commune, étant pour partie dans le massif de Brenne, est classée au niveau de risque 1, sur une échelle qui en comporte quatre (1 étant le niveau maximal)..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Méobecq. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 97 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (84,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 235 sont en aléa moyen ou fort, soit 95 %, à comparer aux 86 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2011 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme de Millebecco en 632 ; Sanctus Petrus Millebeccii en 1183 ; Millebeccenses monachi en 1121.
Peut-être du gaulois mello « colline », suivi d'un élément indéterminé. Il a sans doute été réinterprété en « mille becs ». Marcel Baudot suggère une formation en -acum, suffixe d'oigine gauloise de localisation et de propriété, qui a parfois abouti à la terminaison -ec(q), comme dans Ruffec, commune du même départementMarcel Baudot, « Géographie toponymique du suffixe gallo-romain -acum d’après les finales actuelles » in Revue internationale d'onomastique, 1953, 5-3, p. 165 (lire en ligne sur Persée) .
Ses habitants sont appelés les Méobécquois..
Histoire Moyen Âge Le monastèreSite de la commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs, consulté le 10 septembre 2012. de Méobecq est fondé par saint Cyran, sous le règne de Dagobert (628-658). Il choisit de se retirer du monde et de fonder une communauté en Brenne, sur les terres de Méobecq. À l’époque, le pays doit être un véritable désert, couvert de brandes et de marécages, infesté de moustiques à cause des eaux stagnantes. Il s'entoure de quelques disciples, tous animés d'une solide foi. Ils défrichent tout en poursuivant leur quête religieuse. Ils construisent un premier monastère constitué sans doute de cabanes rustiques en bois, trouvé sur place et couramment utilisé alors. Saint Cyran leur impose la règle de saint Benoît, avant de quitter le monastère pour fonder un autre établissement à Saint-Cyran-du-JambotArchives départementales de l’Indre, Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l’Indre, 2009, p. 18..
Au Moyen Âge, l’abbaye, dont l’abbé, seigneur temporel, exerce le droit de haute, moyenne et basse justice sur sa terre, est devenue puissante et riche. Au temporel, dans les paroisses de Méobecq et de Neuillay-les-Bois, elle possède des domaines, des moulins, une vingtaine d’étangs, deux mille arpents de bois et autant de boisselets de brandes. Les revenus des dîmes, impôt ecclésiastique, payés en nature (grains, gibier, vin, etc.) sont si considérables qu'ils nécessitent pour les entreposer un vaste bâtiment appelé la grange des dîmes. Les revenus payés en livres, viennent grossir le trésor gardé par l’abbé ou son prieur. L’abbaye étend sa domination sur un grand nombre d’églises. Une bulle du pape Alexandre III, du , dénombre seize églises et sept chapelles dans le diocèse de Bourges, neuf églises et deux chapelles dans celui de Tours.
vignette|396x396px|Vue des logis abbatiaux de l'abbaye de Méobecq.|alt=
Renaissance