Perrigny est une commune française dans le département du Jura, située dans la banlieue de Lons-le-Saunier, région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

Perrigny fait partie de la Franche-Comté région culturelle historique.

Ses habitants se nomment les Perrignois et Perrignoises.

Géographie Communes limitrophes

vignette|redresse=1.8|centre|Carte de la commune de Perrigny et des communes alentoures.

La commune de Perrigny fait partie du canton de Poligny ; elle est située à l'est de la ville avoisinante : Lons-le-Saunier.

Perrigny est constituée d'un centre historique, situé entre ses deux églises, d'une partie résidentielle et d'une importante zone industrielle.

Le village de Perrigny est adossé au revers occidental de la montagne de Coldre, où se situait dans l’Antiquité un important camp romain qui fut sans doute à l’origine de cette implantation.

Hydrographie La Vallière et le ruisseau des Combes sont les principaux cours d'eau parcourant la commune.

La Vallière présente un débit moyen de par seconde et peut atteindre par seconde dans sa portion perrignoise.

Géologie Le territoire communal repose sur le bassin houiller du Jura, où le charbon est découvert par un sondage, figure 15.. De l'halite est exploité pour la saline de Montaigu.

On trouve sur le territoire de la marne, des sablières, des gravières, de la pierre ordinaire à bâtir, de la pierre à chaud ordinaire et hydraulique.

On trouve du gaz à Perrigny, lequel fut exploité de 1948 à 1969 (date de l'arrivée du gaz de Lacq).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons ( à ), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montmorot à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Perrigny entre dans la catégorie « centre urbain intermédiaire », selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Lons-le-SaunierUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant onze communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Lons-le-Saunier, il y a une ville-centre et dix communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lons-le-Saunier, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe et est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (68,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (68,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (68,7 %), zones agricoles hétérogènes (12,5 %), zones urbanisées (9,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,2 %), prairies (1,8 %), terres arables (0,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Étymologie

Étymologie de Perrigny Au fil du temps, la dénomination du village a évolué.

À l'époque gallo-franque, la commune s'appelait « Paterniacus », Pratum..

Par la suite, on retrouve Parruniachum, puis Parrigniacum, en passant par Parigny (d'où Renaud de Parigny, chevalier de 1240), Preigney (d'où Jacques de Preigney, )), sans oublier Par(r)igney et Perrigny-en-Montagne.

La base de ce nom latin serait le nom propre romain Patrinius, ayant évolué en Patriniacum et Parriniacum. En effet, Patrinius est dérivé de l'adjectif latin , qui signifie « qui vient du père », auquel on a ajouté le suffixe -acum.

Un dérivé de la racine gauloise petuar- qui signifie « quatre », pourrait désigner un carrefour de voies importantes, situation géographique de Perrigny. La racine celtique petr signifie aussi « quart », « hameau » ou « quartier ».

Enfin, le nom pourrait venir de l'ancien français perreis, une pierre ou amas pierreux, évoquant peut-être la présence de tumuli (présents entre Perrigny et Pannessières). En Bourgogne, une « paraire » est une carrière, ce qui se dit« parire » dans le dialecte jurassien. Le terme perreis « pierre » accompagné du suffixe « -igny » donne le sens de « fondation, installation » ou un sens hydronymique de même nature que les « -ogne » ou « -ugne ». Cela peut vouloir dire « un établissement construit en pierre », un « lieu caillouteux ou d'éboulis humides » ou plus rarement un « chemin empierré mais humide ».

En latin : per- signifie « au travers » et -ignis signifie « feu ». Ces deux termes se retrouvent sur le blason de Perrigny.

Ce nom latin comporte des homographes assez nombreux tels Perrigny et Perrigny-sur-Armançon dans l'Yonne, Perrigny-sur-l'Ognon et Perrigny-lès-Dijon en Côte-d'Or, Perrigny-sur-Loire, en Saône-et-Loire, mais aussi des homonymes s'écrivant « Périgny », ainsi que des paronymes en « Par(r)igny ».

Étymologie des lieux-dits Perrignois

Choisey Ce quartier de Perrigny correspond à l'actuelle zone comprise entre la route de Conliège et le chemin de Choisey. Ce serait un lieu qui permet de voir, d'apercevoir, de guetter.

Marechode Ce quartier de Perrigny correspond à l'actuelle zone délimitée par la rue de la Lathe, la rue de Jean Qui Vient et la rue des Rochats ; mareschal « petit marais », du latin tardif mariscum, désigne un terrain marécageux.

Le Barille Ce quartier de Perrigny correspond à l'actuelle zone située juste au sud du 800 rue de Chonay. De barriculum « le tonnelier » ou « l'homme qui voiture le vin ».

Histoire Âge du bronze Une fibule datée du Bronze final fut trouvé « en Oiselay » ainsi qu'un « potin au sanglier », qui témoignent d'une présence gauloise.

Perrigny est cité dans un article répertoriant les épingles à tête cylindro-conique. En effet, toujours au lieu-dit « en Oiselay », une épingle a été découverte le dans une vigne en compagnie d'ossements, par M. Gros qui en fit don. Cette épingle est décrite .

En 2005, des fouilles archéologiques conduites par le service régional de l'Archéologie de Franche-Comté ont eu lieu à Perrigny, rue de la Lième, au lieu-dit « Les Plantées ». Elles ont révélé des vestiges appartenant à un habitat de l'âge du Bronze final : une couche anthropique, des traces de fosses, l'implantation de trous de poteau et une structure de combustion à pierres chauffantes. La structure de combustion à pierres chauffantes mesurait sur . Des fragments de céramique attribués à cette époque ont été mis au jour dans plusieurs remplissages de fosses ou de trous de poteau. Il s'agit de céramique culinaire dont l'épaisseur varie entre 5 et .

Une fouille a fait suite à celle de 2005, mettant en évidence, entre autres, huit trous de poteaux, trois vases-silos et six structures de combustion à pierres chauffantes. Ces dépôts anthropiques protohistoriques ont été trouvés à près d'un mètre sous terre.

Antiquité Perrigny comptait une ou plusieurs villas rurales de l'époque gallo-romaine. Étant sous le camp de Coldre, la présence de soldats de l'ancienne Italie à Perrigny est probable. De plus, Perrigny se situe probablement dans un des domaines de la villa de Marcenay (commune actuelle de Pannessières), dont les plans attestent sa présence au .vignette|264x264px|Le camp de Coldre, sa chapelle et son cimetière

Dans les champs appelé « au Clos » et « à la Charité », fréquemment, des tuileaux à rebords sont découverts, ainsi que des décombres de bâtiments et des monnaies du haut et du bas empire.

La voie gauloise reliant Lons-le-Saunier à Orgelet, partait du quartier de Richebourg (à Lons-le-Saunier), tirait à Perrigny et descendait du centre de Perrigny contre la Vallière, qu’elle traversait sur le pont en face de l’éminence de Pontoux, remontait le cours de cette rivière sur sa rive gauche et passait au-dessous de Vatagna, pour aboutir à Conliège. Sa direction est marquée par le large sentier qu’on suit encore aujourd’hui. Entre ce chemin et le pied du Montaigu, se dessinent des ondulations de terrains connues sous le nom de « Saint-Martin » ou de « Chavenay ».

Moyen-Âge

Fief de Château-Renaud Dans le lieu-dit en Château-Renaud (à l'est de l'actuelle rue de Charrière)., existait une maison forte possédée par une famille noble de nom et d’armes ; elle ne doit pas être confondue avec une maison du même nom qui florissait en même temps à Château-Renaud, près de Louhans. Pierre de Château-Renaud signa, en 1147, comme témoin, une charte de Guillaume de Vienne.

Le titre le plus ancien qui mentionne Perrigny est un diplôme de l'empereur Frédéric-Barberousse, de l'an 1157 : ce village est recensé parmi les possessions de l'abbaye de Baume et du domaine des Rois de Bourgogne.