André Aumonier, né le à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) et mort le à Paris Relevé des fichiers de l'Insee, est un président français d’association. Il a été un responsable laïc de plusieurs organisations catholiques.

Biographie Famille André Pierre Marie Aumonier est né le à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) du mariage de Pierre Aumonier, avocat, et de Marie SauvageWho's Who in France, édition 2002-2003, page 166.. Son père meurt lorsqu'il a 5 ans.

Le , il épouse Anne Quérénet. De cette union, naissent cinq enfants.

Formation Après des études au collège de l'Immaculée-Conception à Laval, à l’école Albert-de-Mun à partir de 1929 à Nogent-sur-Marne puis au lycée Louis-le-Grand, il suit à partir de 1935 les cours des facultés de droit et des lettres de Paris où il obtient une licence en droit, Il est également diplômé de l’École libre des sciences politiques, du Centre de perfectionnement aux affaires.

Étudiant, il est membre de la Conférence OlivaintDavid Colon, Un cercle d'étudiants sous la troisième république : la conférence Olivaint (1875-1940), 1996 . qui réunit les catholiques de l'école libre des sciences politiques et qu'il préside en 1937-1938Élu en 1938.

Sous l'Occupation, il fait partie des catholiques qui, après avoir servi le régime de Vichy, ont rallié la résistance. Après s’être évadé, grâce à ses relations issues de l'école libre des sciences politiques et de la conférence Olivaint, il travaille à partir de au secrétariat d’État à la Jeunesse, à Paris, à la direction des maisons des jeunes. Il y défend les idées de Pétain avant de s’engager dans la résistance à la fin de 1942, aux Compagnons de France - il est l'adjoint du colonel Guillaume de Tournemire - et au sein du sous-réseau Druides intégré au réseau AllianceJérôme Cotillon, Jeunesses maréchaliste et collaborationniste dans la France de Vichy, dans Matériaux pour l'histoire de notre temps, 2004, n° 74.

En 1956-1957, il est auditeur de l’Institut des hautes études de défense nationale.

Carrière et engagement associatif

De 1945 à 1951, il est secrétaire général et membre du comité directeur du Centre catholique des intellectuels français (CCIF)Le Semeur, 14 mai 1950 (photographie)Claire Toupin-Guyot, Les intellectuels catholiques dans la société française : Le Centre catholique des intellectuels français (1941-1976), Rennes , Presses universitaires de Rennes, 2002 (Lire en ligne).

. De la Libération jusqu'en 1949, il est un permanent salarié du Secours catholique international, fondé en 1936, puis du Secours catholique, dont il est administrateur et directeur des relations extérieures de 1946 à 1949.

De 1949 à 1952, André Aumonier est chef du secrétariat commercial des Brasseries de la Meuse. vignette|André Aumonier, secrétaire du Centre catholique des intellectuels français interviewé par M. Baguet dans Le Semeur du 14 mai 1950. En , il est nommé secrétaire général (salarié) du Centre français du patronat chrétien (CFPC), alors moribond. Le CFPC est renommé en 1957 Centre chrétien des patrons et dirigeants d’entreprise. Il en est ensuite délégué général de 1956 à 1967, membre du comité directeur et président de la section de Caen, de 1967 à 1975, puis président de 1975 à 1981 (sans avoir jamais dirigé d’entreprise, à l'instar du fondateur du CFPC) et enfin président d'honneur.. Il est l'éditorialiste de la revue de cette association, Professions et Entreprises, de 1952 à 1983 et il la dirige de 1965 à 1983.

Président de la SOFIDIM (Société financière pour la distribution moderne), nommé par le gouvernement, il siège de 1959 à 1969, au Conseil économique et social au titre des personnalités choisies en raison de leur compétence où il préside le groupe des . En 1975, il est président de l'Université européenne des affaires et vice-président délégué de la Fondation européenne pour l'économie.

.

En 1976, avec Jacques Tessier, président de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), il fonde l'association Évangile et société qui a pour fonction d'analyser les problèmes de société à la lumière de l'Évangile.. Il en est le président de 1993 à 1998. Il affirme que .

Il est vice-président délégué de la Fondation européenne pour l’économie de 1968 à 1987, un réseau européen de chefs d'entreprise privées (français, allemands, italiens, britanniques, suisses, belges, néerlandais, espagnols), fondé à l'initiative d'un patron, Louis Devaux (Shell-France, Le Nickel) avec l'appui du CNPF, président du comité de direction de l’Université européenne des affaires en 1968.

Il est président du Secours catholique de 1983 à 1992.

En 1993, il succède à Henri Guitton à la présidence de l'Académie d'éducation et d'études sociales (AES)Historique de l'Académie d'éducation et d'études sociales., qu'il préside jusqu'en 2003.

Il meurt à Paris le ..

Publications .

Distinctions

Pour approfondir Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 2000 Catégorie:Personnalité liée à une organisation patronale Catégorie:Président d'une association Catégorie:Personnalité du catholicisme social Catégorie:Réseau Alliance Catégorie:Naissance en février 1916 Catégorie:Naissance à Saint-Malo Catégorie:Décès en octobre 2004 Catégorie:Décès dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 88 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Montparnasse (division 3)