vignette|redresse=1.5|Vue d'artiste de l'apparence possible d'une planète super-habitable. Sur un monde super-habitable, la végétation pourrait être plus sombre (ici rouge) et les paysages plus plats que ceux de la Terre à cause d'une luminosité réduite et d'une plus forte gravité..|alt=.

Une planète super-habitable ou superhabitable.. ou, plus globalement, un monde super-habitable, est une planète ou une lune qui présente des conditions plus appropriées pour l'émergence et l'évolution de la vie que la Terre ... Cette classe d'objets demeure actuellement hypothétique.

De nombreux experts ont critiqué l'anthropocentrisme dans la recherche de la vie extraterrestre. Selon ces critiques, la Terre ne représente pas un optimum d'habitabilité planétaire selon divers aspects tels que le type d'étoile autour de laquelle elle gravite, sa superficie totale, la proportion couverte par ses océans et la profondeur moyenne de ceux-ci, l'intensité de son champ magnétique, son activité géologique, sa température de surface Il pourrait exister dans l'Univers des planètes ou des lunes offrant de meilleures conditions, permettant à la vie d'apparaître plus tôt et de durer plus longtemps que sur Terre. Trois scientifiques proposent de rechercher des exoplanètes plus favorables à la vie que la nôtre, même si cette recherche est complexe.. Sur les plus de découvertes jusqu’à présent, certaines ont été jugées habitables. Ce terme quelque peu ambigu ne désigne pas une planète où les êtres humains pourraient atterrir et commencer à s’établir, mais un monde rocheux se trouvant dans la bonne région orbitale autour de son étoile où la température est suffisamment modérée pour que de l’eau liquide puisse exister à sa surface sans geler ou bouillir. Parmi ces planètes découvertes, vingt-quatre pourraient être plus propices à la vie que la Terre, donc « super-habitables ». La Terre pourrait donc se trouver à la au classement des planètes les plus habitables connues..

Les critères permettant d'établir le profil des planètes super-habitables sont notamment le type d'étoile, la masse et l'emplacement dans le système planétaire. Une planète plus grande et plus massive que la Terre offrirait davantage de surfaces habitables et retiendrait mieux la chaleur et l’humidité. Si elle orbite autour d’une étoile ayant une espérance de vie plus longue que le Soleil, la vie aurait plus de temps pour se développer.. Ce type de planètes pourrait être beaucoup plus fréquent que les planètes analogues à la Terre. Début 2016, aucune planète n'a encore été identifiée comme super-habitable. Toutefois, la composition de l'atmosphère et la masse de Kepler-442 b laissent penser qu'elle pourrait appartenir à cette catégorie. Les planètes telles que KOI-5715.01, KOI-3010.01, Kepler-186 f, Kepler-62 e et Kepler-62 f pourraient également être habitables avec une probabilité de 84 %...

Zone habitable d'un système planétaire Zone habitable stellaire

vignette|Zone habitable autour du Soleil (en bas) et de Kepler-186 (en haut). La zone habitable stellaire est le domaine autour d'une étoile dans lequel les planètes présentes pourraient avoir de l'eau liquide à leur surface, si les autres conditions pour cela sont réunies. L'eau liquide est considérée comme l'élément le plus important pour la vie, en grande partie en raison du rôle de solvant qu'elle joue sur Terre. Pour qu'une planète présente de l'eau liquide à sa surface, sa distance à l'étoile doit lui permettre d'avoir une température de surface comprise entre et avoir une masse suffisante pour retenir son atmosphère et son eau. Cette zone habitable dépend du type d'étoile : plus cette dernière est chaude et plus la zone dite habitable est éloignée. De plus, les étoiles deviennent plus lumineuses avec l'âge, repoussant la zone toujours plus loin. Dans le Système solaire, on estime que la zone habitable se situe entre 0,95 et 1,5 unité astronomique..

Un objet situé en dehors de la zone habitable peut néanmoins abriter de l'eau liquide sous sa surface et, de ce fait, être potentiellement propice au développement de formes de vie. On pense que ce pourrait notamment être le cas d'objets tels que Ganymède, Cérès ou Encelade.. et d'exolunes chauffées par effet de marée.

Zone habitable galactique

vignette|La zone habitable de la Voie lactée.

La plupart des astrophysiciens concentrent leurs efforts dans la recherche de mondes situés dans la zone habitable autour d'une étoile. Mais Ward et son co-auteur pensent que la position de la planète à l'intérieur de la galaxie est également un élément important. C'est pour cela qu'ils ont défini une « zone galactique habitable », une zone à l'intérieur de la galaxie qui n'est ni trop proche ni trop lointaine. C'est la zone appelée dans notre galaxie. Ils ont établi les facteurs caractéristiques de ce qu'on appelle une zone galactique habitable.

La position de la Terre dans la Voie lactée a été prise en compte. Elle est à l'écart des étoiles à neutrons mortelles, des trous noirs et des funestes sursauts gamma. Dans ces caractéristiques sont inclus le nombre d'étoiles proches de la planète et les chances d'abriter une vie microbienne. On a même estimé la fréquence à laquelle les planètes pourraient avoir vu leur vie s'éteindre. Par exemple, la Terre elle-même a eu son ionosphère nocturne excitée comme dans la partie diurne, en 1998. Une étoile de forte densité, appelée un « magnétar », a rejeté un sursaut gamma et libéré en deux dixièmes de seconde autant d'énergie que le Soleil en émettra au cours des années. Par chance, ce magnétar était situé à de la Terre ; mais, beaucoup plus proche, ce sursaut gamma aurait été une catastrophe sur l'hémisphère exposé .

Caractéristiques générales Surface, taille et composition vignette|Quelques planètes dont la taille est comparable à celle de la Terre.

Une planète ayant un volume supérieur à celui de la Terre, ou avec un relief offrant une plus grande surface recouverte d'eau liquide, pourrait être plus hospitalière que la Terre.. Plus un corps céleste est massif, plus son attraction gravitationnelle est forte, ce qui peut conduire à une atmosphère plus épaisse..

Certaines études indiquent qu'il existe une limite naturelle de , en dessous de laquelle presque toutes les planètes sont telluriques, composées principalement d'un mélange roche-fer-eau.. En général, les objets ayant une masse inférieure à ont, très probablement, une composition similaire à celle de la Terre.. Au-dessus de cette limite, la densité des planètes diminue, la planète devient une planète-océan, puis une géante gazeuse... La masse importante d'une super-Terre empêcherait la tectonique des plaques. Ainsi, n'importe quelle planète de densité similaire à celle de la Terre avec un rayon inférieur à pourrait être adaptée à la vie. Cependant, d'autres études indiquent que des mondes aquatiques représentent une transition entre les mini-Neptunes et les planètes terrestres, en particulier si elles orbitent autour de naines rouges ou de naines orange. Heller et Armstrong affirment que bien que des planètes entièrement couvertes d'eau pourraient être habitables, la profondeur moyenne de l'eau et l'absence de terres ne devraient pas les rendre super-habitables. D'un point de vue géologique, la masse optimale d'une planète est d'environ .

La profondeur moyenne des océans affecte aussi l'habitabilité d'une planète. Compte tenu de la quantité de lumière et de la chaleur qu'elles reçoivent, les zones maritimes peu profondes sont, en général, plus propices aux espèces aquatiques ; il est donc probable que les exoplanètes avec une profondeur moyenne faible soient plus adaptées à la vie.. Plus une planète est massive, plus sa gravité est forte et moins ses bassins sont profonds ; elles sont donc plus accueillantes pour la vie..

Géologie La tectonique des plaques, ainsi que la présence de grandes étendues d'eau sur une planète, devraient maintenir un niveau constant de dioxyde de carbone () dans l'atmosphère... Ce processus semble être fréquent sur des planètes géologiquement actives de type terrestre ayant une vitesse de rotation suffisante.. Pour les corps planétaires plus massifs, il faut plus de temps pour générer de la chaleur interne, facteur essentiel de la tectonique des plaques. Cependant, une masse excessive peut aussi ralentir la tectonique des plaques en raison de l'augmentation de la pression et de la viscosité du manteau, qui empêcheraient le glissement de la lithosphère. Les études suggèrent que la tectonique des plaques pourrait se mettre en place sur les corps ayant une masse comprise entre 1 et , avec une masse optimale d'environ ..

Si l'activité géologique n'est pas assez forte pour générer une quantité suffisante de gaz à effet de serre, permettant d'augmenter la température globale de la planète au-dessus du point de congélation de l'eau, la planète pourrait subir un âge de glace permanent, à moins que le processus ne soit compensé par une source de chaleur interne intense, comme l'effet de marée, ou par l'irradiation stellaire..

Magnétosphère La présence d'une magnétosphère suffisamment puissante autour d'une lune ou d'une planète évite que la surface soit exposée au vent solaire et à de forts rayonnements cosmiques, qui seraient néfastes au développement de la vie. Cette magnétosphère peut être intrinsèque ou extrinsèque (par exemple dans le cas d'une lune orbitant autour d'une planète géante ayant une magnétosphère.). Dans le cas d'une magnétosphère intrinsèque, la masse du corps considéré influe sur l'intensité et la durabilité du champ magnétique à l'origine de la magnétosphère et donc sur son habitabilité.

Les corps ayant une rotation trop lente, voire synchrone, n'ont qu'une faible magnétosphère, ce qui provoque l'échappement atmosphérique d'une partie de leur atmosphère, en particulier de leur hydrogène.

Température et climat vignette|Kepler-22b, Kepler-69c, Kepler-62e, Kepler-62f et la Terre sont des planètes qui se situent dans la zone habitable. La température optimale pour la vie sur Terre est inconnue, mais il semble que la biodiversité était plus riche pendant les périodes les plus chaudes.. Il est donc possible que des exoplanètes avec des températures moyennes légèrement plus élevées que celle de la Terre soient plus appropriées pour la vie. L'effet de thermorégulation des grands océans sur des planètes situées dans une zone habitable pourrait maintenir une plage de température modérée.. Dans ce cas, les déserts resteraient limités en superficie et pourraient abriter un habitat riche sur leurs bordures.

Des études suggèrent que la Terre se trouve déjà à proximité du bord intérieur de la zone habitable du système solaire. ; être plus proche de son étoile pourrait, à long terme, nuire à l'habitabilité puisque la luminosité des étoiles de la séquence principale augmente régulièrement au fil du temps, en repoussant la zone habitable vers l'extérieur.. Par conséquent, les exoplanètes « superhabitables » devraient être plus chaudes que la Terre, tout en orbitant plus loin que la Terre et plus près du centre de la zone habitable. ; ce serait possible avec une atmosphère plus épaisse ou avec une concentration plus élevée en gaz à effet de serre.