Marguerite Flavien ou Marguerite Buffard-Flavien, née le à Gillois. et morte le à Lyon, est une professeure de philosophie, connue pour son engagement dans la Résistance intérieure française.

Biographie Fille d'instituteurs, Marguerite Buffard sort major de l'École normale supérieure de jeunes filles (promotion L1932)« L'annuaire », sur ''archicubes.ens.fr.. Elle dirige le groupe du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes à l'ENS..

En 1935, elle est nommée professeure à Colmar et adhère cette même année au Parti communiste. Elle accepte des responsabilités, devenant propagandiste auprès des femmes du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. En 1937, elle est nommée à Caen. Elle devient secrétaire régionale communiste du Calvados. À cause de ses activités militantes, elle est mutée à Troyes, où elle épouse en Jean Flavien, petit agriculteur et secrétaire régional communiste de l'Aube..

Jean Flavien est mobilisé le . Il est fait prisonnier en et envoyé en Poméranie. De son côté, Marguerite Flavien est révoquée de l'Éducation nationale car communiste. Elle devient alors ouvrière et participe à l'exploitation agricole familiale. En , elle est exclue du Parti communiste pour, motifs précisés en 1944, .

Elle est plusieurs fois arrêtée : en , emprisonnée à Dijon, d'où elle s'évade ; en , internée au camp de la Lande de Monts puis en au camp de Mérignac d'où elle s'évade également. En , elle rejoint Paris et travaille un temps pour une compagnie d'assurances.

Elle rejoint alors les FTP dont elle intègre l'état-major dans la région lyonnaise. Elle est arrêtée le par la milice à la suite d'une dénonciation. Elle se défenestre cinq jours plus tard, de peur de parler sous la torture.

Face à la demande de réhabilitation de la mère de Marguerite Flavien, le Parti communiste annule la sanction prise à son encontre, la considérant .

Son dénonciateur est fusillé en 1946..

Hommages Il existe une avenue Marguerite-Flavien-Buffard à Troyes. Une plaque est apposée rue Saint-Hélène à Lyon, lieu de sa défenestration, avec la mention imprécise « Assassinée par la Gestapo ». En 2011, une autre plaque est installée en-dessous de la première, précisant qu'elle fut arrêtée par la milice et non la Gestapo.

Références

Voir aussi Bibliographie .

Articles connexes Femmes dans la Résistance intérieure française

Liens externes

Catégorie:Naissance en juin 1912 Catégorie:Naissance dans le département du Jura Catégorie:Élève de l'École normale supérieure de jeunes filles Catégorie:Personnalité du Parti communiste français Catégorie:Résistance à Lyon Catégorie:Résistante française Catégorie:Suicide par précipitation en France Catégorie:Décès en juin 1944 Catégorie:Décès dans le 3e arrondissement de Lyon Catégorie:Décès à 31 ans Catégorie:Mort pour la France