La Mésange boréale (Poecile montanus, anciennement Parus montanus) est une espèce de passereaux de la famille des paridés.

Description vignette|gauche|Une Mésange boréale en Finlande. Taille : Poids :

Très semblable à la Mésange nonnette (Poecile palustris), elle s'en différencie par quelques légers détails physiques : une tête plus grosse, l'arrière des joues blanc, une calotte noire mate, et une bavette plus grande.

Répartition et sous-espèces Selon , la Mésange boréale est représentée par 14 sous-espèces (ordre phylogénétique) :

Poecile montanus kleinschmidti (Hellmayr, 1900) — îles britanniques ; Poecile montanus rhenanus (Kleinschmidt, 1900) — de la Bretagne à l'ouest de l'Allemagne, nord de la Suisse et de l'Italie ; Poecile montanus montanus (Conrad von Baldenstein, 1827) — du sud-est de la France à l'Europe centrale ; Poecile montanus salicarius (Brehm, CL, 1831) — Allemagne, ouest de la Pologne nord-est de la Suisse et sud-ouest de l'Autriche ; Poecile montanus borealis (de Sélys-Longchamps, 1843) — du sud de la Scandinavie à l'Ukraine ; Poecile montanus uralensis (Grote, 1927) — de l'ouest de la Russie au nord du Kazakhstan ; Poecile montanus baicelensis Swinhoe, 1871 — sud de la Sibérie, nord de la Mongolie, de la Chine et de la Corée ; Poecile montanus anadyrensis (Belopolski, 1932) — nord-est de la Sibérie ; Poecile montanus kamtschatkensis Bonaparte, 1850 — Kamtchatka et nord des îles Kouriles ; Poecile montanus sachalinensis (Lönnberg, 1908) — Sakhaline et sud des îles Kouriles ; Poecile montanus restrictus (Hellmayr, 1900) — Japon ; Poecile montanus songarus (Severtsov, 1873) — monts Tian ; Poecile montanus affinis Przevalski, 1876 — centre-nord de la Chine ; Poecile montanus stoetzneri (Kleinschmidt, 1921) — nord-est de la Chine.

Les sous-espèces P. m. baicelensis, P. m. anadyrensis et P. m. songarus sont respectivement nommées ainsi en référence au Lac Baïkal., au fleuve Anadyr. et à la région de Dzoungarie..

La sous-espèce Poecile montanus montanus est parfois appelé Mésange alpestre.. La sous-espèce Poecile montanus salicarius est parfois appelée Mésange des saules.

Habitat vignette|gauche|Une Mésange boréale en vol, en Finlande. Elle peuple les forêts et les marais boisés de toute l'Europe continentale et l'Asie du nord jusqu'à la Sibérie.

Comportement Chant

Gazouillis rapide, répétition lente d'un son doux flûté (tsiu tsiu tsiu tsiu ou : tu tu tu tu tu...). Cris : fsi-tsi-tsi élevés, souvent suivis de khéé-khéé bas et appuyé (mais aussi Mésange charbonnière (Parus major)).

Régime alimentaire Araignées, graines, insectes.

Reproduction vignette|Œufs de Mésange boréale — Muséum de Toulouse. vignette|Œufs de Mésange boréale (sous-espèce P. m. dresseri — Muséum de Toulouse.

La Mésange boréale niche dans des cavités d'arbres dans le bois mort ou vivant, qu'elle creuse elle-même, contrairement à la Mésange nonnette. Les couples se forment au sein des groupes hivernaux et sont unis pour la vie. Ils ne font qu'une seule nichée par année, mais une ponte de remplacement peut être faite en cas de disparition de la précédente. La femelle construit le nid presque seule, le mâle ne l'aidant que rarement.

La femelle pond blancs tachetés de roux et les couve seule pendant près de deux semaines. Durant cette période, elle est nourrie par le mâle.

Les jeunes sont nourris par leurs deux parents et s'envolent vers l'âge de , mais restent en compagnie des deux adultes pendant quelques semaines supplémentaires.

Conservation Effectifs Le tableau ci-dessous fournit les effectifs et leur tendance dans tous les pays européens où la Mésange boréale est documentée quantitativement, sur la base des données de Birdlife International en 2021. + Effectifs nationaux et tendances en Europe. Pays/Territoire Nombre de couples Tendance de court terme Tendance de long terme Albanie 360 à 370 stable (2007-2018) +169 à 620 % (1980-2018) Allemagne en baisse (2004-2016) stable (1980-2016) Autriche stable (2007-2018) ? (1981-2018) Belgique -56 à -12 % (2008-2018) -72 à -44% (1973-2018) Biélorussie ±10 % (2012-2019) stable (1980-2019) Bosnie-Herzégovine ±10 % (2007-2018) ? (1980-2018) Bulgarie stable (2000-2018) stable (1980-2018) Croatie ? (2007-2018) ? (1980-2018) Danemark 500 ? (2006-2017) en hausse (1980-2017) Estonie stable (2007-2018) -50 à -20 % (1980-2018) Finlande -50 à -36 % (2007-2018) -62 à -43% (1980-2018) France ? (2007-2018) -55 à -50 % (2002-2017) Grèce stable (2007-2015) stable (1980-2018) Hongrie -40 à -33 % (2007-2018) ? (1980-2018) Italie stable (2000-2014) stable (1993-2018) Kosovo stable (2007-2018) stable (1990-2018) Lettonie -52 à -12% (2005-2018) en baisse (1991-2016) Liechtenstein stable (2006-2018) en baisse (1980-2018) Lituanie stable (2013-2018) stable (1980-2018) Luxembourg stable à +10 % (2007-2018) -40 à -20 % (1980-2018) Macédoine du Nord stable (2007-2018) ? (1980-2019) Monténégro stable (2007-2018) ? Norvège en baisse (2013-2018) stable (1980-2018) Pays-Bas -25 à -8 % (2006-2017) -66 à -52 % (1984-2017) Pologne -19 à -20 % (2007-2018) ? (1980-2018) Roumanie ? (2007-2018) ? (1980-2018- Royaume-Uni en baisse (2004-2016) en baisse (1980-2016) Russie -20 à -15 % (2006-2018) -29 à -20 % (1986-2018) Serbie stable (2007-2018) stable (1980-2018) Slovaquie stable (2007-2018) stable (1980-2018) Slovénie ? (2008-2012) ? (1980-2018) Suède -39 à -25 % (2007-2018) -74 à -68 % (1980-2018) Suisse -14 à 25 % (2007-2018) en hausse (1990-2018) Tchéquie ? (2007-2018) en hausse (1982-2018) Ukraine -10 à -15 % (2007-2018) -15 à -5 % (1980-2018) Europe des 28 Europe

État des populations, pression et menaces Comme tous les animaux dépendant directement ou indirectement du bois mort, la Mésange boréale a sans doute beaucoup souffert de la raréfaction des bois morts et arbres sénescents en forêt. Les monitorings de la « Station ornithologique suisse » ont démontré que la restauration de la quantité et qualité des bois morts et sénescents (suivi par l'Inventaire forestier national suisse) a permis une nette augmentation des populations reproductrices des espèces forestières dépendante de plusieurs types de bois mort (Pic noir (Dryocopus martius), Pic épeiche (Dendrocopos major), Pic mar (Dendrocoptes medius), Pic épeichette (Dryobates minor), Pic vert (Picus viridis), Pic tridactyle (Picoides tridactylus) ainsi que Mésange huppée (Lophophanes cristatus), Mésange boréale et Grimpereau des bois (Certhia familiaris)) de 1990 à 2008 là où la ressource en bois mort a été restaurée, dans une mesure variant selon ces espèces. Le Pic à dos blanc (Dendrocopos leucotos) a même fortement élargi son aire de répartition dans l’est de la Suisse. Pour toutes les espèces suivies, hormis pour le pic vert et le pic mar. . . , la disponibilité croissante en bois mort semble être le facteur explicatif le plus important. Ces espèces consommant les insectes parasites des arbres, on peut supposer que la résilience écologique des forêts en sera améliorée..

Protection La Mésange boréale bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire. Il est donc interdit de la détruire, la mutiler, la capturer ou l'enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l'utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l'acheter.

Références

Voir aussi

Articles connexes Bois mort Gestion durable des forêts écosociocertification des forêts

Bibliographie . .

Liens externes

Catégorie:Paridae Catégorie:Oiseau d'Eurasie Catégorie:Oiseau décrit en 1827 Catégorie:Passeriformes (nom vernaculaire)