NSO Group est une entreprise israélienne de sécurité informatique fondée en 2010 par Niv Carmi, Shalev Hulio et Omri Lavie..

En , une collaboration internationale de journalistes d’investigation révèle avec le Projet Pegasus, que l'entreprise a développé Pegasus, un logiciel espion sophistiqué utilisé par des dizaines de pays.

Parmi les cibles espionnées à travers le monde avec ce logiciel, il est dénombré des journalistes, des opposants politiques, des militants des droits de l'homme, des chefs d'entreprises, des ministres, et des chefs d'États...

NSO est implantée à Herzliya.

Histoire L'entreprise est fondée en 2010 par Niv Carmi, Shalev Hulio et Omri Lavie, ce dernier investira plus tard dans Candiru.. Les initiales de leurs prénoms forment le sigle NSO..

Les trois fondateurs sont des vétérans de l'Unité 8200.. Elle regroupe l'élite du renseignement militaire israélien.. et est responsable du renseignement d'origine électromagnétique..

NSO Group fabrique et commercialise des équipements de pointe destinés à lutter contre le terrorisme et le crime organisé.. En particulier, elle vend le logiciel espion Pegasus aux organisations étatiques. Chaque exportation doit être approuvée par le ministère israélien de la Défense.

Son ancien président du bureau dirigeant était le général en retraite Avigdor Ben-Gal, ancien responsable d'Israel Aircraft Industries dans les années ..

La société débute en étant financée par un groupe d'investisseurs menés par Eddy Shalev, un partenaire dans le fonds d'investissement Genesis Partners. Le groupe y investi 1,8 million de dollars pour 30 % des parts de la société.

En , la société américaine rachete NSO Group pour 145 millions de dollars.. La société Circles, fondée en 2008, est acquise en par Francisco Partners, puis filialisée à NSO Group. Circles est une entreprise de surveillance qui exploiterait les faiblesses des infrastructures de télécommunications pour la téléphonie mobile. Ses outils permettent d'espionner les appels, les Short Message Service (SMS) et la localisation des téléphones en exploitant les vulnérabilités du Signaling System 7 (SS7) sans déposer d'agents sur les téléphones mobiles....

En , une rumeur dit que la société cherche à vendre NSO Group un milliard de dollars..

En , NSO Group est contrôlée majoritairement par la firme britannique Novalpina Capital...

Le , deux de ses fondateurs rachètent une participation majoritaire (60 %) de l'entreprise à Francisco Partners pour de dollars., soutenus dans cet achat par un autre fonds de capital-investissement, européen : Novalpina Capital, spécialisé dans les investissements dans des entreprises controversées. Hulio et Lavie apportent 100 millions de dollars, Novalpina acquérant la part restante de la participation majoritaire, valorisant ainsi la société à environ 1 milliard de dollars. Dès le lendemain de l'acquisition, Novalpina tente de se justifier en répondant aux préoccupations soulevées par le Citizen Lab par courrier affirmant sa conviction que NSO opère avec assez d'intégrité et de prudence.

En , NSO Group recrute, en tant que conseiller principal, l'ancien diplomate Gérard Araud, ambassadeur de France, afin de .. Gérard Araud, épinglé pour sa collaboration avec NSO, quitte NSO en ..

En , Le PDG de NSO, Shalev Hulio, suggère à BRG que l'entreprise devrait améliorer sa situation financière en commençant à vendre ses produits à des clients à haut risque auparavant jugés inacceptables ; mais BRG s'y oppose catégoriquement tout en reconnaissant que vendre à des clients à haut risque serait le seul moyen réaliste de maintenir les opérations commerciales de NSO. - En , après un différend personnel non résolu entre les cofondateurs de Novalpina Capital, les investisseurs de Novalpina retirent à Novalpina Capital le contrôle de ses actifs (y compris NSO). - En , NSO Group est placé sur liste noire par le département du Commerce des États-Unis, au motif d'activités , et car ses logiciels, Pegasus notamment, .. Une enquête révèle en outre que des personnels d'ambassades américaines ont été ciblés par Pegasus. - Le , l'agence de notation Moody's dégrade de deux niveaux la dette de NSO Group, estimant que l'entreprise . NSO Group a alors une dette d'environ 450 millions d'euros.. En , 80 organisations de défense des droits de l'Homme demandent à l'Union européenne (UE) et à ses pays membres de sanctionner NSO Group et d'interdire l'utilisation de Pegasus.. Ceci met fin au projet d'Hulio qui était de scinder l'entreprise en deux pour augmenter les ventes aux alliés occidentaux d'Israël et pénétrer le marché des forces de l'ordre américaines (potentiellement le plus lucratif) en contournant les sanctions américaines. Selon le Financial Times, NSO semble alors abandonnée par le gouvernement israélien jusqu'alors très favorable à l'entreprise, en raison d'une prolifération d'entreprises israéliennes proposant des technologies comparables (dont certaines créées par d'anciens employés de NSO). Dans un dossier judiciaire, BRG décrit NSO comme devenu « sans valeur » pour ses bailleurs de fonds privés ; et en , dans une lettre adressée aux actionnaires majoritaires de NSO, un groupe de créanciers de NSO le juge insolvable.

En , le parlement européen crée une commission d'enquête sur l'utilisation du logiciel espion Pegasus par certains États de l'UE. Il souhaite également mettre sur liste noire NSO Group.. En , selon Intelligence Online, le Washington Post, The Guardian et Haaretz, fragilisé dans son modèle économique par les sanctions américaines, NSO Group est entré en négociation avec un groupe américain L3 Harris (fusion de L3 Technologies et Harris) en vue d'un rachat, ce qui inquiète la Maison-Blanche... Cette opération est finalement bloquée par le gouvernement américain.. En , NSO Group, en grave difficulté financière, se sépare de son patron et fondateur Shalev Hulio. et d'une centaine d'employés sur un effectif de sept cents personnes.. Le numéro 2 de la société, Yaron Shohat, directeur des opérations, prend la tête de l'entreprise. La société annonce une réorganisation de ses activités et veut concentrer ses ventes auprès des pays membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN)...

En janvier 2023, le média spécialisé Intelligence Online rapporte que plusieurs anciens experts de NSO ont rejoint Bold Analytics, une entreprise soutenue par l’homme d’affaires israélien Shlomi Fogel. En juin suivant, il décrit Bold comme le successeur des activités de mégadonnées de NSO et indique qu’elle cherche à se développer en Europe. En février 2026, le média Aurores décrit pour sa part Bold comme le « successeur discret » de NSO, en raison notamment de la présence de nombreux anciens salariés de NSO parmi ses premiers effectifs.

En 2021, le chiffre d’affaires annuel de NSO group est estimé à 230 millions de dollars. Le groupe est condamné en à verser à Meta. En cas de condamnation financière définitive l’exécution du jugement fragiliserait la société. En , l'amende est réduite à 4 millions de dollars, le juge a ordonné à NSO de cesser de cibler WhatsApp.

En , l'entreprise est rachetée par un groupe d'investisseurs des États-Unis et l'avocat David Friedman, ancien proche de Donald Trump, est nommé président exécutif.

Produits Logiciel espion Pegasus

Pegasus est un logiciel espion visant les smartphones, développé par NSO et vendu à des États, théoriquement pour cibler des terroristes ou des criminels. Plusieurs enquêtes, menées par des journalistes et des ONG, indiquent que celui-ci a été utilisé à des multiples reprises pour espionner des journalistes, des opposants politiques et des militants des droits de l'homme..

Selon le Financial Times, en , Pegasus est la source d'environ 75 % du chiffre d'affaires de NSO..

Autres produits Landmark NSO commercialise également un logiciel nommé Landmark qui permet de suivre la localisation GPS de téléphones, et qui représente environ 10 % du chiffre d'affaires de l'entreprise. Enfin, elle vend des camionnettes équipées de matériel informatique permettant la récupération des données d'une cible, elles aussi à la source d'environ 10% du chiffre d'affaires de NSO.

Circles Circles, filiale de NSO, propose un service de géolocalisation de téléphone mobile à partir de son seul numéro de téléphone en exploitant une faille de sécurité dans le protocole Signaling System 7 (SS7) si elle dispose d'un accès au réseau (elle peut aussi capter les SMS, et les appels téléphoniques)..

États clients L'entreprise NSO Group, qui revendique une quarantaine de clients étatiques en 2021., travaille en relation avec le gouvernement israélien qui délivre les autorisations d’exportation.

Les clients de Circles seraient des organisations étatiques (25 clients auraient été identifiés par Citizen Lab dont la Belgique, le Danemark, l'Estonie et la Serbie).

Parmi les États qui utiliseraient le logiciel Pegasus. figurent l'Allemagne, l'Espagne, l'Arabie saoudite, l'Azerbaïdjan, Bahreïn, les Émirats arabes unis, la Hongrie, l'Inde, le Kazakhstan, le Maroc, le Mexique, le Panama, la Pologne, le Ghana, le Rwanda et le Togo....... En , au total, vingt-six pays sont clients de NSO group pour l'utilisation de ce logiciel.

Approchés par NSO dès , les services de renseignement français sont intéressés par Pegasus. La décision de ne pas l'acheter est prise en haut lieu fin ..

En 2022, NSO Group compte 22 clients dans l’Union Européenne pour l'utilisation de divers logiciels espions dont Pegasus selon les conclusions de représentants de la commission d’enquête du Parlement européen sur ces logiciels..

Selon The New York Times, le Federal Bureau of Investigation (FBI) achete en une licence d'une version dédiée de Pegasus pour le tester, sans donner suite au projet après les révélations journalistiques du projet Pegasus en . L’entreprise NSO développe une version du logiciel pour ses éventuels clients américains baptisée « Phantom » permettant de cibler les téléphones américains.. Le , le président américain, Joe Biden, prend un décret limitant l’achat et l’utilisation de logiciels espions privés par toutes les branches et agences gouvernementales américaines visant en particulier le logiciel Pegasus.

Mubadala Capital, une société de portefeuille d'État d'Emirati est l'un des plus grands investisseurs du groupe Israélien NSO depuis 2019, a utilisé pour retracer les téléphones des journalistes, des activistes des droits de l'homme et de l'épouse du souverain de Dubaï..

En 2024, il apparaîtrait que la Suisse l'aurait également acheté et utilisé pour son Office fédéral de la police et ses services du renseignement..

En , onze pays, les États-Unis, la France, l’Australie, le Canada, le Costa Rica, le Danemark, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Suisse, la Suède, et le Royaume-Uni publient un engagement commun visant à encadrer et limiter la « prolifération » de logiciels espions commerciaux comme Pegasus..

Un rapport d’Amnesty International dénonce l’achat de logiciels espions par l’Indonésie depuis 2017. Ce pays a déployé plusieurs logiciels espions provenant d’Israël, de l’Union européenne et de Malaisie. En 2024, selon le quotidien Haaretz, NSO Group n’a plus de contrats en cours en Indonésie..

Liens avec l'État d'Israël Service de renseignement, police NSO group recrute des hackeurs auprès de l'unité 8200, unité de renseignement de l'armée d'Israël, et travaille en . Celui-ci, en retour, délivre à l'entreprise les autorisations de vente des logiciels. NSO Group est au cœur d'une politique d'influence auprès des états clients....

Le quotidien Calcalist, soutient que la police israélienne est cliente de NSO group pour le logiciel Pegasus depuis ...

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