La , aussi appelée « Vénus Tanabatake », est une figurine de terre cuite du milieu de la période Jōmon, découverte en 1986 à Chino dans la préfecture de Nagano et classée trésor national du Japon depuis 1995.
Historique La statuette dite Vénus de Jōmon date de la période Jōmon (~ - 300 ), plus précisément du Jōmon moyen : vers .. Elle appartient, depuis sa découverte en 1986, à la ville de Chino, située dans la préfecture de Nagano. Elle est exhibée au Musée archéologique Togariishi de la ville.
Découverte En 1986, des fouilles archéologiques sont organisées avant la construction d'une zone industrielle à l'emplacement de l'ancien hameau de Tanabatake, dans la ville de Chino, située au pied du versant occidental des monts Yatsugatake, à environ au nord-ouest de Tokyo. Le chantier ouvert met au jour les vestiges d'une cité de dont la majorité date du Jōmon moyen. Les morceaux d'obsidienne découverts sur le site archéologique. indiquent que ce village était un centre de commerce de cette roche volcanique. Au centre des ruines, parmi d'autres artéfacts extraits des centaines d'excavations, une figurine en terre cuite est exhumée : un dogū représentant une femme enceinte.. L'objet, confectionné par la main de l'homme, se trouvait dans une cavité au centre d'un groupe d'habitation circulaire..
Comme cette statuette présente des caractéristiques qui s'apparentent à celle d'une œuvre d'art, le nom de Vénus de Tanabatake lui est attribuée, puis celui de Vénus de Jōmon.
Description Le dogū exhumé à Chino en 1986 est une statuette en terre cuite de couleur ocre, d'une hauteur de pour un poids de . Ses formes correspondent à celles d'une femme enceinte : de larges hanches, des fesses à la rondeur très prononcées, des petits seins bien visibles et un ventre de grossesse.
Contrairement à des dizaines de milliers d'autres dogū découverts ailleurs au Japon, la Vénus Jōmon possède tous ses membres ; l'argile dont elle est constituée a été soigneusement polie et recouverte du mica noir. Tête, seins, hanches ou fesses, tous les volumes saillants ont été conçus à part puis placés sur une âme d’argile et cuite à basse température (entre 600 et 800 °C) à même le sol..
Trésor national En 1989, la Vénus de Jōmon acquiert le statut officiel de bien culturel important. Puis, le , elle entre dans la catégorie des trésors nationaux du Japon. En 2014, elle est rejointe dans cette catégorie par la « Déesse masquée »., un autre dogū découvert en 2000 sur le site archéologique voisin de Nakappara à Chino.. Les deux statuettes sont exhibées au musée archéologique Togariishi de Chino.
Notes et références
À voir aussi Articles connexes Art préhistorique au Japon Céramique de la période Jōmon Déesse masquée Chino
Liens externes
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