François Nicolas Léonard Buzot, né le à Évreux et trouvé mort le Ou le , selon les archives parlementaires. à Saint-Magne-de-Castillon, est un homme politique français connu pour son engagement pendant la Révolution. Il a été membre de l’Assemblée nationale constituante de 1789-1791 et député de l’Eure à la Convention nationale.

Biographie Il est le fils de François Buzot (1717-1771), procureur au bailliage et présidial d'Évreux et de Marie Madeleine Legrand. Peu fortuné, il se marie en 1784 avec sa cousine germaine, Marie Anne Victoire Baudry, qui dispose d'une belle dotSon contrat de mariage est publié dans les Mémoires inédits de Pétion et mémoires de Buzot & de Barbaroux : accompagnés de notes inédites de Buzot et de nombreux documents (p. LVII-LVIII). Les apports du futur époux ne sont pas précisés, au contraire de ceux de Mlle Baudry (14021 livres).. Son épouse est la fille de Marie Anne Buzot et de Jean Pierre Baudry, qualifié de « maître de forges » à La-Charité-sur-Loire dans les années 1740AD58, registres paroissiaux de Sainte-Croix de la Charité sur Loire, 28/05/1741 (baptême de Françoise), 05/08/1742 (Pierre), 30/09/1743 (Marie Anne Virginie), 18/06/1745 (Eugènie Ursule), 18/10/1747 (Marie Anne Victoire future Mme Buzot). et de « directeur en chef des forges royales de la Chaussade » au moment de sa mort à Cosne-sur-Loire en 1776AD58, 4 E 86 art. 4, registre paroissial de Cosne-sur-Loire paroisse Saint- Agnan (1781-1792), vue 121/290, 25 mai 1786, inhumation de Jean Pierre Baudry..

Avocat à Évreux, Buzot est nommé par le roi échevin de la ville, sur proposition du duc de Bouillon, en 1778..

Député du tiers état Il est élu député du tiers état aux États généraux par le bailliage d’Évreux en 1789. Immédiatement, à la Constituante, il prend vigoureusement parti contre la monarchie, la noblesse et le clergé. Dès le , il définit les biens de l’Église comme la propriété de la NationBernard Bodinier, « La Révolution française et la question agraire : un bilan national en 2010 », Histoire et Sociétés Rurales, 33, 2010, 16. et réclame leur nationalisation. Il demande également le droit pour tous les citoyens de porter des armes.

Rentré à Évreux après la dissolution de la Constituante, il devient, le , le premier président du tribunal criminel nouvellement installé dans l'ancien séminaire des Eudistes. C’est à cette époque, lors d'un voyage à Paris, qu'il fait la connaissance de Manon Roland, dont il s'éprend.

Député girondin à la Convention En 1792, il est réélu député de l’Eure à la Convention nationale. Sous l’influence de son amie, Manon Roland, il siège parmi les girondins dont il s'affirme comme l'un des principaux orateurs.. Il attaque la conduite de Marat, fait un rapport sur la création d’une garde nationale des départements pour défendre la Convention contre la foule parisienne. Sa proposition est acceptée, mais reste lettre morte. Il propose également un rapport sur les mesures à prendre contre les émigrés, dont il suggère le bannissement à perpétuité.. Il propose d’établir la peine de mort contre quiconque proposerait de rétablir la royauté.. vignette|Première page du rapport du citoyen Buzot concernant les gardes nationalesBuzot François-Nicolas, Malès Gabriel, André Antoine Balthazar d', Prieur de la Marne Pierre Louis, Moreau Etienne Vincent, Lameth Charles Malo, comte de, Rewbell Jean François, Robespierre Maximilien François Marie Isidore Joseph de. Discussion de l'article 1er du projet de décret des comités de Constitution et militaire sur l'organisation des gardes nationales, lors de la séance du 28 avril 1791. In: Archives Parlementaires de 1787 à 1860 - Première série (1787-1799) Tome XXV - Du 13 avril 1791 au 11 mai 1791. Paris : Librairie Administrative P. Dupont, 1886. pp. 392-394. www.persee.fr/doc/arcpa_0000-0000_1886_num_25_1_10666_t1_0392_0000_4.

Lors du procès de Louis XVI, il vote affirmativement sur la culpabilité du roi et pour la ratification du jugement par le peuple. Il se prononce ainsi pour la mort avec l'amendement de Mailhe, et le sursis.

Membre de la commission de salut public, qui succède au Comité de défense générale, à compter du , il combat l’instauration du tribunal criminel extraordinaire et du Comité de salut public; dans le même temps, il s’abstient, à la Convention nationale, dans le scrutin de la mise en accusation de Marat. Il est plusieurs fois dénoncé par les sections de Paris. Il vote affirmativement sur la question de savoir si le décret qui a cassé la Commission des Douze doit être rapporté.

Souvent présenté comme l'un des porteurs d'une vision fédéraliste, il s’écrie pourtant, le : « proscrivons le gouvernement fédératif, pour n’avoir qu’une République unique. ».

Proscription, fuite et suicide Décrété d'arrestation avec les girondins, le , il parvient à s'enfuir à Évreux où il est hébergé chez l'abbé Vallée, frère de Jacques Nicolas Vallée, son collègue député à la Convention. Il tente vainement de mobiliser les habitants de sa ville natale, puis d'organiser près d'Évreux un corps insurrectionnel fédéraliste contre la Convention.. Le , décrété d'accusation, il gagne le département du Calvados.

Le , la Convention nationale décrète : « que la maison occupée par Buzot à Évreux, serait rasée, et qu'il n'en pourra être jamais bâti sur ce terrain. Il y sera élevé une colonne sur laquelle sera cette inscription : Le , la Convention nationale le déclare traître à la patrie.

Bordeaux étant entrée en insurrection contre la Convention, il y cherche un refuge. Pendant dix mois, il se cache avec Pétion et Barbaroux, dans les grottes de Saint-Émilion, puis dans la maison Troquart.. Quand Salle et Guadet sont arrêtés dans la maison du père de Guadet., se croyant menacé, il quitte son asile en pleine nuit avec Pétion et Barbaroux. Toutefois, un berger les aperçoit dans un bois de pins. Barbaroux se tire un coup de pistolet, mais il se manque et se fait prendreIl sera guillotiné le 25 juin 1794.. De leur côté, Pétion et Buzot s'enfoncent dans un champ de blé et se suicident à Saint-Magne-de-Castillon, dans le canton de Castillon.. On retrouvera leurs cadavres, à moitié dévorés par les loups, quelques jours plus tard, dans le champ nommé depuis le Champ des émigrésLe procès-verbal de reconnaissance du corps de Pétion date du 7-8 messidor an II, l'acte de décès et le procès-verbal d'inhumation du 8 messidor. Voir Les manuscrits relatifs à l'histoire de la Révolution et de l'Empire : dans les bibliothèques publiques des départements, Société de l'histoire de la Révolution française, Paris, F. Rieder, 1913, 452, .Selon Aurélien Vivie, Histoire de la Terreur à Bordeaux, Feret et fils, 1877, , , « dans les premiers jours de juillet, des sans-culottes de Castillon, faisant une battue générale du côté de Saint-Magne, trouvèrent dans un champ les cadavres de Pétion et de Buzot ».Un récit assez développé des événements est donné par Charles-Aimé Dauban dans son Étude sur Madame Roland et son temps suivie des lettres de Madame Roland à Buzot et d'autres documents inédits, : « Les Derniers Jours de Buzot », ..

Buzot a laissé des Mémoires qui ont été publiés en 1823..

Son neveu, Philippe Charles GoyAD58, 5Mi20 923, état-civil de Cosne-sur-Loire (1793-1794), vues 102-104/372, 23 avril 1793, mariage de Philippe Etienne Goy et Marie Anne Lucie Breuzard (fille de François Lucie Breuzard « chef de la légion des gardes nationales du district de Cosne » et Madeleine Henriette Baudry)., sera guillotiné le avec les autres membres de la conspiration de Cosne-sur-Loire et de Saint-Amand-les-Eaux.

Hommage vignette|Buste de François Nicolas Léonard Buzot dans la salle du serment du jeu de paume à Versailles. L’actuelle rue-du-colonel-Arnaud-Beltrame à Évreux avait précédemment reçu au (avant 1890) le nom de « Buzot »Thuillier, « Plan d’Évreux », Dictionnaire de la France, éd. Paul Joanne, 1890..

Notes et références Notes

Références

Bibliographie . . . . . . . .

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