Bussières est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie
Localisation Bussières est située à de sa préfecture, Saint-Étienne. et de sa sous-préfecture, Roanne..
La commune de Bussières a la forme d’un croissant. Le village est constitué de bois, de terres agricoles, ainsi que d’une ligne de crêtes comprenant, entre autres, le Reynaud et Saint-Albin.
La superficie du village est de . La commune est pratiquement coupée en deux par une chaîne de sommets tels que le Raynaud, Saint-Albin, le Crêt Biquet, chez Collet, le Colombet.
Plusieurs ruisseaux prennent leur source au sein du village dont la Charpassonne, le Sault, le Saint Marc, le Chenevoux, le Regnaud.
Hydrographie
Auparavant, nos ancêtres construisaient leur demeure à proximité des points d’eau, rivières, étangs, ou fontaines. À Bussières, il y avait un petit étang place des Filles-Michaud (sous le kiosque à musique), ainsi qu’un autre rue Thimonier (comblé pour construire les usines Perraud, actuellement usines Linder), et encore un autre place Charles-de-Gaulle. Il y avait également des points d’eau à Fenêtres, la Font du Cercle, Saint-Albin, Chenevoux et la Font-Saint-Martin.
Au début du , le développement de l’activité textile grâce à la soierie provoque une extension du bourg ainsi que du nombre d’habitants. Les besoins en eau se sont donc accrus et les propriétaires ont creusé de nombreux puits.
En 1900, deux lavoirs sont créés. Puis en 1912, un puits sur la place Foyatier est construit (actuellement place du 11-Novembre). En 1927, le conseil municipal travaille sur un projet d’adduction d’eau potable pour la commune. Après de nombreuses difficultés, l’eau de Violay coule dans le bourg en 1950. Par la suite, un réservoir de est construit à Saint-Albin, puis un autre de au Raynaud. Depuis cette date, d’importants travaux d’entretien, de réfection et de renforcement ont été réalisés.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves...
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Machézal à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Bussières est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (61,4 %), forêts (24 %), zones agricoles hétérogènes (9,4 %), zones urbanisées (5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
La première mention écrite de Bussières en 984 est Buxerias : un lieu où pousse le buisX. GOUVERT, Problèmes et méthodes en toponymie française Essais de linguistique historique sur les noms de lieux du Roannais, Thèse ss. le direct. de Jean-Pierre Chambon (2008), . Lire en ligne.. Ensuite, le village se nomme Buissières, puis Bussères et Busseraye, avant de devenir Bussières, appellation actuelle.
Histoire
Le toponyme « Chindo » dérivé de xenodochium (littéralement « l'édifice pour les étrangers ») indique, selon toute vraisemblance, la présence d'un hôpitalGRELOIS (E.), CHAMBON (J.-P.), Les noms de lieux antiques et tardo-antiques d'Augustonemetum (Clermont-Ferrand). Bibliothèque de linguistique romane (BiLiRo), 4, Étude linguistique historique, Strasbourg, 2008, . fondé à la période tardi-antique par l'archevêque saint Albin.
Située au cœur du Forez comtal, Bussières apparaît dans les sources un peu avant l'an mil : en 984, un premier acte atteste de la donation d"un certain Aymo en faveur de l'abbaye de Savigny"In agro Forensi villa quae vocatur Buxerias", cart. de Savigny, T.1, . Lire en ligne. ; peu après, un membre de l'aristocratie locale nommé Arricus (vraisemblablement proche du premier comte de Forez Artaud"Signum Arrici" Charte de fondation de l'église Saint-Irénée éditée dans l'Histoire des Ducs de Bourbon et des Comtes de Forez de Jean-Baptiste de la Mure.) concède à deux reprises ses terres du village de Fenêtres à l'abbaye de Savigny"In Fenestra villa... Villa quæ vocatur Fenestra". Cart. de Savigny, , . Lire en ligne."Villa quæ dicitur ad Fenestra". Cart. de Savigny, , . Lire en ligne..
Au , la cure de Bussières dépendait du prieur de Saint-Albin qui dépendait lui-même de l'église Saint-Irénée de Lyon refondée par le comte Artaud en 993.
Le village était autrefois connu pour sa course cycliste du « Critérium de Bussières ». Devise
La devise de Bussières est « Viriditati Virtus » qui se traduit par la vigueur de la vertu, « Virtus » signifiant vertu, courage ou force morale et « Viriditas », signifiant la verdeur, la vigueur. Une autre traduction est "la vigueur de la jeunesse" avec "virtus" pour la vigueur et "Viriditate" pour la verdeur ou la jeunesse.
Héraldique
Événements
Les années 1800
1800 : la cure, la mairie et l’école étaient rassemblées dans un même bâtiment. À l’époque, la population s’exprimait en patois, et les habitants étaient, pour la plupart, illettrés. 1813 : le chemin qui reliait Bussières au Lyonnais subit d’importants travaux de mise en état. En effet, ce chemin était très utilisé pour le négoce des tissus. 1815 : restauration de la royauté. 200 cavaliers autrichiens occupent Bussières. 1825 : ouverture d’une rue rectiligne qui prendra le nom de Dorian en 1896. 1836 : interdiction du cimetière autour de l’église. Décision de reconstruire une plus grande église en rapport avec la population croissante. 1841 : 63 élèves fréquentent l’école primaire, ils sont donc répartis en 3 classes : classe pour ceux qui apprennent la lecture classe pour ceux qui apprennent la lecture, l’écriture et le calcul classe pour ceux qui apprennent en plus les éléments de la langue française et le système des poids et mesures. 1842 : un architecte de Saint-Maurice-sur-Loire est choisi pour effectuer les plans de la future église car les plans présentés par Denis Foyatier ont été refusés. 1861 : construction du clocher. 1862 : on enregistre 74 naissances (nombre le plus élevé) pour . 1868 : la Société de Secours Mutuels est créée, regroupant 88 habitants. 1874 : projet de construction d’une maison d’école. 1884 : l’industrie textile se développe rapidement et il est décidé d’entreprendre la construction d’usines pour métiers mécaniques. Le village comporte plus de . 1896 : dénomination des rues et places du village par le conseil municipal. 1898 : construction de 2 lavoirs.
Les années 1900
1900 : le conseil décide d’adhérer au réseau téléphonique départemental. 1902 : électrification de la commune et avis favorable pour la création d’un chemin de fer entre Balbigny et L’Hôpital-sur-Rhins. 1906 : inauguration et ouverture de l’école de filles. La commune compte . 1908 : crise importante dans l’industrie du textile. Les ouvriers de l’usine Perraud sont en grève. Pour éviter les débordements, 64 gendarmes sont présents dans la commune. 1911 : installation de l’éclairage à Bussières. 1912 : insuffisance en eau potable pour le bourg, ce qui engendre la création d’un puits. 1914 : achat d’un revolver qui restera propriété de la commune. Depuis le début des travaux du chemin de fer, les chemineaux sont nombreux et les bagarres, de plus en plus fréquentes. De plus, 500 Bussiérois sont mobilisés pour la guerre, et de nombreux problèmes surviennent pour le ravitaillement de la population. 1915 : le chemin de fer circule entre Bussières et Balbigny. Des prisonniers allemands viennent remplacer les ouvriers mobilisés. 1916 : tous les boulangers sont mobilisés, une boulangerie municipale est donc créée (actuellement boulangerie Blein). 1919 : décision d’ériger un monument commémoratif en l’honneur des soldats de Bussières morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale, grâce aux bénéfices de la boulangerie communale. 1921 : ouverture du premier cabinet médical. Avant cette date, on appelait les docteurs de Balbigny ou Feurs en cas d’urgence. Le monument aux morts est inauguré le . 1923 : arrivée de l’automobile. 1929 : inauguration de la nouvelle mairie. La fanfare propose l’idée de construire un kiosque à musique sur la place des Filles-Michaud. 1930 : inauguration du kiosque à musique lors d’une grande fête musicale. Il a depuis fait l’objet de réparations, modifications de hauteur et réaménagements des abords. 1939 : le train de Balbigny à Saint-Just est remplacé par une ligne de bus, qui rend peu de services aux usagers. Le matériel ayant servi au chemin de fer est directement envoyé en Afrique. 1950 : inauguration du service des eaux et formation d’une section de sapeurs pompiers pour le premier secours. 1960 : l’entreprise Linder achète les bâtiments de l’ancienne entreprise Perraud. 1969 : raccordement en eau au réseau des monts du Lyonnais. 1970 : construction du lotissement Bonséjour. 1972 : construction du premier bâtiment HLM de Bussières, 19 familles peuvent y être logées. 1975 : inauguration de la maison de retraite. 1976 : un conseiller propose de créer un musée du textile. 1978 : des plaques portant le nom des rues sont apposées dans le village. 1979 : création de l’ADEGE, une association extra-municipale pour le développement économique et la création d’emplois. Ouverture du musée du Tissage et de la Soierie. 1983 : création du CAT (Centre d’aide par le travail) 1984 : le critérium, très célèbre course de vélos qui avait lieu une fois par an lors de la fête patronale, touche à sa fin. 1991 : la salle d’animation est construite.
Le critérium cycliste