Sury-le-Comtal, abrégé localement "Sury", (Suriô ou Suriô-le-Comtâl en Arpitan) est une commune française située au sud du Forez, dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes, faisant partie de Loire Forez Agglomération et de l'ancienne province du Forez.

Géographie Localisation vignette|Localisation du village et des communes aux alentours|centre Sury-le-Comtal, commune du département de la Loire, se situe au cœur de la plaine du Forez à au sud-est de Montbrison. et au nord-ouest de Saint-Étienne..

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept autres communes :

Hydrographie D'une superficie de , elle est traversée par le canal du Forez au sud et par la Mare qui longe le centre-ville à l'ouest et qui prend sa source dans les monts du Forez, pour se jeter dans la Loire à Montrond-les-Bains.

Géologie et relief La côte Sainte-Agathe et le Grand Mont constituent des petits reliefs dans cette commune plutôt plane atteignant au plus bas près du lieu-dit les Massards et culminant à au pied des monts du Forez.

Voies de communication et transports La commune est traversée la D 8, la reliant à Montbrison au nord-ouest et à Bonson au sud-est.

Elle est également située sur la ligne ferroviaire TER Saint-Étienne-Clermont (voir Ligne de Clermont-Ferrand à Saint-Just-sur-Loire), par une gare plutôt excentrée du centre-ville vers le cimetière. La gare est peu équipée, le bâtiment de 1866 ayant été démoli dans les années 1980. La ligne est ici à voie unique, de Bonson à Saint-Romain-le-Puy. Quelques rares trains de fret passent par la gare, généralement à destination de la verrerie Saint-Gobain de Saint-Romain-le-Puy.

Les lignes Cars Région Loire L11 (Saint-Étienne - Montbrison) et L19 (Andrézieux-Bouthéon - Sury-le-Comtal) traversent le territoire de la commune.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Andrézieux-Bouthéon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Sury-le-Comtal est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Just-Saint-RambertUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant douze communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Saint-Just-Saint-Rambert, il y a trois villes-centres (Andrézieux-Bouthéon, Saint-Just-Saint-Rambert et Veauche) et neuf communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Étienne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Lieux-dits et écarts Acquinton, Nique, Colombard, l'Ozon, la Goutte, les Maraiches, les Chaux/l'Échaud, l'Orme, la Petite Plaine, Aubigny, l'Échaud, la Grande Plaine, la Plaine, Côte Sainte-Agathe, la Madone, les Parottes, les Verchères, Bel-Air, Amancieux, Fontalin, Épeluy, Sanzieux, les Plançons, les Massards, la Séauve, les Mayères, les Collerets, les Sagnes, la Devalla, les Chartonnes, le Grand-Mont, le Petit-Mont.

Morphologie urbaine Sury-le-Comtal abrite un centre-ville ancien relativement important, héritage de l'importance du village avant le . Elle abrita plusieurs enceintes fortifiées, percées par plusieurs portes et surmontées de plusieurs tours, dont il ne reste principalement que la porte d'Amancieux ouvrant sur Montbrison, et une tour rue Emile-Reymond.

Concentré dans l'enceinte des remparts, le développement médiéval de Sury s'articule autour de l'église et du château, le parc de celui-ci bloquant son développement à l'ouest.

À partir du et du , Sury-le-Comtal se développe en direction du nord-ouest, créant l'axe principale de la commune, la rue du . Les établissements industriels et la gare participent à l'urbanisation de la rue Franche du centre-ville médiéval jusqu'au cimetière.

À partir des , de nombreuses maisons individuelles se construisent autour du centre-ville, puis autour des nombreux hameaux de la commune.

Le développement de l'automobile, de la commune ainsi que l'ensemble de la plaine du Forez entraînent une circulation automobile importante dans la rue du 11-Novembre. Resté longtemps en projet, un contournement du centre-ville est alors construit vers la fin des afin de désengorger le centre-ville.

Un supermarché est construit dans le début des sur un terrain vide à proximité du centre-ville, qui accueillait auparavant la fête foraine, ou vogue dans le parler local. Cette construction accélère encore la fermeture des petits commerces de centre-ville, auparavant nombreux, et qui ont tendance à disparaître devant le développement des grandes surfaces.

Aujourd'hui, l'urbanisation de la commune continue et la population de la ville augmente rapidement. Des terrains agricoles viables sont peu à peu cédés pour laisser place à des lotissements. Néanmoins, des efforts sont faits pour garder un centre-ville vivant et habité. De nombreux immeubles ont été rénovés, d'autres ont été érigés. L'école privée Saint-Joseph a d'ailleurs été détruite pour laisser place à un petit immeuble d'habitat collectif.

En raison du trafic automobile toujours plus important entre la plaine du Forez et l'agglomération de Saint-Étienne, et notamment de la saturation des voies de circulation de Bonson, il est prévu d'opérer un contournement ouest de cette commune : à partir de la au sud de Bonson, puis contournant la côté Saint-Agathe pour rejoindre la à l'ouest. Cependant le retard de la construction de la , prévue initialement en 2011, retarde ce projet.

D'autres projets voient le jour dans les années 2010. La construction d'une nouvelle école primaire est prévue chemin de la Madone, l'école historique étant démolie malgré un emplacement intéressant en centre-ville. Un grand lotissement est édifié au lieu-dit les Verchères, alliant pavillons modestes avec petit jardin, et petits bâtiments d'habitation collectifs. Egalement, la zone industrielle dite « Les Plaines », qui s'étale également sur les territoires des communes de Bonson et de Saint-Marcellin-en-Forez au sud-est de la commune. L'installation de l'entreprise Unilin, classée Seveso seuil bas, fera un peu polémique. Les autres entreprises installées sont essentiellement des sociétés de logistique, avec un faible nombre d'emplois.

Toponymie L'origine du nom de Sury est soumis à plusieurs hypothèses d'après Jacques Clavier, dans son ouvrage Sury le Comtal devant son histoire. La première, la plus probable, serait qu'un Romain du nom de ou aurait donné son nom au village à l'endroit actuel, Suriacum. La seconde serait que le mot Sury dérive du mot Surio, soit sur le rio, qui désignait un groupe de maisons construites au bord d'une rivière (soit la Mare). Sury s'appelle Souria dans le patois local, appartenant au domaine Arpitan (Forézien) . Enfin la troisième hypothèse serait que le nom latin de dérive de Sévère, empereur romain, alors confronté dans une bataille à un certain Albiniacum, ou Albin, donnant ainsi le lieu-dit d'Aubigny.

Le terme comtal est dû au fait que le village est directement soumis aux comtes de Forez, qui font du château une de leurs principales résidences. La mention « le-Comtal » apparaît notamment dans le célèbre armorial de Guillaume Revel en 1440.

Quant aux noms de lieux-dits, ils sont essentiellement issus de leurs composantes naturelles et de l'agriculture.

Histoire Préhistoire et Antiquité L'histoire antique, et celle encore antérieure, de Sury-le-Comtal est encore sujet à débat. Les découvertes pré-antiques sont plutôt minces, et résident principalement dans la découverte en 1882 d'un long silex taillé en forme de poignard, pendant le percement du canal du Forez. D'autres silex ont pu être retrouvés ailleurs sur la commune, notamment au lieu-dit les Massards dans le nord de la commune, ainsi que les indices d'un habitat.

De la période antique, sont arrivées à nous les villas de Surus et d'Albinus. Situé sur le territoire du peuple des Ségusiaves, Sury conserve surtout des traces de la période gallo-romaine. L'abbé Relave (1850-1920), curé (en 1891/1895-1908) et historien de Sury, suggère que la voie Bollène, voie romaine reliant Lyon à Bordeaux, passait à au sud-est de la gare, empruntant alors un gué sur la rivière de la Mare. Quant à la villa de Surus, Pierre-Maxime Relave la place à proximité de la voie, mais les vestiges sont minces : principalement des tuiles à rebord, notamment vers le cimetière et la gare. Des pierres d'angle de l'actuelle chapelle Saint-Étienne seraient aussi d'origine romaine. En revanche pour Noël Gardon, l'intégralité de ce qui a été relevé à Sury ne témoigne pas, pour l'instant, de plus qu'un habitat modeste, et les tuiles à rebord découvertes pourraient simplement dater des environs de l'an mil. Des tuiles plates caractéristiques ont aussi été retrouvées un peu plus au sud, au lieu-dit de l'Orme. L'hypothèse selon laquelle le nom de Sury dériverait de Sévère, empereur romain opposé à Albin au cours d'une bataille à Sury, est généralement repoussée par l'absence totale de vestiges.

À l'occasion du creusement du canal, encore plus au sud de la gare, près du lieu-dit de l'Ozon, un vase romain ainsi que d'autres éléments (monnaies impériales, fragments de vases, ossements d'humains et d'animaux, le tout situé dans un petit bâti gallo-romain) sont mis au jour.