La Tour-en-Jarez est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes. En , elle compte . C'est une commune urbaine faisant partie de l'unité urbaine de Saint-Étienne.
Châtellenie fortifiée prospère au Moyen Âge, autrefois bourg d'armuriers et de paysans, La Tour-en-Jarez est aujourd'hui un village pittoresque qui bénéficie à la fois de la proximité directe de Saint-Étienne et du calme des territoires isolées grâce à son positionnement, sur une colline. Désormais aisée, la commune a connu une croissance très rapide de sa population entre et . Ses habitants se nomment les Tourangeois et les Tourangeoises.
Géographie
Localisation Située à au nord de Saint-Étienne., La Tour-en-Jarez se compose d’un centre-bourg accroché à une butte dominant les alentours.
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de :
Géologie et relief Superficie La superficie du village est de ; son altitude varie de Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, ..
Paysages La rivière l'Onzon traverse la commune. Le centre du village est adossé à une colline qui peut être comparé à l'adret. C'est « la rive droite » de la commune. Les Tourangeois « de la rive gauche » sont moins nombreux, et situés sur le versant ubac d'une deuxième colline au sud du bourg. Les deux parties du village se font donc face. Cette partie de la commune est appelée « vieux » ou « petit Montreynaud » car sur le versant sud de la même colline se situe le « nouveau » Montreynaud, quartier stéphanois, construit dans les années - à la place d'anciens champs.
Le crêt de Montreynaud offrant un panorama sur Saint-Étienne est ainsi situé sur la commune de La Tour-en-Jarez.
Hydrographie Des cours d'eau furent souvent utilisés pour tracer les limites communales (c'est le cas au sud-ouest, à l'ouest, au nord, au nord-est…). Le plus long d'entre eux est le Furan, rivière qui prend sa source au Bessat et, après un parcours de , se jette dans la Loire à Andrézieux-Bouthéon. Entre L'Étrat et La Tour-en-Jarez, elle est alimentée par l'Onzon qui parcourt . Celui-ci prend sa source à Saint-Christo-en-Jarez et traverse d'est en ouest le sud du village. Le Reteux, long de , coule en partie dans la commune, à l'ouest. Il provient de Saint-Héand et conflue avec le Furan environ plus loin que l'Onzon. Le ruisseau de Feuillatée est un affluent de l'Onzon tandis que celui de Grattejambe est tributaire du Reteux. Tous deux, plus courts, suivent des parcours se situant presque exclusivement à La Tour-en-Jarez..
D'une manière générale, l'eau jaillit à de nombreux endroits sur les collines environnantes, si bien qu'il est difficile d'estimer la longueur totale du réseau hydrographique de la commune. Toutefois, en s'essayant à cet exercice, on peut estimer qu'il se trouve entre et d'écoulements au total sur le territoire communal (en comptant les nombreuses portions de cours d'eau partagées avec d'autres communes)Étude faite grâce à l'outil "Mesurer une distance" de Google Maps..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Étienne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité L'extrême nord de la commune (moins de ) fait partie de la ZNIEFF des Contreforts méridionaux des monts du Lyonnais. La partie sud du territoire communal recouvre quant à elle la limite septentrionale du site géologique qu'est le bassin houiller de Saint-Étienne.
Urbanisme Typologie Au , La Tour-en-Jarez est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en .. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-ÉtienneUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Saint-Étienne, il y a une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Étienne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols est marquée par l'importance des territoires agricoles (68 % en 2018). La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover millésimée est la suivante : prairies (47,7 %), zones agricoles hétérogènes (20,3 %), forêts (19,7 %), zones urbanisées (12,3 %)..
Logement En , le nombre total de logements dans la commune était de 568, alors qu'il était de 552 en et de 472 en .
Parmi ces logements, 94 % étaient des résidences principales, 0,2 % des résidences secondaires et 5,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 79,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 20,2 % des appartements..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à la La Tour-en-Jarez en en comparaison avec celle de la Loire et de la France entière. Concernant le statut d'occupation de ces logements, 79,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (78,1 % en 2013), contre 58,7 % pour la Loire et 57,5 % pour la France entière..
+ Le logement à la La Tour-en-Jarez en 2018. Typologie La Tour-en-Jarez Loire. France entière. Résidences principales (en %)9485,682,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)0,24,19,7 Logements vacants (en %)5,810,48,2
Voies de communication et transports Voies de communication Le village est notamment traversé par la route départementale (RD) 1498 (ex-route nationale 498) qui relie Saint-Chamond au carrefour dit de Ratarieu qui mène à L'Étrat, La Fouillouse, Villars ou Saint-Priest-en-Jarez.
Transports La Tour-en-Jarez est desservie par deux lignes de la STAS, la ligne 25 (La Terrasse <> Gare de Saint-Chamond) et la ligne 27 (La Terrasse <> Saint-Héand - Collège Parking Nord <> La Gimond et Aveizieux à certaines heures).
Énergie Les besoins en électricité de la mairie, de l'école et de la salle des fêtes sont assurés par . L'excédent de production est vendu à EDF...
Toponymie Le village était au Moyen-Âge une châtellenie qui comprenait plusieurs tours situées au sommet de la colline occupée par la commune.... Le terme Jarez est l'évolution des différents termes souvent présents dans le nom de ce point d'intérêt, et renvoie à l'affluent du Rhône qu'est le Gier.
Histoire Antiquité Le premier peuple ayant avec certitude contrôlé le territoire actuel de La Tour-en-Jarez est celui des Ségusiaves... Ces Gaulois se seraient installés dans le Forez à partir du Toutefois leurs oppidums étaient surtout situés sur les rives de la Loire : il y avait par exemple celui d'Essalois sur le territoire de la commune de Chambles, celui de Feurs, celui de Crêt-Châtelard à Saint-Marcel-de-Félines, celui de Joeuvre au sud de Roanne et Roanne elle-même.. Ils habitaient donc surtout la plaine du Forez, néanmoins on trouve d'autres traces de ce peuple entre la Loire et le Rhône. Lyon, qui n'obtint un statut autonome qu'après la conquête romaine, en , était certainement située sur la frontière entre les Ségusiaves et les Ambarres. Rien ne prouve que la future capitale des Gaules était habitée de manière pérenne, mais il est probable que le site de Fourvière ait servi de lieu de réunion entre Gaulois et fut le théâtre d'échanges avec les Romains.. Les Ségusiaves participaient d'ailleurs à des échanges commerciaux avec la côté méditerranéenne, notamment avec Massalia (Marseille), alliée de Rome..
À cette époque, il est difficile de dire ce qu'était La Tour-en-Jarez. Puisque l'on a retrouvé quelques débris anciens (des tuiles, des lampes, des fragments de poterie ou encore des moulins à bras en basalte.), il est possible que la colline fut déjà habitée. Cependant il n'y avait peut-être qu'un point de défense ou de guet à cet emplacement plutôt stratégique du fait de sa surélévation et de sa proximité avec des cours d'eau de tailles variables.
Au , les Ségusiaves rejoignirent la confédération formée par les Éduens contre celle des Arvernes. D'abord alliés de César et favorables à une romanisation de leur nation, les habitants du Forez se rebellèrent ensuite en et tentèrent de venir en aide à leurs anciens ennemis à Alésia, sûrement car ils y furent contraints puisque leurs suzerains avaient fait volte-face. À la suite de la victoire romaine et du passage en Gaule lyonnaise, les Ségusiaves furent mieux traités que leurs voisins, preuve de relations amicales anciennes, et devinrent une cité gallo-romaine maintenant ainsi une certaine autonomie.
Une stèle présentant l'astre du jour rayonnant sur chacune de ses faces, a été décrite par un historien du , Jean-Marie de La Mure, après qu'elle fut découverte au sommet . Il parle dans son Histoire universelle, civile et ecclésiastique du pays de Forez. Dressée sur des autorités et des preuves authentiques d'une pierre noircie par le temps, dont la moitié inférieure (environ , soit environ aujourd'hui) avait la forme d'un pavé droit alors que la moitié supérieure ressemblait à une pyramide à base carrée. Le tout aurait fait . Au sommet, on trouvait un orifice qui aurait pu accueillir un flambeau, ce qui voudrait donc dire que cette curieuse structure était en fait une sorte de phare utilisé à une époque inconnue.. F. Chaux affirme même qu'elle était dans sa Petite monographie de La Tour-en-Jarez (Loire)..