Usson-en-Forez est une commune française située dans le département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes, et faisant partie de Loire Forez Agglomération.

Géographie Situation Comme son nom l'indique, Usson fait partie du Forez Couches « Cartes IGN classiques » et « Hydrographie » activées. Les distances à vol d'oiseau se mesurent avec l'outil « Mesurer une distance » dans l'onglet « Outils cartographiques » à droite (symbole de petite clé plate)..

Usson-en-Forez est une commune située dans le département de la Loire et de la région Auvergne Rhône-Alpes.

La commune est au sud-ouest de sa sous-préfecture Montbrison. et à à l'ouest de sa préfecture Saint-Étienne..

Usson se trouve aux limites du Velay, du Forez et de l'Auvergne.

Située sur un plateau montagneux, la commune . Usson-en-Forez compte .

La commune fait partie de la Communauté de communes du Pays de Saint Bonnet le Château.

Les du village de Usson-en-Forez vivent sur une superficie totale de avec une densité de par et une moyenne d’altitude de .

Communes limitrophes

vignette|Localisation du village et des communes aux alentours.|centre

Voies de communication et transports Usson-en-Forez compte .

La superficie de la commune est de . Elle dispose d'une densité de .

Son altitude varie de Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, .. Son altitude moyenne est de .

Le hameau Le Poyet est le plus élevé. Le point culminant de la commune est à sur le contrefort du Jametton.

Les gares les plus proches de Usson-en-Forez se trouvent à Saint-Romain-le-Puy (), Vorey (), Retournac (), Beauzac () et Chamalières-sur-Loire ().

Hydrographie La commune est arrosée par le Chandieu.

L'Ance coule sur la limite de la commune et le département de la Haute-Loire.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Tiranges à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Usson-en-Forez est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Icidmagus (lire *Icio-) au ..

Il remonte à un type toponymique gaulois Icio-mago., le second élément étant bien identifié, à savoir le gaulois magos « champ, marché » (cf. vieil irlandais mag, génitif maige « plaine, terrain découvert, champ »). Il a parfois abouti à la terminaison -on dans la toponymie française, aussi bien au nord qu'au sud (cf. certains ).

En revanche, la nature du premier élément Icio- pose davantage problème. On peut y voir un anthroponyme gaulois Iccius, que l'on retrouve dans le type toponymique *Icciacum (combiné au suffixe de localisation et de propriété -acum, d'origine gauloise) qui a donné les , Issac, etc. ou encore un appellatif ico-, dont le sens est hypothétique, peut-être un nom d'oiseau proche parent du latin pīcus, pīca « pivert, pie », on le rapproche alors du nom de personne Icovici, qui serait formé sur le même modèle que Brannovices sur branno- « corbeau », à moins d'y voir un icos « pointe, pic, montagne ».

Le village fait partie de l'aire d'influence de l'occitan et y est appelé Usson de Forés.

Histoire Antiquité Usson succède à un ancien site gallo-romain Iciomago. Des routes d'époque romaine sont d'ailleurs encore présentes dans la commune. La ville est citée sur la table de Peutinger sur la voie Bolène reliant Aquis Segete (Moingt) et Reuessione (Ruessio, Saint-Paulien). La voie a été signalée à Chalenconnet, au nord du bourg. Elle passait ensuite au hameau de la Boulaine à au nord-est d'Usson. Une borne milliaire portant le nom de l'empereur Maximin (235-238). a été trouvée au hameau de Grangeneuve à au nord d'Usson, ainsi que des monnaies de Trajan, Néron, DomitienJean-Étienne Dufour, Dictionnaire topographique de la Loire, 1007-1008, Publications de l'université de Saint-Étienne, Saint-Étienne, 2006 .… Elle est plus ou moins visible à Jouanzecq ( au sud-ouest du bourg), après quoi elle descend la pente raide de la vallée de l'Ance et sort de la commune en traversant cette rivière aux abords de Pontempeyrat. Le « GR 765 ouest » recoupe souvent son trajet dans la commune. Une borne milliaire a été trouvée sur Usson-en-Forez, qui était utilisée pour soutenir une galerie ; mais il semble qu'elle a été perdue, avant 1858. Son inscription cite l'empereur Maximin (25-28) et, plus précisément, son proconsulat ; ce qui date la borne de l'an 236 au plus tard.. Cette inscription indique aussi qu'elle marque le quatorzième milliaire et qu'elle a été installée en remplacement d'une borne détruite par vétusté.

Moyen Âge Au Moyen Âge, un seigneur local avait construit un château dont il reste aujourd'hui des portions de fortification. Le château est cité dans le cartulaire de Chamalières, entre 954 et 981 et devait appartenir à la famille des Baffie. Plusieurs tours sont encore dressées. L'une d'entre elles est comprise dans l'enceinte de l'écomusée du Forez..

Un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par Usson, en descendant de Montarcher. À l'âge d'or du monastère de la Chaise-Dieu, des moines casadéens étaient fixés à Usson sur le site de l'église de Chambriac.

Au , le seigneur d'Usson appartenait à la famille de Rochebaron, puis à la famille de La Roue. Elle est pillée en 1361 par un seigneur de Polignac, probablement Armand IX. De nouveau attaquée vers 1380, le château et l'église Saint-Barthélemy sont saccagés. La paroisse dépendait au spirituel du diocèse du Puy-en-Velay et la ville possédait deux églises : Saint-Barthélemy, dite église majeure en 1347 (passée sous le vocable de prieuré Saint-Symphorien) et Sainte-Marie (aujourd'hui Notre-Dame de Chambriac).

Période moderne

Période contemporaine

Politique et administration Liste des maires vignette|La mairie.

Usson-en-Forez faisait partie de la communauté de communes du Pays de Saint-Bonnet-le-Château de 1996 à 2016, puis a intégré Loire Forez Agglomération.

Démographie Les habitants et habitantes de la commune de Usson-en-Forez sont appelés les Ussonnais et les Ussonnaises.

Économie vignette|alt=Scieurs de long du Forez vers 1900|Scieurs de long du Forez vers 1900. L'histoire économique du village a été marquée comme ailleurs dans la région, par l'agriculture, l'élevage et la sylviculture, mais aussi par la production de poix. Des fours à poix jalonnent la commune, en particulier en bordure de forêts. Cette poix était utilisée pour l'étanchéification des rambertes, barques en bois qui descendaient la Loire.

Venus des monts du Forez, les scieurs de long partaient à la scie de la Saint-Michel à la Saint-Jean vers des climats plus méridionaux. La montagne de Lure, suivie du mont Ventoux fut un de leurs lieux de prédilection. Organisés en brigades, venant du même village et souvent parents, ils apportaient leurs scies pour débiter les troncs des hêtres en planches. Même si quelques-uns avaient fait le voyage au cours du , le gros de leur contingent vint travailler dans les forêts de Lure à partir du premier Empire, où à Saint-Étienne-les-Orgues la population passa de , en 1806, à , en 1836. Leurs carnets d'ouvriers, obligatoirement visés par les autorités, ont permis de connaître leurs noms et leurs lieux d'origine. Ils arrivaient de Saillant, Usson-en-Forez et Saint-Julien-Chapteuil. Ils se nommaient Allivot, Savinel, Courveille, Jouvet, Bouillon ou Faveral et leurs patronymes se retrouvent encore sur place quand ils ont fait souche. Installés, ils devenaient marchands de bois ou de vin..

À partir de 1873, l'économie d'Usson a connu un essor important après la construction du chemin de fer qui reliait directement la commune à Saint-Étienne. Cette voie est aujourd'hui interrompue. Seul subsiste un train touristique entre Estivareilles et Sembadel.

Enseignement La commune d'Usson-en-Forez dispose d'une école primaire publique.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Lieux-dits et hameaux vignette|Un lavoir en pierre situé au hameau de Daniecq.

Lieux notables La ville de Usson-en-Forez abrite deux monuments historiques (la Chapelle de Chambriac et l'église) et un musée (l'écomusée des Monts du Forez.).

L'église paroissiale Saint-Symphorien, reconstruite au à la place de l'église Saint-Barthélemy. Des éléments de l'église du ont été réutilisés dans les et : Église Saint-Symphorien.. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1982.. La reconstruction a été entreprise par les moines de l'abbaye de la Chaise-Dieu. Au moment de sa construction, l'église ne comprenait qu'une seule nef orientée est-ouest sur laquelle s'ouvraient dix chapelles latérales. Ces chapelles étaient desservies par des confréries ou des congrégations ou appartenaient à des familles de notables dans lesquelles elles avaient leurs bancs et leurs sépultures. Le cimetière entourait l'église sur trois côtés. Le clocher a été construit en 1601. En 1731, les deux chapelles proches du chœur et situées de part et d'autre sont agrandies pour former un transept. Quelques années plus tard, on ajouta à l'est à chacune de ses chapelles une sacristie. L'augmentation de la population de la commune nécessita d'agrandir l'église en 1883. Le curé Dumas fit reporter vers l'extérieur les murs des chapelles pour créer de part et d'autre de la nef centrale des collatéraux plus large que le vaisseau central. Le clocher est modifié en 1871 pour lui donner sa forme actuelleDocumentation : panneau d'information à l'intérieur de l'église.. La chapelle Notre-Dame-de-Chambriac. qui date du .

La chapelle Sainte-Reine au hameau de Lissac., qui contient une miniature originale sur les instruments de la Passion fabriquée en ivoire. Des croix et des oratoires, dont les hameaux de la commune sont parsemés, à la croisée des chemins. Ces croix, en pierre ou en métal, sont très anciennes et caractéristiques de la région du Forez.