Valfleury est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie Le village est situé sur un rebord de la vallée du Gier, à l’extrémité des monts du Jarez. Saint-Étienne est distante de ., Lyon, de ..

La superficie de la commune est de ; son altitude varie de Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, ..

La limite communale avec le village voisin de Cellieu est basée sur le cours de la Durèze, notamment en aval du village de Valfleury. Cependant, au niveau du village, la limite communale s'écarte du lit du cours d'eau pour empiéter dans le village, si bien qu'une partie de la place et trois maisons se retrouvent rattachés d'un point de vue administratif à la commune de Cellieu. Afin de remédier cette situation qui occasionne des désagréments chez certains des habitants et dans la gestion des espaces publics, les terrains concernés sont cédés de Cellieu à Valfleury en 2026.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Chamond à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Valfleury est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Étienne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Histoire Valfleury, un village né d’une légende :

« Un jour aux environs de Noël, vers l’an 800, un berger de la Goutelle conduisant son troupeau avait vu avec étonnement, à la source même de la Dureyze, un genêt tout en fleurs ; il en avait doucement écarté les branches, et, ô merveille, il y avait, au milieu, une statue de la Sainte Vierge assise sur un trône et tenant son petit enfant sur les genoux. Chacun voulut voir là, un prodige. On en informe le curé voisin, messire Rimaud (…) ; celui-ci, tout heureux, fit transporter la statue miraculeuse dans son église, à Saint-Christo. Les gens du pays arrivèrent en foule pour la vénérer, et à la nuit les portes de l’église furent soigneusement fermées. Grand émoi le lendemain ! La statue n’était plus là, et les portes étaient restées fermées ! C’étaient certainement les anges qui avaient repris leur Reine pour la déposer à nouveau à la source de la Dureyze, non sans s’être arrêtés un instant en chemin, car l’on voyait et l’on voit toujours la place où elle reposa sur le rocher qu’on appelle la Chaise de la Vierge. On la retrouva avec admiration là où le berger de la Goutelle l’avait découverte la veille, et on comprit qu’elle voulait être honorée en ce lieu. » La Vierge du Genêt d’or est née.

Le territoire fait partie de la tribu gauloise des Ségusiaves jusqu’à sa romanisation. Au milieu du siècle, un aqueduc de 86 km est construit pour alimenter Lyon en eau, au départ de Saint-Chamond. Il s'agit de l'aqueduc romain du Gier. Deux édifices sont visibles sur le chemin des Alimentales et un autre en remontant le bois de la Durèze. Au total, près de 2000 m d’ouvrage sont enfouis ou perdus par le temps sur le territoire de la commune.

Le pèlerinage prend son essor à partir de 1059, lorsque les moines bénédictins de la Chaise-Dieu y fondent un prieuré et construisent quelques bâtiments nécessaires à leurs activités en continuité de la chapelle existante. Au siècle, le prieuré dépend de Montverdun au spirituel et de la paroisse de Saint-Christo. Au civil, le prieur est seigneur d’une partie du territoire de Valfleury et de quelques lieux des paroisses voisines. En 1262, un cimetière est créé pour les moines, à proximité de leurs bâtiments.

En parallèle des bénédictins, plusieurs générations de seigneurs s’établissent aux Chabaudières du au milieu du siècle. Il s’agit des D’Urgel, chevaliers issus de la branche de la Tour-en-Jarez du même nom. Très peu d’informations existent. Un château aurait ainsi existé au Moyen Âge. Le domaine comprenait toutes les terres de Lachal. Ce dernier aurait servi comme pierres de construction pour le château de Lachal.

Au début du siècle, Valfleury est annexé au prieuré de Savigneux, dépendant lui aussi de la Chaise-Dieu, et tombe ensuite en commende. Les abbés et prieurs sont ainsi nommés par le roi et non plus par les instances ecclésiastiques. Cette modification administrative s’accompagnera progressivement d’une certaine décadence. Cependant les épisodes de pestes entre 1586 et 1686 vont apporter un afflux de pèlerins, comme en témoigne celle de 1629 où 52 paroisses des alentours forment le vœu de venir en pèlerinage à Valfleury.

Le , la Congrégation de la Mission, issus de Saint Vincent de Paul, prend possession du prieuré. Il ne sera définitivement séparé de celui de Savigneux qu’en 1744.

Au siècle l’église sera agrandie et englobera ainsi la source miraculeuse.

La Révolution Française interdira la présence des Lazaristes de 1793 à 1802. Leurs biens seront vendus ou cachés. La statue de la Vierge le sera dans la maison d’un nommé Granotier et déposée dans une cave secrète.

Le cimetière étant trop petit, le Père Lugan achète du terrain en 1841 pour le faire agrandir, terrain qu’il donnera à la commune en 1853.

Le hameau de Lachal est mentionné dans le patronyme de la commune car il abrite un château construit de 1782 à 1784. Jean-Dominique Terrasson, écuyer et secrétaire du roi, achète le domaine de Lachal à la famille Terrasson de Senevas. Pierre-Antoine Dalgabio, architecte piémontais, adopte le style néo-classique pour la construction du château avec quatre tours carrées. À la suite de la Révolution, le château sera vendu au comte Jean-Baptiste du Treyve, puis appartiendra à la famille du marquis de la Gardette. Le château est inscrit partiellement aux monuments historiques depuis 1995.

L’église est d’abord restaurée en 1833, puis entièrement reconstruite entre 1853 et 1866 d’après les plans de Pierre Bossan, futur architecte de la basilique de Fourvière. Son coût de 35 000 francs est entièrement financé par des fonds privés, ce qui explique qu’elle n’appartient pas à la commune. Le conseil municipal approuve sa construction le et le préfet le .

L’église abrite un carillon de 15 cloches qui sonne tous les quarts d’heure en journée. C’est l’un des plus importants du département.

Les Lazaristes découvrent une mine d’antimoine en 1755 sur le flanc nord du mont Crépon. Cette mine perdurera jusqu’à la Révolution et connut une reprise entre 1913 et 1934. Le filon de stribine mesure 400 m de long.

Entre 1880 et 1901, les Lazaristes font construire plusieurs monuments, encore visibles aujourd’hui : le calvaire sous leurs bâtiments, le Rosaire et la chaise de la Vierge au-dessus du bourg.

La commune aura l’honneur d’avoir la visite de l’ancien président du Conseil, Monsieur Aristide Briand, en 1911, lors de sa venue à Saint-Étienne.

Malheureusement les guerres n’épargneront pas les enfants du pays. 21 d’entre eux seront tués durant celle de 1914-1918. Un grand monument aux morts sera construit en 1920 à l’extrémité du « bois des pères ». Il sera démoli vers 1990 et la mairie en reconstruira un nouveau, plus sobre sur la place du village.

Politique et administration

Démographie

Vie locale Activités économiques Comme de nombreuses petites communes rurales, Valfleury souffre d'un déficit en commerces. Plusieurs restaurants se sont succédé depuis l'ouverture en 2011 d'un commerce multi-service.

Bien que quelques artisans soient présents sur la commune, Valfleury est essentiellement tournée vers les activités agricoles, notamment l'arboriculture. Celle-ci souffre malheureusement des dégâts dues à la drosophile (cerises et fruits rougesSource personnelle).

Le village est desservi par deux lignes de bus de la STAS:

la 84 (Sorbiers-La Talaudière) puis correspondance avec la 10 pour aller à Saint-Etienne la 48 (Grand Croix) puis correspondance avec la M pour aller sur Rive-de-Gier ou Saint-Chamond.

Gentilé La plus ancienne mention du nom de Valfleury est présente dans un pouillé du diocèse de Lyon datant 1225 sous le nom de Vallis Florida (Vallée Fleurie). La commune est détachée de Saint-Christo, au civil, à partir de la Révolution et prend le nom de Saint-Christo-Lachal-Valfleury. Au spirituelle, elle est érigée en paroisse en 1809, sous le même nom. Elle comprend certains hameaux de Cellieu et de Saint-Julien. La Sibertière fait la frontière entre les hameaux de Valfleury et ceux restant sur Saint-Romain. La paroisse prend le nom de Valfleury en 1828 avec ses délimitations définitives.

En 1862, les hameaux de la paroisse de Saint-Romain-en-Jarez souhaitent en être rattachés civilement. Ils formulent leur demande par courrier au Préfet afin d’être en cohérence avec celles de la paroisse. Ce à quoi, le Conseil Général répond par la négative en 1864. Le conseil municipal demande le changement de dénomination à partir de 1885. Il fonde sa requête sur ce que les personnes éloignées confondent facilement dans leurs adresses le nom de cette commune avec celui de Saint-Christo-en-Jarez. Par décret du , la commune prend alors le nom actuel de Valfleury. Cela met fin par la même occasion à un débat sur les limites administratives.

Historiquement, les habitants de Valfleury se nommaient les « Coflachures », du patois « chure » (la chèvre) et « cofler » (gonfler). En effet, la légende locale affirme que, jadis, les habitants de Valfleury qui voulaient vendre leurs chèvres à la foire de Saint-Christo-en-Jarez faisaient gonfler le pis de celles-ci en le frottant avec une poignée d'orties, d'où ce surnom. Ce nom jugé peu valorisant par la population du village fut remplacé par « Valfleurantin ». à la suite d'un référendum local organisé le , simultanément au tour des élections législatives. vignette|statue Vierge de Valfleury

Lieux et monuments Basilique et statue de la Vierge Noire ; Sanctuaire Notre-Dame-de-Valfleury ; Crypte et Rosaire (belle vue sur le village) ; Chemin de la Vierge ; Chemin de croix ; Château de Lachal (privé) ; Col de la Gachet ;

Fêtes - Associations Culte marial - pèlerinage les 14 et .