Hubert Amyot d'Inville, né le à Beauvais et mort le à Montefiascone, dans le Latium en Italie, est un des premiers Français libres de l'été 1940..

Surnommé l'Astuce et toujours accompagné de son chien Bob, Hubert Amyot d'Inville est l'une des grandes figures des Forces navales françaises libres (FNFL), indissociable de l'histoire du de fusiliers marins. Il est Compagnon de la Libération.

Biographie Famille Hubert-Marie Amyot d'iville est né le à Beauvais. La famille Amyot d'Inville appartint à la noblesse de robe. Elle s'installe au château de la Morandière à Louvigné-de-Bais (Ille-et-Vilaine), en 1936.

Hubert Marie Édouard Amyot d'Inville est le fils de Pierre Amyot d'Inville et d'Yvonne Drouet d'Aubigny. Trois des fils ont péri pendant la Seconde Guerre mondiale.

L'engagement dans la France libre Officier de la marine marchande et de réserve, Hubert Amyot d'Inville est mobilisé début 1940 comme lieutenant de vaisseau en 1940 et participe à l'évacuation de Dunkerque, mais le dragueur de mine qu'il commandait alors est coulé. Rescapé du naufrage, il est nommé commandant d'une vedette rapide et rallie l'Angleterre et la France libre. Il s'engage le dans les Forces navales françaises libres et devient le second de Robert Détroyat qui forme le Bataillon de fusiliers marins. Il participe à la Bataille de Dakar qui est un échec pour les FFL, puis au ralliement du Gabon, et à la Campagne de Syrie pendant laquelle il est grièvement blessé devant Damas, le tandis que Détroyat est tué dans des conditions obscures.

Amyot d'Inville devient alors chef du de fusiliers marins avec lequel il prend part à la Bataille de Bir Hakeim puis à la Seconde bataille d'El Alamein et à la campagne de Tunisie.

Campagne d'Italie Il est promu capitaine de corvette en 1943 et cette même année, le bataillon que commande Amyot d'Inville est transformé en régiment de reconnaissance blindée de la DFL qui prend part à la campagne d'Italie. Le , la jeep du capitaine de frégate Amyot d'Inville saute sur une mine devant Montefiascone, tuant le capitaine.

Hubert Amyot d'Inville a été inhumé au cimetière de Viterbe, puis au cimetière militaire français de Monte Mario à Rome.

Décorations vignette|130px|Le monument aux morts de Louvigné-de-Bais

par décret du

par décret du avec agrafe "Bir-Hakeim"

Jacques, Gérald et Guy Amyot d'Inville Les trois frères d'Hubert Amyot d'Inville se sont également illustrés pendant la Seconde Guerre mondiale : Jacques Amyot d'Inville (1908-1943), capitaine dans le étranger d'infanterie, tué en Tunisie, le 29 avril 1943 ;

abbé Gérald Amyot d'Inville (- ), entré en Résistance en sous le pseudonyme de Lejeune. Il créa une section FFI à Béthune, en liaison avec un réseau de résistance belge. Il participa également à la réception de parachutages d'armes. Le , il fut arrêté par la Gestapo à Paris. Interrogé à Creil par les Allemands, il fut incarcéré au camp de Royallieu, à Compiègne, jusqu'en . Le , il était déporté à Buchenwald (matricule ). Il fut ensuite transféré à Dora, à Wieda, à Ellrich puis de nouveau transféré à Wieda. Découvert dans l'exercice de son apostolat, il fut roué de coups, il mourut le à Ellrich.

Guy Amyot d'Inville (1918-2002), pendant la Bataille de France de 1940, jeune aspirant du de cuirassiers, il fut grièvement blessé dans son char calciné. Il fut fait prisonnier, le , à Oissy (Somme) et ne fut libéré de l'Oflag IV-D d'Elsterhorst qu’à la fin de la guerre. C'est le seul des frères Amyot d'Inville qui survécut à la guerre. Il se vit décerner une citation à l’ordre du Corps d’armée.

Hommages posthumes vignette|200px|Bustes des 3 frères Amyot d'Inville, devant la maison natale à Beauvais, boulevard Amyot d'Inville. Beauvais : un des boulevards de la ville porte le nom de boulevard Amyot d'Inville ; un monument comportant les bustes des trois frères Amyot d'Inville morts pendant la Seconde Guerre mondiale a été érigé devant leur maison natale. À Senlis, un lycée professionnel porte le nom Amyot d'Inville. Louvigné-de-Bais : la principale rue du village porte le nom de rue des Frères Amyot-d'Inville, elle relie l'église au château de la Morandière, demeure des Amyot d'Inville, pendant la guerre; leurs noms sont inscrits sur le monument aux morts de la commune. En 1974, un aviso de la Marine nationale porta le nom d'Amyot d'Inville en l'honneur des quatre frères. Cet aviso fut désarmé en 1999. vignette|centre|L'ancien aviso Amyot d'Inville.

En 2020, à la suite d'une réforme au sein des forces de ALFUSCO, les unités reçoivent le nom de Fusilier-Marin de la Seconde Guerre mondiale. Le Groupement de Fusilier-Marin Atlantique de la Marine nationale change de nom le 1er Septembre ; il est renommé Bataillon de Fusilier-Marin d'Amyot d'Inville.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Patrick de Gmeline, Amyot d'Inville : quatre frères pour la France, éd. Charles Hérissey, 2004 .

Articles connexes Liste des familles subsistantes de la noblesse française Camp de Wieda Forces navales françaises libres - de fusiliers marins () Corps expéditionnaire français en Italie Compagnon de la Libération Liste des mémoriaux et cimetières militaires de l'Oise

Liens externes

Mémoire et Espoirs de la Résistance

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