Le d'artillerie est une unité de l’armée française créée en 1910 et dissoute en 1994.
Il combat pendant la Première Guerre mondiale comme artillerie de campagne puis artillerie de campagne portée. Il combat ensuite au début de la Seconde Guerre mondiale comme artillerie mobile de forteresse. Réactivé pendant la durée de la guerre d'Algérie, il est recréé une dernière fois de 1973 à 1994 comme régiment d'artillerie sol-air.
Création et différentes dénominations Le d'artillerie de campagne est créé le à Vincennes et Rueil. En 1918 il est transformé en d'artillerie de campagne porté. Il devient d'artillerie portée le . Le d'artillerie de région fortifiée est formé le à Sarrebourg. Il devient d'artillerie mobile de forteresse en et prend part aux opérations de la campagne de 1939-1940. Le I/ RA ( groupe du d'artillerie) est recréé le à partir du d’infanterie et formé de réservistes rappelés en provenance de l’artillerie. Il est dissous le . Le d’artillerie sol-air de réserve est recréé en . En 1994, le régiment est déplacé auprès du d’artillerie et dissous peu après.
Chefs de corps
De 1910 à 1923 1911 : Colonel Bernard 1914 : Colonel Anus
De 1935 à 1940
Guerre d'Algérie : 1956-1962 Premier Groupe :
De 1973 à 1994 1973 : Eugène Benatre 1977 : Lucien Mangold 1981 : Maurice Mielle 1984 : René Caré 1988 : Jean Breniaux 1992 : Jean-Pierre Blandin
Historique des garnisons, combats et bataille du RA
1910 à 1914 Le d'artillerie de campagne est créé le à Vincennes et Rueil. Cette création fait suite à la loi du sur la constitution des cadres et effectifs des troupes d'artilleries.
Le régiment est composé de 4 groupes (, , , ) eux-mêmes composés de trois batteries ( à ) de quatre pièces d'artillerie de 75 mm modèle 1897. +L'organisation du régiment à sa création :Groupe :Batteries : Le , le est au fort de Charenton ( groupe). et Vincennes.
Le , il est basé à Chaumont, et exécute leurs écoles à feu dans le camp de Mailly.
Première Guerre mondiale 1914-1918 vignette|En 1916 au d'artillerie de campagne, entraînement des recrues de la classe 1917. à groupes, 1914-1915 En 1914, il fait partie de la brigade d'artillerie rattachée au 21e corps d'armée ().
Le les à groupes sont mobilisés. Le groupe embarque pour Troyes, le groupe pour Arcis-sur-Aube, pendant que le et le groupe restent postés au camp de Mailly.
En , le régiment prend la direction de l'Alsace en passant dans la région de Rambervillers. Ils franchissent lors de leurs parcours le col de Saales, et reprennent à l'ennemi le mont Donon, ainsi que le village de Schirmeck. Ces victoires ne se font pas sans de lourdes pertes, ainsi les et batteries sont détruites et la batterie perd son capitaine dans la bataille.
À partir du , l'Armée française bat en retraite, et le régiment se replie pour prendre part aux combats de Raon-l'Étape, Neuf-Maisons, Mesnil.
Entre le et le , le régiment se reforme à Grandvillers. Il est décidé alors de transférer la batterie sous le commandement du groupe.
Le , ils embarquent sur le de chemin de fer en direction de la Champagne. Sur place, ils prennent part à des affrontements sur Meix, Tiercelin et Sompuis. Fort de leurs avancées, entre le et le , ils participent à la bataille entre Suippes, Souain et Perthes.
Le , les quatre groupes reprennent le train en direction de Châlons-sur-Marne vers le Nord. Ils se positionnent alors en batterie aux alentours de la colline de Notre-Dame-de-Lorette. Le au Mont-Saint-Éloi, le au ravin de Marquefles et Bully-Grenay, le à Aix-Noulette, et le à Villers-au-Bois.
Pendant le mois de décembre, le soutient plusieurs opérations importantes. Le , il prépare une offensive sur le village et le château de Vernelles, il remplissent les objectifs fixés le , le groupe transfère alors ses forces à Aix-Noulettes.
Les premiers mois de 1915 sont calmes pour le régiment, la ligne de front se fixe. Le , le groupe s'établit à la Fosse Calonne, pendant que le s'avance sur Noulette. Peu de temps après, les troupes s'emparent du sommet du Grand Éperon.
En , une bataille décisive se déroule entre Arras et Lens, le appuie l'offensive en cours sur le plateau de Notre-Dame-de-Lorette. L'assaut est déclenché vers les 9 heures, et l'artillerie pilonne les positions ennemies. Cette opération se solde par une victoire française avec la prise du plateau. Pour cette occasion, et en gratitude de leurs efforts dans la prise de cette position, la division dont fait partie le est citée à l'Ordre de L'Armée.
Le et le groupe voient leurs rangs complétés par les et batteries du régiment d'artillerie de campagne.
Au mois d'août, les groupes et sont détachés des groupes et .
- groupes, 1915-1918 Les deux groupes embarquent le et arrive le 17 à Toul. Là-bas, ils sont mis à la disposition du Corps d'armée, et sont mis en position entre Pont-à-Mousson et Saint-Mihiel. Durant le mois de septembre, les batteries subissent de forts bombardements.
Au début d'octobre, les batteries se déplacent sur la région de Commercy-Saint-Mihiel entre Rambucourt et Beaumont.
En décembre, des attaques sont entrepris du cotés de Tombois et du Bois de la Maillette.
Le feu des canons redouble à partir de , ce qui amène à une riposte de l'ennemi directement sur l'artillerie. Les batteries sont arrosées par les obus, mais continuent de faire feu. Le , ils prennent pour cible Richecourt, et en réponse, les Allemands visent Rambucourt où se situent les canons. Le , c'est Géréchamp qui est pilonné, et l'ennemi réplique sur Bouconville. En mars, les batteries de Saint-Mihiel soutiennent quotidiennement les unités d'infanterie sur le front.
Le , les groupes sont relevés, ils sont alors relocalisés en réserve à Méréville et Richardménil. Ils exécutent pendant ce temps des manœuvres avec le Corps d'armée. Ils repartent le pour Mussey, et prennent place aux Bois Bourrus et Montzeville. Le , de violents combats éclatent dans le secteur, le groupe pilonne le devant des tranchées Boivin et Guilbert, en réponse, il se fait bombarder occasionnant des pertes dans ses rangs.
Le , la batterie soutient l'assaut du régiment d'infanterie sur une tranchée des pentes sud du Mort-Homme. L'artillerie allemande riposte, ce qui oblige la batterie à évacuer les lieux. Le , les Allemands reprenne la main sur la tranchée Boivin, la batterie se retrouve réduit à un seul canon. Les groupes accuse le coup, entre le 13 et le , 13 hommes sont morts et 45 blessés. Le , un violent bombardement, accompagné d'un jet de liquide enflammait s'abat sur le Mort-Homme, et le 20 les affrontements décroit en intensité.
Le , les pièces d'artillerie de Verdun appuient une action d'infanterie entre Thiaumont et Fleury. Les six batteries font feu sur la côte du Talou, et encaissent une riposte sévère. Pendant cette période les communes de Fleury et Thiaumont passeront de main en main, en proie à des tirs continue.
Au cours du mois d'octobre, le groupe prenne reconnaissance dans la forêt de Hesse, puis remplace dans le Bois Bourrus le groupe parti en repos. Enfin, le , les six batteries sont à Montzéville et aux Bois Bourrus. Le , les canons soutiennent une offensive sur la côte du Poivre, l'ouvrage d'Hardaumont est pris dans le même temps. Le 28, les batteries battent retraite sous le feu des artilleries ennemies.
Le , les Allemands lancent une attaque de grande ampleur sur la cote 304, les et groupe aident à l'enrayement de cette assaut. Ils reçoivent pour leur aide lors de cet évènement les félicitations du colonel responsable de la artillerie divisionnaire. Après la bataille, les groupes quittent le secteur de Verdun qu'ils défendaient depuis 8 mois.
- groupes, 1915-1917 Les deux groupes restants se fixent dans la région artésienne, et restent sur cette position sans aucun trouble jusqu'en octobre où ils devront se défendre contre une incursion ennemie.
Vers décembre, ils s'établissent dans les cantonnements de Blangerval et Blangermont.
En , les batteries sont relevées de leur fonction en Artois après quinze mois d'affrontements pour prendre du repos du côté d'Auchy-lès-Hesdin.
Après une prise de manœuvre au camp de Saint-Riquier, les groupes d'artilleries prennent la route de Verdun. Ils arrivent le à Loupy-le-Château et Villers-au-Vent, ils prennent alors immédiatement position au fort Saint-Michel et au fort de Tavannes. L'artillerie tentera de barrer l'offensive ennemie depuis leur position, le 9 et , des divisions ennemies entières prennent d'assaut le fort de Vaux plus au Nord, les assauts sont anéantis à 5 reprises par les batteries.
Les groupes et sont retirés du combat le , et sont mis au repos à Nant-le-Grand, puis à Bussy-le-Repos.
Les groupes d'artillerie font mouvement vers la Champagne, ils se mettent alors en position de batterie au bois de Bouleaux et au Trou Bricot.
Le , les troupes sont de nouveaux relevées de leurs fonctions en Champagne pour se rendre à Aulnay-l'Aitre, et le 25, elles atteignent la Somme dans les environs de Méharicourt. Les avances dans la région permettent aux pièces courant novembre d'avancer dans la région de Soyécourt, sur place les unités se préparent pour la future attaque d'Ablincourt. L'opération est un succès et Ablincourt ainsi que Pressoir sont gagnées sur l'ennemi.
Entre février et , les batteries sont envoyées au repos en Alsace, où elles constituent la artillerie divisionnaire.
Ces deux groupes rejoignent l'artillerie de corps du . Détachés en à l'artillerie de la , ils forment en le .
Régiment d'artillerie de campagne porté 1918
Retirés en , les et groupes forment le d'artillerie de campagne porté à trois groupes en avril.
Autres unités du régiment Le régiment compte également une batterie de canons de 75 isolée (), affectée à l'artillerie de la de réserve. Cette batterie rejoint le en . Il compte également un groupe indépendant de canons de 75, affecté à l'artillerie de de réserve et qui rejoint le en .
La de mortiers de 58 de la est également rattachée administrativement au régiment de à .
1919 à 1923 Lors de la réorganisation décidée en 1923 et effective le , le forme le .
1935 à 1939 Le régiment est recréé le pour servir sur la Ligne Maginot. Stationné à Sarrebourg et Morhange, il est constitué de cinq groupes, formés à partir du groupement automobile du d'artillerie de position. Il constitue l'artillerie de la région fortifiée de la Lauter (secteurs fortifiés de Rohrbach, des Vosges et de Haguenau)..
Le régiment passe à six groupes le mais son rejoint le douze mois plus tard.
Campagne 1939-1940 À la mobilisation de 1939, il forme les , et régiments d'artillerie mobile de forteresse, affectés respectivement aux secteurs de Rohrbach, des Vosges et de Haguenau..
Le RAMF du temps de guerre est un régiment à deux groupes de canons de 75 tractés et un groupe de 155C tractés, plus une batterie hors-rang. Ses moyens automobiles restent réduits.
Au début de la Drôle de guerre, il combat avec la .. À la date du , il est détaché auprès de la . Le se replie mi- vers le sud avec la division de marche Castanet, formée des unités du secteur fortifié de Rohrbach.. Il est sur le canal de la Marne au Rhin les 17 et , avant de finir encerclé près du col du Donon le 24..
Guerre d'Algérie de 1956 à 1962 Envoyé en Algérie le , le est d'abord un groupe à pied, utilisé comme infanterie dans la région de Mondovi, Duzerville, Combes, Morris. Fin 1957, le groupe est affecté à la ligne Morice, ses deux dernières batteries à pied rejoignent en . Renforcées par un détachement de l'unité de détection au sol de la Marine et un détachement du d'artillerie antiaérienne, les cinq batteries équipées de radar et canons, les deux sections anti-mortiers et la batterie hors-rang du I/ regroupent .
Après les accords d'Évian, le régiment rejoint Bir el-Ater puis El Ma Labiodh. Rapatrié au camp de Sissonne, il y est dissous le .
De 1973 à 1994 Il est stationné à Douai (Nord) lors de sa dissolution en 1994.
Étendard du régiment