ou Un justicier dans la ville au Québec est un film américano-canadien réalisé par Eli Roth, sorti en 2018. Il est adapté d'un roman de Brian Garfield, déjà porté à l'écran dans Un justicier dans la ville (1974) avec Charles Bronson ; ce film de Michael Winner avait donné lieu à une franchise cinématographique.

Le rôle principal est cette fois tenu par Bruce Willis. Il incarne le Paul Kersey, un chirurgien urgentiste, honnête et non violent, menant une vie de rêve dans les beaux quartiers de Chicago. Cependant, sa vie bascule après un cambriolage qui tourne mal : sa femme Lucy est sauvagement tuée et sa fille Jordan, âgée de 18 ans, est plongée dans un long coma. Impuissant face à la lenteur de la police à retrouver les coupables, Paul a soif de vengeance et va tout faire pour retrouver les meurtriers de sa femme.

Le film reçoit à sa sortie des critiques négatives et ne réalise pas de bons résultats au box-office.

Synopsis Le (Bruce Willis), chirurgien urgentiste à l'hôpital de Chicago, ville en proie à une violence exacerbée, vit cependant heureux avec son épouse Lucy (Elisabeth Shue) et sa fille Jordan (Camila Morrone). Pour fêter l'entrée de celle-ci à l'université, ses parents et son oncle, Frank Kersey (Vincent D'Onofrio), l'emmènent au restaurant. Après que Paul a discuté avec Miguel, le voiturier, celui-ci prend une photo de leur adresse.

Un soir, alors qu'ils s'apprêtent à partir dîner dans un restaurant pour l'anniversaire de Paul, celui-ci est appelé en urgence à l'hôpital et laisse sa famille seule. Les complices de Miguel s'introduisent dans leur maison mais le cambriolage tourne mal et l'un d'eux abat Lucy et laisse Jordan dans un état catatonique. Paul, dévasté, a au départ foi dans la police. Mais l'enquête des détectives Kevin Raines (Dean Norris) et Leonore Jackson (Kimberly Elise) piétine à cause des nombreuses affaires en cours.

Le chirurgien pense alors acquérir une arme pour se faire justice lui-même et se rend dans une armurerie, mais se ravise quand il comprend qu'il sera rapidement identifié. Un jour, un membre d'un gang est admis aux urgences et fait tomber son Glock. Paul profite du décès de l'homme pour ramasser son arme et s'entraîne au tir en secret.

Quelques nuits plus tard, Paul sort et tue deux voyous qui tentaient de voler une voiture après avoir agressé ses propriétaires. Paul s'enfuit mais la gérante d'un bar a filmé toute la scène qu'elle diffuse sur internet où la vidéo devient virale. Les médias ne tardent pas à surnommer Paul, le « croque-mort », qui récidive en tuant « le vendeur de glaces », un dealer, qui exploitait des enfants. L'opinion se déchire pour savoir si Paul est un justicier ou un criminel. Les détectives Raines et Jackson, mis sur le coup, peinent à trouver ce qui lie les deux affaires.

Lors d'une admission, Paul reconnaît Miguel, tout juste tué par balles. Paul récupère le téléphone de ce dernier et consulte la liste de ses contacts, où il trouve un receleur. Il se rend dans son magasin qui dissimule un stock d'objets volés. Paul confronte le gérant, Pony, qui l'emmène jusqu'au coffre-fort où Paul récupère une partie de ses biens mais le receleur a eu le temps de prévenir Fish, l'un des cambrioleurs, qui arrive sur place et une fusillade éclate. Le voyou abat Pony par erreur. Paul parvient à prendre le dessus et lui fait avouer le nom du deuxième cambrioleur : Joe, mécanicien dans un garage. Reprenant soudain le dessus, Fish est assommé par une boule de bowling et se tire dessus en s'effondrant sur Paul.

Les détectives rendent visite à Paul. Ce dernier détruit les téléphones qu'il a récupérés pour éviter qu'on remonte jusqu'à lui. Il se rend dans le garage de Joe, le ligote et le torture. Celui-ci finit par lui révéler le nom de l'assassin de Lucy : Knox. Implacable, Paul l'écrase en laissant tomber sur lui la voiture sous laquelle il travaillait. Knox contacte Paul et lui donne rendez-vous dans une boîte de nuit où les deux hommes échangent des coups de feu, se blessant mutuellement. Rentré chez lui, Paul trouve Frank qui a découvert son secret et décide de le couvrir.

De son côté, Knox est admis à l'hôpital où il dénonce Paul aux enquêteurs, qui ne peuvent arrêter le chirurgien faute de preuves suffisantes. Paul est prévenu que sa fille s'est réveillée et se rend à l'hôpital d'où elle sort après sa rééducation. Dans l'ascenseur, Knox (que Paul ne reconnaît pas), lui dit qu'ils se reverront bientôt. Paul comprend après coup qui il était et retourne à l'armurerie pour acheter des armes.

Quelques jours plus tard, Knox et deux de ses complices, lourdement armés, se rendent chez Paul. Paul tue les deux hommes puis Knox grâce à un fusil d'assaut qu'il avait dissimulé. Une fois la police sur les lieux, les détectives acceptent la version de faits de Paul, lui suggérant cependant en termes voilés d'arrêter là sa croisade, ce à quoi Paul consent.

Quelques mois plus tard, alors que Paul accompagne sa fille jusqu'à son université à New York, il aperçoit un homme volant une valise. Paul interpelle le voleur, qui tourne la tête vers lui et Paul tend sa main vers lui en mimant un revolver, ultime clin d’œil à une phase dramatique de sa vie, désormais pour lui révolue.

Fiche technique

Titre original et français : Titre québécois : Un justicier dans la ville Réalisation : Eli Roth Scénario : Joe Carnahan, d'après le roman de Brian Garfield et le scénario de Wendell MayesLe générique du film ne mentionne que le roman de Brian Garfield. Musique : Ludwig Göransson Direction artistique : Veronique Meunier Décors : Paul Kirby Costumes : Mary Jane Fort Photographie : Rogier Stoffers Montage : Mark Goldblatt et Yvonne Valdez Production : Roger Birnbaum Producteur associé : Stephen J. Eads Production exécutive : Ilona Herzberg Supervision de production : Irene Litinsky Sociétés de production : Metro-Goldwyn-Mayer et Paramount Pictures Société de distribution : Paramount Pictures (États-Unis, France) Budget : 30 millions de dollars Pays de production : Langue originale : anglais Format : couleur Genre : action, policier, rape and revenge Durée : 107 minutes Dates de sortie : États-Unis : France : Classification : États-Unis : R (Restricted)D'après le Motion Picture Association, organisme de classificatio cinématographique américain, le R (Restricted), les enfants de moins de 17 ans doivent être accompagnés d'un adulte. France : Interdit aux moins de 12 ansD'après l'avis émis par le CNC à sa sortie, . Lors de sa première diffusion télévisée sur Canal+, le long-métrage est « déconseillé aux moins de 16 ans », tandis que sa première diffusion en clair sur TF1, puis les diffusions ultérieures, le film garde la classification en salles, mais il s'agit d'une version censurée (en accord avec les producteurs du film d'après le carton avant la diffusion) afin de passer en prime time.

Distribution Bruce Willis : , chirurgien urgentiste Vincent D'Onofrio : Frank Kersey, frère de Paul Dean Norris : Kevin Rains, inspecteur de police Kimberly Elise : Leonore Jackson, inspectrice de police, équipière de Rains Ian Matthews : Ponytail Mike Epps : (non crédité) Elisabeth Shue : Lucy Kersey, épouse de Paul Camila Morrone : Jordan Kersey, fille de Paul et de Lucy : Joe Beau Knapp : Knox Jack Kesy : Tate « Fish » Karp Wendy Crewson : Jason Cavalier : l'officier McCord Kirby Bliss Blanton : Bethany Len Cariou : Ben, le beau-père de Paul Luis Oliva : Miguel Stephanie Janusauskas : Sophie Warona Setshwaelo : Carla, infirmière Stephen McHattie : le chef de la police Sway Calloway : lui-même Source : AlloDoublage. et RS Doublage.; version québécoise sur « Doublage.qc.ca »

Production Genèse, développement et attribution des rôles vignette|upright|Sylvester Stallone devait initialement réaliser le film et en tenir le rôle principal. vignette|upright|Joe Carnahan.

Le projet de remake de Un justicier dans la ville est évoqué dès 2006. Sylvester Stallone annonce qu'il veut réaliser le film et interpréter le rôle principal. Il explique alors sa vision du rôle : . En , Sylvester Stallone annonce officiellement qu'il renonce au projet, pour causes de . Néanmoins, il restera attaché au projet mais seulement en tant que producteur.

En , The Hollywood Reporter rapporte que le projet est toujours en cours. Joe Carnahan est annoncé comme réalisateur et scénariste. Liam Neeson et Frank Grillo sont alors annoncés dans les rôles principaux. Russell Crowe est un temps évoqué.. En 2013, Joe Carnahan quitte à son tour le projet. Gerardo Naranjo est alors un moment attaché au poste de réalisateur. Benicio del Toro est alors envisagé dans le rôle principal, qu'il préfère refuser.

En 2016, Paramount Pictures et MGM confirment que le projet est toujours d'actualité en annonçant que et réaliseront le film, avec Bruce Willis en tête d'affiche. L'acteur faisait partie d'une shortlist incluant Russell Crowe, Matt Damon, Will Smith et Brad Pitt. En , c'est un nouveau coup d'arrêt, lorsque les réalisateurs Keshales et Papushado quittent à leur tour le film, après que le studio a refusé leurs réécritures du script. En , Eli Roth signe pour les remplacer.

En , Vincent D'Onofrio décroche le rôle du frère de Paul Kersey, alors que Dean Norris rejoint lui aussi la distribution. En , Kimberly Elise et Camila Morrone obtiennent les rôles de l'inspecteur Jackson et Jordan Kersey. Elles sont suivies quelques jours plus tard par Ronnie Gene Blevins.

En , alors que le tournage a débuté, Joe Carnahan déclare : . Déçu par la tournure des évènements, il évoque la possibilité un jour de réaliser lui-même sa vision du film, avec son propre script : .

Tournage Le tournage débute mi- à Chicago. En , il se poursuit à Montréal au Canada.

Sortie et accueil Critique Aux États-Unis, le film reçoit des critiques mitigées. Sur l'agrégateur Rotten Tomatoes, il ne reçoit que 17% d'opinions favorables pour 125 critiques et une note moyenne de . Le consensus qui se dégage est que le film n'est qu'une relecture qui n'a pas le cran et la conviction de l'original et qui souffre d'un mauvais timing. Sur Metacritic, Death Wish récolte une moyenne de pour 32 critiques.

Sur le site français Allociné, le film totalise une moyenne de pour 11 titres de presse recensés. Du côté des avis positifs, Gilles Esposito de Mad Movies écrit notamment Dans Le Journal du dimanche, Stéphanie Belpêche le décrit quant à elle comme . Mathieu Platret du Journal du geek écrit Sylvestre Picard de Première écrit notamment .

Certaines critiques sont cependant négatives, comme celle parue dans Voici : . Dans Écran Large, Simon Riaux écrit quant à lui . Édouard Sonderborg de Ouest-France trouve que l'acteur est et que .

Box-office

Analyse

Paul Kersey est un chirurgien urgentiste. Dans les films précédents de la saga, Paul Kersey est architecte. Dans la dernière scène d'action, Kersey est attaqué chez lui par des bandits (scène ressemblant à celle de Un justicier dans la ville 2 et Le Justicier : L'Ultime Combat avec Charles Bronson). Kersey tente donc de protéger sa fille, dans Un justicier dans la ville 2, il ne réussit pas à sauver sa fille mais dans ce remake, il réussit à la protéger des voyous.

Références à d'autres œuvres Dans la scène finale, Paul Kersey dans la rue, observe un voleur de bagage, l'interpelle et mime le geste d'abattre, sa main faisant office de révolver. Cette scène fait référence à la scène finale du film Un justicier dans la ville, dans laquelle Charles Bronson fait le même geste dans une gare à Chicago, suggérant d'autres vengeances.

Notes et références Notes

Références

Annexes Articles connexes Un justicier dans la ville (série de films) Auto-justice

Liens externes

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