Le pocage est une tradition en désuétude attestée dans les villages des départements formant aujourd'hui les Hauts-de-France.
Histoire
Lors du pocage, les enfants de chœur, passaient de maison en maison pour recevoir des dons de la part des habitants, en guise de rétribution pour les services rendus lors des offices. Au début du siècle, il était de coutume de les rétribuer des œufs frais. Progressivement, dans les années 1980, les dons en nature ont été remplacés par des dons pécuniaires.
Auparavant le pocage était aussi pratiqué par d'autres corps en lien avec la paroisse ainsi que les apprentis de certains corps de métier comme les garçons meuniers, les garçons brasseurs, bourreliersYves-Marie Hilaire, Une Chrétienté au siècle ? : La Vie religieuse des populations du diocèse d'Arras (1840-1914)Arnold van Gennep, Manuel de folklore français contemporain, vol. 2, Du berceau à la tombe, 1947Achille Delboulle, Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à l'histoire de la vieille langue française, 1876, ou plus généralement les pauvres (même si dans ce cas il peut y avoir confusion avec un autre type de quête réservée aux pauvres)...
Le pocage avait lieu habituellement le lundi de Pâques. Les enfants s'annonçaient à l'aide d'une crécelleClaude Seignolle, Contes, récits et légendes des pays de France. L'étymologie du mot serait picarde avec la signification de quêteBulletin trimestriel de la Société des antiquaires de Picardie, Volume 6 . On trouve des traces du pocage dans les ouvrages traitant de tradition et d'histoire populaire locale.
Notes et références
Catégorie:Tradition française