La rue du Coq-Saint-Jean est une ancienne voie de Paris qui était située dans l'ancien et qui a disparu lors de l'ouverture de la rue de Rivoli et de la construction du Bazar de l'Hôtel de Ville en 1864 et 1904.
Situation Située dans l'ancien , la rue du Coq-Saint-Jean, d'une longueur de , dont les numéros impairs étaient du quartier des Arcis et les numéros pairs du quartier du Marché-Saint-Jean, commençait aux 29-31, rue de la Tixéranderie et finissait aux 41-43, rue de la VerrerieCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Arcis », îlot , F/31/86/02.Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Marché-Saint-Jean », îlot , F/31/85/10..
Les numéros de la rue étaient noirsJean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.. Le dernier numéro impair était le et le dernier numéro pair était le .
La rue des Vieilles-Garnisons la prolongeait au sud..
Origine du nom La rue doit son nom à une enseigne.. L'épithète Saint-Jean », du nom du quartier du Marché-Saint-Jean où elle se trouvait, permettait de la distinguer de la rue du Coq-Saint-Honoré (actuelle rue de Marengo).
Historique Sous le règne de Louis VII le Jeune, cette voie était déjà bordée de quelques constructions. Dans un acte de 1243, elle est appelée « rue André-Malet ».
Dans un accord entre Philippe le Hardi et le chapitre Saint-Merri datant de 1273, cette voie est appelée « rue Lambert-de-Râle » ou « rue André-Malet ».
Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris de Guillot de Paris sous le nom « rue Andri-Mallet ».
En 1416, elle prend le nom de « rue du Coq ».
Elle est citée sous le nom de « rue du Cocq » dans un manuscrit de 1636 ou le procès-verbal de visite, en date du , indique : .
Lors de l'ouverture de la rue de Rivoli, en 1864, la rue du Coq-Saint-Jean est amputée et se termine alors en cul-de-sac prenant alors le nom d'« impasse du Coq-Saint-Jean. ». Cette impasse a disparu en 1904 lors de la construction du Bazar de l'Hôtel de Ville.
Bâtiments et lieux de mémoire Hospice qui appartenait aux religieuses augustiniennes de l'abbaye Notre-Dame de Gercy, ou Jarcy. Il fut vendu par leur abbesse Madeleine de Montmorency avant la réforme, qui donna cette abbaye à des religieuses bénédictines en 1515T. Pinard, « L'Abbaye de Jarcy », Revue d'Archéologie, à , , , .. Hôtel de Gabrielle d'Estrée, démoli en 1853Léon Lemonnerye, « Gabrielle (hôtel de). Coq Saint-Jean (rue du) : hôtel de Gabrielle d'Estrées rue du coq Saibt-Jean n°. Démoli en 1853 », dessin, Paris, musée Carnavalet (notice sur parismuseescollections.paris.fr).. Alexis Claude Clairaut (1713-1765) a habité dans cette rue qui était devenue une impasse par suite de la construction d'un immeuble donnant sur la rue de Rivoli. Sa maison était à proximité de la rue de la Tixéranderie, au fond du cul-de-sac, où suivant l'ordre numérique soit au ou bien au , qui s'honore traditionnellement d'avoir abrité Mazarin. Clairaut était membre de l'Académie royale des sciences et avait composé ses Éléments de Géométrie pour Madame du Châtelet. Alexandre Michel Mathurin Denyau, conseiller lecteur et professeur du roi, docteur régent à la faculté de médecine de ParisJacqueline Vons, Épilogue : le début d’une nouvelle science médicale. pour la médecine, au collège royal de France en 1660Pierre Davity, Nouveau théâtre du monde : contenant les estats, empires, royaumes, et principautés, Paris, Compagnie des marchands libraires et imprimeurs associés, 1661, (lire en ligne)., habitait la maison à l’enseigne du MoulinetAlexandre Michel Denyau, « Prospectus pour une démonstration d'anatomie au Collège de France » sur abebooks.com.Bibliothèque nationale de France, manuscrit français Ms-5806.. La maison fut vendue à Contet, procureur au parlement, par adjudication, en 1687 puis par héritage passa à son fils, également procureur, un an après la perte de son épouseArchives notariales des notaires de Paris : Étude XXXVI, Maître Charles Touvenot (en ligne)..
Iconographie Adolphe Martial Potémont, Rue du Coq Saint Jean, 1851, eau-forte, Washington, National Gallery of Art « Rue du Coq St. Jean », notice sur nga.gov.. Jules-Adolphe Chauvet, L'Ancienne rue du Coq Saint-Jean (actuelle rue des Archives), quartier Saint-Merri, , 1880, dessin, Paris, musée Carnavalet« 12, rue du Coq Saint Jean, septembre 1880 », notice sur parismuseescollections.paris.fr..
Notes et références Notes
Références
Annexes Bibliographie Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, 1844. . Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.
Articles connexes Dénomination des voies de Paris Histoire de Paris Liste des anciens noms de voies de Paris Transformations de Paris sous le Second Empire
Catégorie:Voie de Paris disparue Catégorie:Voie citée dans le Dit des rues de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris vers 1450 Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636 Catégorie:Ancien nom de voie parisienne