L’église Saint-Roch est située à Pontcarré dans le département français de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.
Historique L'aspect acutel de l'édifice remonte à la fin du . Il est de style classique (ou byzantin, selon les sources).
Vers le milieu du , seule une chapelle, érigée par un soldat guéri de la peste en l'honneur de Saint-Roch, existait à Pontcarré.
En 1668, l’édifice devient trop petit pour recevoir les fidèles et pèlerins. Devant cette situation, les habitants de la commune, forte de feux, adressent une requête à l'archevêque de Paris (Hardouin de Péréfixe de Beaumont) et obtiennent l'autorisation de quêter et de rebâtir leur chapelle sur des dimensions plus importantes.
Ces travaux eurent pour conséquences la disparition de traces historiques telles que les armes mi-partie des Camus et Sanguin, ainsi qu’une litre funéraire sur laquelle figuraient les armes de Camus et de Pincé.
On compte également la destruction d’une tombe de pierre avec le portrait d'un homme armé, portant une épitaphe : « Ci gît Christophe Camus, écuyer, seigneur de Tord, fils aîné de Messire Geoffroy Camus, seigneur de Pontcarré, conseiller du roi en son conseil d'Etat, âgé de 22 ans, atteint de maladie devant le siège de Laspère, choisit ce lieu pour y déposer ses cendres, ».
Depuis 1884, où d'importants travaux furent entrepris par Monsieur Leloir, maire de la commune, et dans la continuité : Réfection des toitures en 1911 et 1987 et ravalement complet par le Conseil municipal. Remise de la grande porte dans son style primitif en 1914. Rétablissement des abat-sons du clocher en 1990. Rénovation des vitraux et création de celui du narthex, du portail, de la rosace et des sacristies en 1995. Installation d'un coq neuf, surmonté d'un dispositif anti-foudre en 2002 La Brie boisée, Communauté de communes.
C'est à l’occasion de travaux d’assainissement des fondations en 2003 que l'on découvre que les piliers du chœur sont en fait des troncs d'arbre habillés de plâtreObservatoire du Patrimoine Religieux, pratique architecturale inconnue en Ile-de-France.
Rattachement L'église fait partie d'une paroisse du pôle missionnaire de Pontault-Combault qui est rattachée au diocèse de Meaux Pôle Missionnaire Catholique de Pontault-Combault.
Architecture L'édifice est constitué d'une avant-nef de deux vaisseaux d'une travée et d'une nef de trois vaisseaux de trois travées. Le chœur est formé d'une travée droite et d'une abside semi-circulaire, encadré de deux petites pièces annexes.
Le portail cintré de la façade est orné d'une clé d'arc moulurée. Il est surmonté d'un fronton à ressaut central, décoré par trois pilastres à frise et décoré d'une croix pattée en léger relief.
La tour-clocher couvert en bâtière. est de plan carré, à corniche et ressauts, avec un horloge circulaire sur sa baie ouest. La toiture de la nef est à double pente.
Vitraux et mobilier Les vitraux du chœur représentent épisodes de la vie de Saint-Roch. Au centre, le saint guérit un malade atteint de la peste ; à droite, il reçoit de son chien Roquet sa nourriture quotidienne ; à gauche, Saint-Roch mourant, reçoit la visite du prêtre et communie de ses mains. La pose de ces vitraux a été exécutée en 1884, sur la commande de Monsieur le chanoine Rouiller.
Les vitraux de la nef illustrent de scènes de la vie du Christ, sauf un consacré à Saint Vincent de Paul, recueillant un nourrisson.
Au-dessus du maître-autel, du côté de l'épître (côté droit), se trouve une statue en bois de saint Roch du . Le Saint est représenté en pèlerin avec son bourdon et sa panetière bénis et accompagné de son chien. La coquille de Saint-Jacques, signe de reconnaissance du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, ornent son chapeau et son manteau.
Relique de saint Roch C’est en 1668 que le père Claude Fournet, vicaire général de l'ordre de la Sainte Trinité, fait don du reliquaire à l’église de Pontcarré.Une inscription sur une pierre (h : ; l : ) placée à l'entrée de l’édifice, à droite au-dessus du bénitier, commémore l’évènement Site culture.gouv.fr :
"L'AN 1661 LE PAPE ALEXANDRE VI! ACCORDA A PERPETUITE INDULGENCE PLENIERE A LA CONFRERIE DE ST ROCH ERIGEE EN CETTE EGLISE QUE LE R.P. CLAUDE FOURNET VICAIRE GENERAL DE L'ORDRE DE LA TRES S. TRINITE ENRICHÎT L'AN 1668. D, UNE PRETIEUSE RELIQUE DU MEME ST ROCH, LAQUELLE Mre HARDOIN DE PEREFDŒ ARCHEVEQUE DE PARIS VÎNT LUY MEME RECEVOIR ET EXPOSER A LA VENERAON DES FIDELES IL PERMIT AUSSI (CE QUE Mre FRANÇOIS DE HARLAY SON SUCCESSEUR A DEPUIS RATIFIE) QU'ON CELEBRAST. DESORMAIS TOUS LES ANS SÇAVOÎR LE DIMANCHE D'APRES LA FESTE DE STjEAN BAPT. LA MEMOIRE DE CETTE BIENHEUREUSE SUSCEPTION."
L'origine de la relique est probabñement la même que celle donnée à l'église de Villejuif par les religieuses trinitaires de la ville d'Arles.
Relique de sainte Agapée
L’église Saint‑Roch de Pontcarré conserve depuis 1844 une relique attribuée à Sainte Agapée, provenant des catacombes de Priscille à Rome. Elle appartient à la catégorie des saints des catacombes, corps exhumés des cimetières romains et distribués comme reliques de martyrs du XVIᵉ au milieu du XIXᵉ siècle ; elle est vénérée comme martyre, mais cette qualité, fondée à l'époque sur la présence d'un vas sanguinis (vase dit « de sang »), n'est pas historiquement établie.
Selon son certificat d'authentification, la sépulture fut découverte le lors de fouilles menées sous le pontificat du pape Grégoire XVI. La plaque funéraire portait une inscription datée, par la mention consulaire, du , jour qui coïncide avec la fête de Saint Roch, patron de l’église, coïncidence parfois avancée pour expliquer le choix de cette relique par la confrérie locale.
La relique fut authentifiée à Rome par le Sacrarium Apostolicum (Sacristie apostolique), scellée de rubans de soie rouge et de plusieurs sceaux ( Vatican, ambassade de France près du Saint-Siège, et un cachet à monogramme « M B »), puis enregistrée le 9 février 1844. Le certificat en autorisait l’exposition publique et la célébration liturgique, conformément au décret de la Sacrée Congrégation des Rites du .
Composée d’ossements partiels, la relique est conservée dans un coffre de bois scellé, exposé à gauche de l’autel.
Le nom Agapè, du grec ancien (*agápē*), signifie « amour désintéressé et bienveillant » (traduit en latin par caritas, « charité »).
Références
Voir aussi
Pontcarré Pontcarré Catégorie:Pontcarré