Gignac est une commune française située dans le nord du département du Lot en région Occitanie. Elle est également dans le causse de Martel, une région naturelle constituant le plus septentrional des quatre causses du Quercy, entre Limousin, vallées de la Tourmente et de la Dordogne.
Exposée à un climat océanique altéré, aucun cours d'eau permanent n'est répertorié sur la commune. Elle est incluse dans le bassin de la Dordogne.
Gignac est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1886. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Brive-la-Gaillarde. Ses habitants sont appelés les Gignacois ou Gignacoises.
Géographie vignette|left|alt=Site de la Pierre des Trois Évêques|Pierre des Trois Régions.
Localisation Située aux confins de trois départements (Lot, Corrèze et Dordogne) et de deux régions (Nouvelle-Aquitaine et Occitanie), la commune de Gignac a installé une borne, baptisée « pierre des 3 Régions », au point de jonction des trois Régions en remplacement d'une borne antique dite « Pierre des Trois Évêques », qui existait au moment de la création des premiers évêchés, et qui était située en 1317 au point de jonction des évêchés de Cahors, Tulle et Sarlat. Ces deux derniers diocèses ont été créés en 1317 par le pape cadurcien Jean XXII. Sur la carte du chanoine Jean Tarde (1561-1636) apparaît le toponyme « Le puy des 3 evesques ».
Le logo de la commune présente la situation géographique originale de la commune au point de jonction du Limousin (le vert), du Périgord noir (le marron) et du Quercy (le jaune).
Caractérisée par une architecture de qualité (utilisation de pierre calcaire et d'ardoise), la commune doit sa richesse architecturale à la truffe, abondante au et jusqu'en 1950.
La commune, traversée par le , est située sur le causse de Martel. Sa superficie de hectares en fait l'une des plus vastes communes du département du Lot. Une vingtaine de hameaux sont répartis sur le territoire communal. D’un point de vue historique le hameau qui présente le plus d’intérêt est celui de La Blénie. C'était une possession des moines de l'abbaye d'Aubazine (Corrèze). Le cartulaire de l'abbaye d'Aubazine nous apprend que les habitants du château de Tersac sont les Blain et qu’ils possèdent des vignes. Ces Blain ont donné leur nom à une partie de leur domaine aujourd'hui située sur le territoire de la commune de Gignac. Il s'agit de la Blaeneg, écrit aussi Blaini (1163-1164)Bernadette Barrière, Cartulaire de l'abbaye d'Aubazine (), Clermont-Ferrand, 1989. En 1241, l'inquisiteur Pierre Cellan fait une tournée d'Inquisition en Quercy. Il juge à Gourdon prévenues d’hérésie, parmi lesquelles figure Arsen (de La) BlénieJean Duvernoy, L'Inquisition en Quercy, Le registre des pénitences de Pierre Cellan 1241-1242, L’Hydre éditions, 2001. Pendant les guerres de Religion, en 1569, Gignac est mis à sac. La grange d'Aubazine de Baudran et son église sont détruites. La Blénie, membre de Baudran, est dévastée1650-1770 : Tibor Pataki, Cressensac : Essai historique d'une commune dans la vicomté de Turenne, Presses de Chastrusse et cie, Brive, 1984. Les troubles religieux de 1795-1796 s'accompagnent de la profanation d'arbres de la Liberté. L'Arbre de la Liberté était planté dans les bourgs, mais aussi dans les hameaux, comme à La Blénie. Les habitants de La Blénie avaient planté un arbre que Joseph Veges, métayer, a coupé le 11 mai 1796. Arrêté, inculpé, interrogé, il déclare que l'orage, au début de janvier, a fait tomber la moitié de l'arbre, l'autre moitié menaçait de s’écrouler, alors il l'a arraché, mais il offre de planter un autre arbre. Le 20 mai 1796, Veges est remis en liberté.
Communes limitrophes
Géologie et relief La commune de Gignac est située sur le causse de Martel, à l'extrémité nord-ouest du département du Lot. La plus grande partie de la commune est constituée de plateaux calcaires. Les dépressions sont occupées par des terres argilo-sableuses. Le point culminant est situé au Pech des Eoules () sur lequel se dresse un ancien moulin à vent. On trouve sur ces terrains calcaires des pelouses sèches, des orchidées endémiques et des chênes truffiers.
On dénombre plusieurs grottes (non ouvertes au public), une igue conduisant à un ruisseau souterrain en cours d'exploration (profondeur : ) et un gisement paléontologique exceptionnelRenseignements fournis par Michel Philippe du Museum d'Histoire Naturelle de Lyon (campagne de fouilles de 1975)..
Voies de communication et transports Accès par la SNCF gare de Gignac - Cressensac sur la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon (autrefois appelée ligne Paris-Toulouse), et par l'autoroute A20 qui passe sur la commune en limite est. La gare de péage de la section de l'autoroute A 20 Nespouls-Montauban est située au village des Genestes.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver.. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nespouls à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Gignac n'est pas mentionnée parmi les communes faisant partie de la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de Secteur forestier de Borrèze - Secteur forestier de Borrèze (Identifiant national 720008196), Comité des inventaires Aquitaine, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le .. Cependant, une trentaine d'hectares au sud-ouest de la commune en fait néanmoins partie, comme le montre la carte du siteCarte de la ZNIEFF 720008196, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN »..
Urbanisme
Typologie Au , Gignac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Brive-la-Gaillarde, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|vignette|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (50,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (49,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :
forêts (49,4 %), zones agricoles hétérogènes (32,8 %), prairies (16,1 %), cultures permanentes (1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,7 %)..
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)Bruno Marc, Dolmens et menhirs du Quercy, 25 circuits de découverte préhistorique , 1997..
Risques majeurs Le territoire de la commune de Gignac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Gignac est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2015-2025. Les propriétaires doivent ainsi couper les broussailles, les arbustes et les branches basses sur une profondeur de , aux abords des constructions, chantiers, travaux et installations de toute nature, situées à moins de de terrains en nature de bois, forêts, plantations, reboisements, landes ou friches. Le brûlage des déchets issus de l’entretien des parcs et jardins des ménages et des collectivités est interdit. L’écobuage est également interdit, ainsi que les feux de type méchouis et barbecues, à l’exception de ceux prévus dans des installations fixes (non situées sous couvert d'arbres) constituant une dépendance d'habitation..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Gignac. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines), des éboulements, chutes de pierres et de blocs, des glissements de terrain et des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain.. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 68,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 377 sont en aléa moyen ou fort, soit 81 %, à comparer aux 72 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune.