Lacapelle-Marival (en occitan La madra Marival) est une commune française, située dans l'est du département du Lot en région Occitanie, dans l'ancienne province du Quercy. Elle est également dans le Limargue, une région naturelle occupant une dépression verdoyante entre les causses du Quercy et le Ségala quercynois.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Ouysse, le Drauzou, le Francés et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le bassin de la Dordogne, la commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Lacapelle-Marival est une commune rurale qui compte en . Ses habitants sont appelés les Marivalois ou Marivaloises.
La communauté de Saint-Maurice-en-Quercy s'est séparée de Lacapelle-Marival en 1772.
Géographie Situation Lacapelle-Marival est un village entouré au nord-est de collines boisées des premiers contreforts du Massif central. Le bourg est traversé par un petit ruisseau, le Francès, qui se perd au contact du Causse de Gramat, huit kilomètres plus au sud-ouest, à Théminettes. Les eaux forment ensuite l'Ouysse souterraine.
Au sud, s'élève la colline du pech des Peyrades, dont le relais de télécommunication est visible des alentours. La source dite du Bois Bordet y a été captée sur son versant nord.
Lacapelle-Marival se situe dans le nord-est du département du Lot, sur la D 653 qui relie Cahors à Aurillac et à environ trois kilomètres au nord-est de l'axe Brive-Rodez (D840).
Communes limitrophes
Lieux-dits La commune de Lacapelle-Marival inclut les villages de Bens, Bétille, Catalo, le Fourson, Gibrat, Lasfargues, Laveyrière, Marcou, le Poteau, Poutiac, Rouget, le Vacant, ainsi que les hameaux du Lac, de la Milhade, de la Verdonie, de Marcel et de Poujatel.
Géologie Lacapelle-Marival se situe à la limite du Ségala et du Limargue. On trouve en allant des hauteurs du Ségala (nord-est) aux parties basses du Limargue (sud-ouest)Carte IGN 2237 Ouest - Lacapelle-Marival - 1/25000 :
à l'extrême nord-est, des terrains composés de roches métamorphiques et magmatiques qui s'élèvent jusqu'à 588 mètres d'altitude en direction de Saint-Maurice-en-Quercy ; au nord-est, des poudingues, grès et argilites (mélange d'argile et de quartz) du Trias et de l'Infra-Lias. À l'est, ces terrains forment la colline du Pech des Peyrades culminant à 498 mètres ; vers le sud-ouest, des calcaires, dolomies et cargneules du Lias inférieur sont utilisés comme pâturages ; dans la vallée du Francès et de son affluent venant des environs du lieu-dit Causse de Dièze, des alluvions récentes datant du Quaternaire. Les points les plus bas s'y trouvent : 359 mètres.
Précipitations
Graphique montrant les précipitations annuelles de 1961 à 2006 d'après les mesures de Charles Sourzac (1961 à 1999) et d'Alain Paupert (à partir de 2000), habitants à Lacapelle-Marival.
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Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver.. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Latronquière à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Lacapelle-Marival est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (56,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (45,4 %), forêts (31,7 %), zones urbanisées (12,5 %), zones agricoles hétérogènes (10,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques majeurs Le territoire de la commune de Lacapelle-Marival est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Ouysse, le Drauzou et le Francés. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie.. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1988, 1993, 1994 et 1999, partie 1 - chapitre Risque inondation..
Lacapelle-Marival est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2015-2025. Les propriétaires doivent ainsi couper les broussailles, les arbustes et les branches basses sur une profondeur de , aux abords des constructions, chantiers, travaux et installations de toute nature, situées à moins de de terrains en nature de bois, forêts, plantations, reboisements, landes ou friches. Le brûlage des déchets issus de l’entretien des parcs et jardins des ménages et des collectivités est interdit. L’écobuage est également interdit, ainsi que les feux de type méchouis et barbecues, à l’exception de ceux prévus dans des installations fixes (non situées sous couvert d'arbres) constituant une dépendance d'habitation..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Lacapelle-Marival. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des éboulements, chutes de pierres et de blocs et des glissements de terrain, chapitre Mouvements de terrain..
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 12,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 128 sont en aléa moyen ou fort, soit 18 %, à comparer aux 72 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999.
Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Lacapelle-Marival est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..
Toponymie L'ancien nom du lieu était Lacapelle-Merlival. Lacapelle était parfois écrit en deux mots La Capelle.. On trouve aussi l'ancienne dénomination La Chapelle-Merlival ou La Chapelle-Marival.
Le toponyme Lacapelle-Marival est basé, pour sa première partie, sur le latin capella qui désigne une chapelle. Marival est basé sur merli issu du pré-indo-européen merl qui désignerait un cours d'eau, et sur val.. Selon une autre version, le pré-indo-européen *merl désigne le rocher, le caillou, d'où par exemple l'occitan merlon, « créneau de pierre ».
Pour Marival, on trouve les formes anciennes Merlval en 1326 et Capella Merlival au XIVè siècle, formées de de l’occitan merle et val : il s'agissait de la « vallée du merle ». Marival est sur une hauteur qui domine la Théminette.
Histoire Les temps anciens Lors de l'occupation romaine, une voie de communication aurait traversé la région de Lacapelle. Elle reliait Lyon à Bordeaux en passant par Clermont, Aurillac et Agen..
Le docteur Labat rapporte la légende de la Marie del Val. Ce nom serait celui d'une jeune bergère qui aurait été martyrisée par un groupe de musulmans lors de leur retraite en 732 à la suite de leur défaite face à Charles Martel à la bataille de Poitiers. Une petite chapelle aurait été bâtie à cet endroit : la capelle de la Marie del Val, dont les vestiges auraient été découverts en 1957.
Au Moyen Âge, la féodalité Au , Lacapelle-Marival est mentionnée dans les écrits liés à la vie de saint Géraud. Cet évêque et comte d'Aurillac possédait en Quercy de grands domaines incluant Saint-Cirgues, Le Bourg et Lacapelle.
Avant la fin de la vie de Saint Géraud, pendant une période trouble, les premiers comtes du Quercy étendirent leurs domaines et établirent la maison de Cardaillac. En 1064, Hugues de Cardaillac, dans son hommage à son seigneur le comte de Toulouse, déclara posséder la contrée autour de Cardaillac : Aynac, Leyme, Molières, Gorses, Prendeignes, Camburat et Lacapelle. Au , il est vraisemblable que Lacapelle possédait une tour seigneuriale au milieu de bâtisses en bois dans un castrum, dont le cœur du village possède encore la forme et dont la place centrale est devenue la Place du Fort.