thumb|275px|Siège du CIO à Lausanne en Suisse.

Le Comité international olympique (en abrégé CIO ; en anglais , ) est une organisation créée par Pierre de Coubertin en 1894 Premier Bulletin du Comité international des Jeux olympiques, juillet 1894. pour réinstaurer les Jeux olympiques antiques puis organiser cet événement sportif tous les quatre ans, puis en alternant tous les deux ans à partir de 1994, Jeux olympiques d'été et Jeux olympiques d'hiver.

Depuis le , c'est une organisation non gouvernementale internationale dite à but non lucratif, dont le siège est à Lausanne selon la Charte olympiqueCharte olympique, chapitre 2.. Cette association est dotée de la personnalité juridique à durée illimitée et son statut est reconnu par la Confédération suisse par arrêté du Conseil fédéral du . À partir du , le président du est Thomas Bach. Il est réélu le pour un second et dernier mandat de quatre ans. 127 ans après la fondation de l'institution et l'adoption de la devise proposée par Henri Didon, celle-ci est modifiée lors de la session du CIO : elle devient « Plus vite, Plus haut, Plus fort - Ensemble »..

Le , Kirsty Coventry est élue présidente du Comité international olympique (CIO), devenant la première femme et la première personne africaine à occuper ce poste. Ancienne ministre des Sports du Zimbabwe et multiple médaillée olympique, elle succède à Thomas Bach pour un mandat de huit ans. Son élection intervient dans un contexte où elle devra gérer des enjeux majeurs, notamment l’organisation des Jeux olympiques de Los Angeles en 2028 et la sélection du pays hôte pour les Jeux de 2036.

Histoire thumb|Le baron Pierre de Coubertin. À Paris, le , en clôture du premier congrès olympique, le baron Pierre de Coubertin fonde le Comité international olympique afin de faire revivre les anciens Jeux olympiques après une absence de plus de 1500 ans.. Il veut ainsi contribuer à bâtir un monde pacifique au moyen du sport en promouvant la communication, le fair-play et l'entente entre les peuples. Le est une organisation dont le but est de localiser l'administration et l'autorité pour les jeux, ainsi que de fournir une seule entité légale qui détient tous les droits et les marques. Par exemple le logo olympique, le drapeau, la devise et l'hymne olympique sont tous administrés et possédés par le . Le président du Comité olympique représente le dans son ensemble, et les membres du le représentent dans leurs pays respectifs.

N'étant pas indépendant financièrement, le CIO s'engage contre la politisation du sport. Cependant, en à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, il renonce à sa neutralité en prenant parti contre la Russie. Il s'élève en effet contre la violation de la trêve olympique et demande aux fédérations sportives internationales d'exclure les athlètes et officiels russes et biélorusses de la totalité de leurs compétitions..

Texte fondateur vignette|upright=0.8|Manuscrit du projet de Jeux olympiques modernes de Pierre de Coubertin (discours du ). Le manuscrit original du manifeste, texte fondateur et ayant servi au discours de Pierre de Coubertin du , avait été vendu aux enchères chez Sotheby's à New York, le . Il avait été acquis par le milliardaire russe Alicher Ousmanov pour un montant record de . Le , le Comité international olympique a annoncé que l'acquéreur lui a offert le manuscrit, tout en souhaitant que celui-ci soit exposé au musée olympique de Lausanne..

Fonctionnement Le est composé de 115 membres qui se réunissent au moins une fois par an, et élisent un président pour une durée de 8 ans. Les membres sont tous des personnes physiques. Le comprend notamment parmi ses membres des athlètes actifs, d'anciens athlètes ainsi que des présidents ou dirigeants au plus haut niveau de fédérations internationales de sport, d'organisations internationales reconnues par le . Le recrute et élit ses membres parmi les personnalités qu'il juge qualifiées. Les moyens financiers proviennent d'une part des droits de retransmission télévisée et d'autre part des partenariats avec des sociétés multinationales. La présidence de Juan Antonio Samaranch (1980 à 2001) a vu une explosion des droits télévisés et de parrainage des Jeux. En , éclate le scandale de corruption qui a entouré la désignation de Salt Lake City comme ville organisatrice des Jeux olympiques d'hiver de 2002.

Le , autorité suprême du mouvement olympique, désigne lors de sa session annuelle les villes hôtes pour les Jeux olympiques d'été comme d'hiver. L'élection de la ville hôte requiert la majorité absolue des suffrages exprimés. Si, à un tour donné, aucune ville n'obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, un nouveau tour est effectué en éliminant la ville ayant reçu le moins de voix. Lors du dernier tour s'il y a lieu, les deux finalistes sont convoqués pour assister au résultat final du vote. Le vote est secret et n'ont pas le droit de vote les membres du ayant la même nationalité qu'une ville encore en lice. Le se réunit également en congrès exceptionnels.

Chargé d'organiser les Jeux olympiques, il en délègue l'organisation matérielle à un comité local d'organisation des jeux olympiques (COJO) et l'organisation technique des épreuves retenues au programme de chaque olympiade aux fédérations internationales compétentes. Il gère les Jeux olympiques d'été depuis 1896, ceux d'hiver depuis 1924 et depuis 2010 les Jeux olympiques de la jeunesseDocumentation sur les Jeux olympiques de la jeunesse (document PDF). organisés pour la première fois à Singapour. Ses membres sont également impliqués dans l'organisation des Jeux régionaux ou continentaux, reconnus par le et gérés par des comités olympiques ad hoc : jeux asiatiques, jeux africainsJeux africains sur le site de l'ACNOA., jeux panaméricains, jeux méditerranéens, jeux du Pacifique « PNG2015 - PAPUA NEW GUINEA WINS », site officiel du Conseil des Jeux du Pacifique. ou encore les jeux européens.

Depuis 2001, le CIO dispose du Service olympique de radiotélévision (Olympic Broadcasting Service), une agence capable de retransmettre les épreuves sans forcément passer par un diffuseur partenaire. Son siège est situé à Madrid. Pour les Jeux olympiques de 2020, le CIO souhaite prolonger le mouvement en créant une chaîne olympique (qui sera plus un catalogue de contenus à la demande)..

Siège social

vignette|Ancien siège du CIO à Lausanne dans le domaine du château de Vidy. vignette|Le nouveau siège du CIO à Lausanne : vue générale. alt=Nouveau siège du CIO à Lausanne|vignette|Le nouveau siège du CIO à Lausanne. Depuis sa création en 1894 jusqu'au , le siège du est à Paris. À cette date., Coubertin décide de le mettre à l'abri des hostilités en le relocalisant à Lausanne, en Suisse. Le s'installe d'abord au casino de Montbenon puis à la villa Mon-Repos en 1922 et depuis 1968, son siège principal est situé dans le domaine du château de Vidy sur les rives du LémanLe château de Vidy, un siège permanent pour le CIO.. En 1986, le inaugure la Maison olympique. Pour la première fois de son histoire, celui-ci possède un bâtiment qui centralise l'essentiel de ses activités dans le monde. Le musée olympique, fondé sous l'impulsion de Juan Antonio Samaranch, est inauguré le au bord du Léman sur le quai d'Ouchy. Deuxième musée le plus visité de Suisse, il reçoit le prix du musée européen de l'année en 1995The Winners, sur le site du Forum européen du musée..

Symboles olympiques Coubertin veut faire de l'Olympisme une véritable religion laïque. Aussi celui-ci n'échappe-t-il pas à une véritable liturgie marquée par des symboles forts qui se sont établis au fil des Jeux et qui sont actuellement des marques protégées contre tout usage illicite. Sont successivement apparus : la devise olympique, le credo olympique, les anneaux olympiques, le serment olympique, la flamme olympique, le relais olympique et l'hymne olympique.

Devise olympique vignette|upright=0.8|Le drapeau et les anneaux au musée olympique de Lausanne. À l'arrière-plan, le Léman.

Citius-Altius-Fortius : expression latine signifiant plus vite, plus haut, plus fortvoir : .. Coubertin l'emprunte au père Henri Didon qui utilise la formule Citius-Fortius-Altius. pour décrire le parcours éducatif du collège Albert-le-Grand, à Arcueil, dont il est recteur : plus vite (athlétiquement), plus fort (intellectuellement et mentalement), plus haut (spirituellement). Cette expression latine est gravée dans la pierre au-dessus de l'entrée principale de l'établissement et reproduite sous cette forme au frontispice des premières Revue olympique avant de prendre sa forme actuelle.

Credo olympique . Il s'agit de la forme actuelle du credo tel qu'il apparaît sur le panneau d'affichage à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. Pierre de Coubertin a repris puis adopté ce credo après avoir entendu le sermon de l'évêque de Pennsylvanie, , prononcé à la cathédrale Saint-Paul le , au cours des Jeux de la Olympiade à Londres. Les paroles exactes de Talbot sont : .

Anneaux olympiques

thumb|left|Drapeau olympique Conçu par Pierre de Coubertin lui-même en 1913, le drapeau olympique est présenté officiellement en au congrès de Paris. Mais du fait de la Grande Guerre, il ne flotte pour la première fois qu'aux Jeux d'Anvers en 1920. Les 5 anneaux entrelacés représentent les cinq continents réunis par l'olympisme et les six couleurs (en comptant le blanc du fond) rappellent les drapeaux de toutes les nations car au moins une d'elles se retrouve dans celui de celles présentes à la création des Jeux en 1896. Ce symbole est donc celui de l'universalité de l'esprit olympique. Depuis, une opinion courante mais démentie par le , associe un continent à chaque couleur des anneaux (le bleu représentant l'Europe, le noir l'Afrique, le jaune l'Asie, le vert l'Océanie et le rouge l'Amérique) ..

Serment olympique

. Écrit par Coubertin, ce serment est prononcé par un athlète du pays hôte tenant le pan du drapeau olympique de sa main gauche. C'est en 1920 à Anvers que l'escrimeur belge Victor Boin prononce le serment olympique pour la première fois. Depuis, un juge et un entraîneur du pays hôte prononcent également chacun un serment dont l'énoncé est légèrement différentLe serment olympique, site du CIO..

Flamme olympique

La flamme olympique est un symbole qui nous vient des Jeux olympiques de l'antiquité au cours desquels une flamme sacrée brûle en permanence sur l'autel de Zeus.. La flamme est allumée pour la première fois aux Jeux de la Olympiade en 1928 à Amsterdam puis à nouveau pendant les Jeux de la Olympiade en 1932 à Los Angeles. La flamme est allumée au cours d'une cérémonie dans l'antique stade olympique d'Olympie dans la région grecque du Péloponnèse. La flamme est allumée naturellement par les rayons du soleil d'Olympie, réfléchis à l'aide d'un miroir parabolique. La grande prêtresse remet ensuite le flambeau au premier relayeur La flamme olympique et le relais, Musée et centre d'études olympiques, Lausanne 2002..

Relais olympique

En 1936, Carl Diem, président du comité d'organisation des Jeux de la Olympiade à Berlin, propose d'allumer la flamme en ancienne Olympie et de la transporter jusqu'à Berlin via un relais du flambeau Hitler's Berlin Games Helped Make Some Emblems Popular.. Son idée est adoptée et la tradition se perpétue depuis lors.

Hymne olympique

Cantate de Kostís Palamás mise en musique par Spýros Samáras en 1896, l'hymne olympique est joué pour la première fois à l'occasion de la première olympiade. Cependant, il n'est adopté comme hymne olympique officiel par le qu'en 1957.

Dirigeants olympiques vignette|upright=0.8|Le premier Comité international olympique, en 1896.