alt=Map of Malawi.|vignette|Le Malawi est un pays enclavé d'Afrique australe.

Le Malawi est un des pays les moins développés et est classé sur selon l'indice de développement humain de 2021. Le Malawi compte de personnes, 53 % d'entre elles vivent sous le seuil national de pauvreté, et 90 % d'entre elles vivent avec moins de par jourFINCA 2014. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) estime qu'il y a de atteint de malnutrition grave.

En 2012, une famine a lieu au Malawi avec, selon ActionAid, de Devereux 2002. Pour 85 % des Malawites la principale source de revenu provient de l'agriculture, le blé et la pomme de terre étaient les principaux aliments cultivés et consommésLilliston, B and Ranallo, A 2012. En 2000/2001, le FMI relève que la récolte de maïs a chuté de 2,5 millions de tonnes à 1,7 million de tonnes, créant un déficit de de maïs impactant de nombreuses personnesIMF 2002. En , le gouvernement du Malawi annonce qu'il y a une urgence alimentaire et que le pays est dans un état d'urgence. La récolte dans la deuxième moitié de 2002 permet d'atténuer les pires effets de la famine, mais en 2005, une sécheresse provoque une crise alimentaireRights & Democracy and FIAN International, 2006. Le , le gouvernement, dirigé par le président Bingu wa Mutharika, déclare un nouvel état d'urgence.. Le Malawi s'est remis de la crise de 2005, mais fait face à une nouvelle pénurie alimentairePhillips, E 2007.

L'histoire Les chercheurs tracent l'origine de la crise alimentaire du Malawi à 1991 et 1992, lorsqu'une sécheresse en Afrique australe réduit drastiquement la production de maïs au Malawi. Le maïs, qui représente en moyenne 54 % de l'apport calorique quotidien des Malawites, voit son prix augmenter rapidement pour finalement arriver au double de son coût initial entre 1992 et 1993Minot 2010United Nations 1994. Bien qu'il y ait un surplus de production de maïs en 1993 raison de l'amélioration de la pluviométrie et des subventions du gouvernement  pour des semences de maïs hybride et des fertilisants, la consommation alimentaire de la population n'a pas augmenté à cause des habitudes prises durant de la famine pour y faire faceHayes 1997. alt=Flooding in Malawi.|gauche|vignette|Au Malawi, l'agriculture souffre de catastrophes naturelles telles que les inondations. Une agence du gouvernement, l'ADMARC, contrôle, jusqu'en 1998, l'achat et la négociation des cultures et des engrais des petits producteurs. La corruption et la recherche de rentes au sein de l'agence causent l'exploitation des petits agriculteurs et la falsification des prix des céréales. Lorsque le prix du tabac a diminué en 1985, l'ADMARC fait presque failliteLele 1988. Dans le but d'obtenir des prêts de la Banque mondiale, l'ADMARC devient pour partie une société de droit privé et supprime les subventions sur les engrais en 1988/1989. L'incapacité de l'ADMARC de fournir de l'engrais et des semences pour les petits agriculteurs a également contribué à la crise alimentaire de 1992Mkandawire 1999.

Depuis, les sécheresses et les inondations régulières continuent d'affecter le MalawiActionAid 2006. Entre 1990 et 2006, selon ActionAid, il y a 33 de catastrophes liées au climat, soit 7 de plus qu'entre 1970 et 1989. L'économie du Malawi étant fortement agricole ; la plupart des gens survivent grâce à leur propre récolte et aux petits revenus issus de la vente de leur excédentDorward and Kydd 2004. Le nombre élevé et l'augmentation de la sévérité des sécheresses et des inondations depuis 1990 affecte une grande partie de la population du pays. Les agriculteurs ont peu de capacité à s'adapter ou à récupérer des catastrophes, les rendant de plus en plus vulnérables aux événements futurs, ce qui aggrave le cycle de la pauvreté et de la faim. Du début des années 1970 à 1994, le gouvernement subventionne la culture de semence de maïs hybride. Lorsque le gouvernement arrête ce programme car trop coûteux à maintenir, la production de maïs chute et les prix augmentent à nouveau.

Les facteurs contributifs

Démographique La population du Malawi augmente rapidement dans les décennies précédant la crise alimentaire. De 3 millions d'habitants en 1950, la population est passée à 9,6 d'habitants en 1991. Au moins les deux tiers des personnes touchées par cette crise en ont souffert à cause de la croissance de la population dans les décennies précédentes..

Ce qui signifie que les deux tiers de cette crise sont une conséquence directe de la croissance de la population depuis 1950.

Politique Après avoir obtenu son indépendance en 1964, le Malawi est présidé par Hastings BandaglobalEDGE 2014. Bien que les gens ont le droit de vote, le Malawi est un état à parti unique, et Banda est le leader du Malawi Congress Party (MCP), le seul parti à l'époque. Banda a l'autorité d'un dictateur, et il y a beaucoup de violations des droits de l'Homme au cours de son règne, tels que les assassinats de dissidents politiques. Ce n'est qu'en 1993, quand les gens ont voté pour un état pluraliste que Banda et  le MCP sortent du pouvoir. Une nouvelle constitution est créée en 1995, la création d'un gouvernement avec un exécutif, un parlement monocaméral, législatif et judiciaireCIA 2014. En 1998, sous la présidence de Bakili Muluzi, le gouvernement créé la National Food Reserve Agency (NFRA) pour gérer la réserve stratégique de céréales en cas de catastrophe. La NFRA, une agence gouvernementale avec un conseil d'administration nommé par le gouvernement du Malawi, réussi à créer une réserve de grains, mais aussi à la financer et à gérer les importations et les exportations impliqués avec la réserveNFRA 2014.

Cependant, la NFRA contracte rapidement une dette de 1 milliard de kwacha (MK) en raison du haut taux d'intérêt de 56 % au cours de laquelle elle achète de maïs, selon le Fonds monétaire international (FMI). En 2001, le FMI recommande au gouvernement de vendre le grain de réserve, parce que la récolte était suffisante en 2000. Il semble alors y avoir peu d'utilité pour une aussi grande réserve, alors que le grain lui-même est en train de pourrir. La recommandation du FMI fait suite aux résultats d'une étude de 2000, demandée par la Commission européenne, qui a montré que seulement à de maïs seraient nécessaires pour appuyer le pays dans le cas d'une catastrophe localisée. Le maintien d'une telle quantité de maïs est cher, et l'étude recommande l'élaboration d'une meilleure stratégie d'importation dans le cas d'une crise alimentaire majeure inattendue. La NFRA suit la recommandation du FMI et vend la majorité de ses réserves au Kenya et au Mozambique, la taille de la réserve diminue de à de maïs. Selon le rapport de 2002 d'ActionAid, une des causes de la crise alimentaire fait suite au conseil du FMI de vendre la réserve de céréales. Cependant, le FMI et ActionAid reconnaissent que le grain était vieux et cher à stocker, et qu'à l'époque, il était logique de recommander à la NFRA de le vendre.

En 2002, au point culminant de la famine, la réserve de céréales est appauvrie, et le gouvernement n'a pas d'autres ressources. La situation a été exacerbée par la mauvaise préparation du gouvernement dans la reconstitution des sources utilisées pour la réserve. En outre, les opérateurs privés ont acheté une grande partie de la réserve de céréales, et l'ont revendue à des prix excessifs, quand la nourriture était rare en 2001. Le gouvernement a commencé à importer du maïs en provenance des pays voisins et de l'étranger, mais il tarde à arriver. Plusieurs facteurs ralentissent l'arrivée de l'aide alimentaire tels que les routes encombrées, les camions redirigés de façon inefficace et  les ports encombrés. De plus, les mauvaises relations avec certains pays donateurs augmentent les délais de réponses; beaucoup trouvent suspect la participation du FMI dans l'épuisement de la réserve stratégique de céréales, et d'autres se méfient de la corruption du gouvernement.

En outre, les politiques actuellement en place pour traiter les crises alimentaires sont insuffisantes. Au Malawi, les politiques de gestion des catastrophes, appelé le National Adaptation Programme of Action (NAPA), ne prennent pas en considération le genre et la santé, seulement l'agriculture et l'environnement. La majeure partie de la gestion des catastrophes et du changement climatique est réalisée à un niveau national, et toutes les politiques et actions n'ont pas de retombées pour les communautés locales ; interrogés en 2006, des chefs de district de Nsanje et Salima ne savent même pas que le NAPA existe.

Économique En 2009, les Nations unies rapportent que 80 % de la population du Malawi sont ruralesUN 2009; il y a peu d'emplois industriels ou de services. Certains ont pu travailler sur de grandes plantations de tabac, de trouver des emplois dans les villes, ou de migrer vers les pays voisins pour des emplois à bas salaire, mais il y a peu d'opportunités. Britannica Online affirme que dans les années 2000, plus de 80% de la population travaille dans l'agricultureBritannica Online 2014. Environ 33 % du PIB national est issu de l'agriculture, ainsi que plus de 50 % des recettes d'exportation notamment du tabac, du sucre, du thé et du coton).

L'ADMARC, une entreprise d'État et l'un des principaux fournisseurs de maïs, contrôle certains marchés et financements de la nourriture. Une étude menée par l'Institute for Agriculture and Trade policy constate que le prix de marché du maïs a augmenté de 4MK/kg en à 40+MK/kg en . Le salaire journalier pour les travailleurs, cependant, est resté le même à 20MK/jour. La libéralisation du marché, surtout en ce qui concerne la perte de contrôle par l'ADMARC, rend le suivi et le contrôle du marché du maïs difficile. Le prix du maïs est dépendant du marché, et la NFRA n'a pas le pouvoir d'intervenir sur les marchés.

Au Malawi, les politiques agricoles sont également problématique: l'approvisionnement alimentaire du pays est fortement tributaire de maïs, et les efforts visant à diversifier les cultures ont été infructueuses. Par conséquent, une majorité de la population souffre lorsque la production agricole, notamment la production de maïs, échoue en 2001, parce que les gens ne peuvent plus cultiver de la nourriture pour eux-mêmes et n'ont plus de revenus pour acheter de la nourriture.

Le tabac, le principal produit d'exportation du Malawi, a diminué dans les ventes à l'international. Depuis les années 1980, son chiffre d'affaires a diminué de 50 %, et donc le revenu et le pouvoir d'achat des petits agriculteurs a diminué, selon l' Institut pour l'Agriculture et la Politique Commerciale. En 2000-2001, de nombreux petits agriculteurs ne peuvent pas rembourser leurs prêts privés et gouvernementaux. Par conséquent, en 2001/2002, beaucoup d'agriculteurs ne peuvent pas bénéficier de crédits pour acheter des semences et des engrais pour leurs culturesFAO 2002. D'autres efforts visent à renforcer le secteur agricole en encourageant une utilisation mixte des terres, l'amélioration des systèmes d'irrigation, en offrant le stockage et la protection des récoltes, la construction de routes et de bâtiments, de fournir des crédits et des possibilités de commercialisation, ont été offerts aux gros exploitants mais pas aux petits producteurs.

Sociales et de la santé alt=HIV/AIDS orphans in Malawi.|gauche|vignette|La crise alimentaire rend les orphelins du VIH/SIDA au Malawi particulièrement vulnérables à la pauvreté, la faim La pauvreté est largement répandue au Malawi, avec 50 % de sa population vivant sous le seuil de pauvreté de /jour, selon la Banque MondialeWorld Bank 2013. Les pauvres des zones rurales sont particulièrement vulnérables à la crise alimentaire, car ils ne peuvent pas se permettre d'acheter de la nourriture lorsque leurs récoltes sont insuffisantes.