Geoffroy Le Marhec ou le Marec (en latin, selon son épitaphe, Gaufridus An Marhec) est un ecclésiastique breton qui fut évêque de Cornouaille de 1357 à 1383. gauche|vignette|Enfeu et sépulture de l'évêque en la Cathédrale Saint-Corentin de Quimper.

Biographie Geoffroy Le Marhec, natif du Penthièvre, docteur en théologie de l'université de Paris, chanoine du chapitre de Coutances, est très favorable à Charles de Blois dont il devient le conseiller lorsqu'il est nommé évêque de Cornouaille le . Un de ses parents, Geoffroy Le Marhec le jeune, est chanoine de LéonSelon Ariane Ducrot et Michel Hayez, Lettres communes d'Urbain V, n° 6865, A. 151, f. 248', lettre du 18 novembre 1362.. Pendant qu'il se trouve à la Curie, le chapitre de Quimper menace le duc d'excommunication s'il lève de nouveaux impôtsBarthélemy-Amédée Pocquet du Haut-Jussé, Op.cit 259-260. Après la bataille d'Auray, lorsque le vainqueur Jean IV de Bretagne se présente devant Quimper en novembre 1364, l'évêque tente d'organiser la résistance de la ville mais les bourgeois et le peuple protestent, soutenus par une partie au moins du chapitre et la petite aristocratie locale. L'évêque doit entrer en négociations avec le nouveau duc après s'être fait délivrer une attestation notariée spécifiant qu'il avait agi sous la pression des habitants de sa cité épiscopale Bulletin de la société archéologique du Finistère année 1920 29 .

Geoffroi Le Marhec laisse le souvenir d'un évêque réformateur ; il promulgue des statuts synodaux composés de deux parties de chacune 70 chapitres et il publie des mandements relatifs à l'adjonction de nouvelles fêtes au calendriers, aux pèlerinages et aux confréries Patrick Boucheron, Jacques Chiffoleau Religion et société urbaine au Moyen âge: études offertes à Jean-Louis Biget publication de la Sorbonne Paris 2000 par Amaury Chauou « Les évêques réformateurs en Bretagne au bas Moyen Âge » p.69-80 .... Le 10 mars 1374, il obtient de Grégoire XI le privilège de faire resacraliser par n'importe quel prêtre tout cimetière ou lieu saint souillé par effusion de sang, de semence ou d'inhumation d'un excommuniéVoir Anne-Marie Hayez, Janine Mathieu et Marie-France Yvan, Lettres communes de Grégoire XI, n° 33635, Av. 193 f° 343 v°.. À cette époque, son official est Geoffroy Chapon. On sait que l'évêque meurt en 1383, puisque Clément VII recommande au duc pour lui succéder le Thebaud de Malestroit. Son gisant, appartenant à un tombeau détruit, le représente avec les insignes de sa fonction, mitre et crosse, et un chien, symbole de fidélité, figure à ses pieds. En 1874 ce gisant en demi-relief a été déposé dans un enfeu, dans l'arc duquel est peint son blason.

Héraldique Les armoiries de son enfeu portent : d'argent au lion de gueules chargé d'une fasce de sable à trois molettes d'argent.

Notes et références

Catégorie:Décès en 1383 Catégorie:Évêque catholique du XIVe siècle Catégorie:Évêque de Cornouaille Catégorie:Date de naissance non renseignée (XIVe siècle)