Galapian est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de Lot-et-Garonne dans la région Nouvelle-Aquitaine.
Galapian est une commune rurale qui compte en . Elle est située dans l'arrondissement d'Agen et fait partie de la communauté de communes du Confluent et des Coteaux de Prayssas. Ses habitants sont appelés les Galapiannais (ou les Galapiannaises au féminin).
Géographie Localisation La commune est située dans le pays de Serres à à l'est d'Aiguillon dans l'Agenais.
Communes limitrophes
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, .. Le bourg de Galapian est situé à une altitude d'environ , sur un long éperon qui descend en pente douce vers le nord, depuis le plateau jusqu'à la vallée du Lot ; la couche de calcaire de l’Agenais (Miocène) affleure dans le haut du bourg ; en contrebas de celui-ci, s’étendent les terreforts argilo-calcaires.
Météorites Galapian a été, à deux reprises, le point de chute de météorites : une première fois, le , date à laquelle Agen et ses environs furent atteints par une pluie de météorites. La seule victime à Galapian fut un bœuf attendant d’être ferré à la forge du villageArticle dans La Dépêche du 7 février 1999. ; une seconde météorite, officiellement enregistrée sous le nom de Galapian, est tombée le . Il s’agit d’une chondrite de type H6Bulletin du Muséum national d'histoire naturelle, , Paris, 1927.Meteoritical Bulletin Database, voir en ligne sur le site de The Meteoritical Society..
Hydrographie Le territoire de la commune est traversé, à l'est du bourg, par le ruisseau de Labernède, alimenté par le lac de Ganet., ainsi que par le ruisseau de Lagravette, dont la source est proche de l'ancien lavoir, en contrebas et à l'ouest du bourg. Tous deux sont affluents du Tort., sous-affluent du Lot par le Chautard. Le ruisseau de Malagagne., affluent du Lot, marque à l'ouest la limite de la commune de Galapian avec la commune limitrophe de Lagarrigue.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ).. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prayssas à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Galapian est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (99,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (99,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (69,2 %), zones agricoles hétérogènes (24,7 %), prairies (3,6 %), cultures permanentes (1,6 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,8 %), forêts (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Morphologie urbaine Outre le bourg, le territoire de la commune comprend une trentaine de lieux-dits : Beauséjour, Belair, Beurret, Bitaubé, Blanchou, Bordeneuve, Capdubos, Caumonts, Chicoy, Conte, Courion, Crabé, Ferly, Guillots, Lagravette, Lamothe-Forêt, Larmande, Lastrilles, Latuque, Lhoste, Marquié, Martet, Michelou, Moulin d'Estieu, Moulin-Glanet, Paillères, Pech, Pompejac, Portail-Rouge, Quintran, Ramon, Rigaud, Rousselet, Roux et Jurquet.
Déjà en 1268, la charte de Galapian s'adressait à L'expression « Dedans les dex » signifie « dans les limites du territoire, du terroir » par opposition aux habitants « qui ont maison ou lieu dedans le chastel ».. La dispersion de la population a perduré durant les siècles, ainsi que le montre le recensement de 1872, où la population est ventilée par lieu de résidence au sein de la commune, et qui met en évidence l'importance de « l'habitat intercalaire »Vallée du Lot, confluence en Lot-et-Garonne, Cahiers du Patrimoine, édition Le Festin 2007, . typique du pays de Serres et de l'Agenais en général. On recense en effet à cette époque sur 592, soit moins de 44 %, résidant au bourg. Les autres habitants se répartissent entre la trentaine de hameaux et d'habitations isolées, parmi lesquels seuls Bitaubé, Crabé, Lamothe-Forêt et Rigauds dépassent la vingtaine d'habitants. Pompejac et Quintran, les deux annexes « historiques » de la paroisse Galapian ne comptaient plus alors qu'un petite dizaine d'habitants.
Logement En 2012, le nombre total de logements dans la commune était de 169, alors qu'il était de 128 en 1999LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie..
Parmi ces logements, 82,4 % étaient des résidences principales, 10,9 % des résidences secondaires et 6,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 94,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4,2 % des appartementsLOG T2 - Catégories et types de logements..
La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 78,7 %, quasiment comme en 1999 (77,5 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 2,9 % contre 0 % en 1999LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation..
Projets d'aménagements .
Voies de communication et transports
Galapian n'est directement desservie par aucune ligne de transport en commun, hormis les bus scolaires et un taxi à destination du marché d'AiguillonVoir http://www.communauteduconfluent.com/fr/les-communes-membres/galapian.html ; plus généralement, Galapian est accessible : par les routes départementales : la qui traverse la commune de nord en sud, la venant d'Aiguillon et la venant de Port-Sainte-Marie ; par l'autoroute : l'autoroute A62, Aiguillon, à ; par le train : en gare d'Aiguillon, à , ou en gare de Port-Sainte-Marie, à , par TER Nouvelle-Aquitaine sur la ligne Bordeaux-Toulouse ; par l'avion : l'aéroport Agen-La Garenne, à , ou l'aéroport de Bergerac-Dordogne-Périgord, à , ou à l'aéroport de Bordeaux - Mérignac, à (dont sur autoroute) ou à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, à .
Risques majeurs Le territoire de la commune de Galapian est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des glissements de terrain, chapitre Mouvements de terrain..
vignette|redresse=1.4|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Galapian. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie.. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (91,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national).. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fortDans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent : au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ; au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ; au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire...
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999, 2003, 2008, 2009 et 2020 et par des mouvements de terrain en 1999
Toponymie Le toponyme Galapian plaide pour une origine antique : J.-M.Cassagne et M.Korsak, Lot-et-Garonne : Origine des noms de lieux, villages, villes, Villeneuve-Sur-Lot, 2013.. B. et J.-J. Fénié, Toponymie gasconne, éditions du Sud-Ouest, 2006..
Sans doute faut-il rapprocher la racine du toponyme Galapian de Galaup, toponyme de plusieurs lieux-dits ou cours d'eau du Lot-et-Garonne et du sud-ouestOn rencontre divers toponymes Galaup en Lot-et-Garonne, tels qu'à Castelculier et à Saint-Martin-de-Beauville, dans une situation comparable à celle de Galapian, à la frange du coteau. Dans la plupart des cas cependant, le toponyme Galaup est associé à un cours d'eau, comme le ruisseau Le Galaup, à Espiens. On retrouve la même racine sous la forme de La Galoppe à Sérignac-sur-Garonne et à Saint-Michel-Escalus, ou des variantes telles que Galop à Bias, ou encore Fongalop -- source de la Galop -- à Belvès. L'ère de dispersion du toponyme Galoppe est cependant beaucoup plus vaste, puisqu'on le rencontre jusqu'à la frontière belgo-néerlandaise, à Gulpen..
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Histoire Moyen Âge Castrum et paroisses