Le Louroux-Béconnais est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.
Depuis le , elle appartient à la commune nouvelle de Val d'Erdre-Auxence dont elle est devenue une commune déléguée.
Jusqu'en 2016 c'était l'une des communes les plus étendues du département, d'une altitude moyenne de 75 mètres, sur les schistes du Massif armoricain.
Géographie Localisation Commune angevine du Segréen, Le Louroux-Béconnais se situe à à l'ouest d'Angers et à au sud-est de Segré, consulté le 9 septembre 2012 — Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau)., sur les routes , Candé - Bécon les Granits, , Vern d'Anjou - Villemoisan, et , La Cornuaille - La PouëzeIGN et BRGM, Géoportail Le Louroux-Béconnais (49), consulté le 4 septembre 2012..
Le bourg du Louroux-Béconnais est installé sur un coteau comme beaucoup de villages des alentours et domine une vaste plaine bocagère. Chef-lieu de canton, sa population se développe depuis une dizaine d'années avec la construction progressive de plusieurs lotissements sur les quatre points cardinaux du village historique, n'étant distant d'Angers que de 30 kilomètres, le Louroux-Béconnais s'intègre maintenant dans la couronne périurbaine de la capitale de l'Anjou. La commune et le bourg sont traversés par la départementale 963, reliant Angers à Châteaubriant et plus connue sous le vocable de Voie de la Liberté empruntée par les Américains du général Patton en .
Topographie, géologie et relief La commune se situe sur l'unité paysagère du Plateau du Segréen — Données consultables sur WikiAnjou.. Sur son territoire, s'étend deux zones ZNIEFF de type II, c'est-à-dire un grand ensemble naturel riche et peu modifié, offrant des potentialités biologiques importantes : le Bois de la Glanais et des Loges (ZNIEFF 520016240) principalement sur la commune du Louroux-Béconnais : on y trouve des chênes pédonculés et chênes sessiles dans des landes sèches évoluant vers des faciès à bouleau et charme. Les plantations de conifères occupent une partie du massif..
Hydrographie Le Vernou est un cours d'eau qui rejoint l'étang de la Clémencière à létang de Piard, puis le ruisseau se jette dans l'Auxence.
Histoire Le Bienheureux Noël Pinot fut curé du Louroux-Béconnais de 1788 à 1794. C'est un prêtre réfractaire qui fut arrêté dans la ferme de la Milandrie au sud du bourg puis guillotiné à Angers dans ses habits sacerdotaux. Béatifié en 1926 par Pie Xl, il est vénéré au Louroux et la paroisse porte son nom ainsi que la rue du centre-bourg qui la borde et qui bordait il y a quelques années encore, son presbytère.
En , les trois communes de La Cornuaille, Le Louroux-Béconnais et Villemoisan se regroupent pour former la commune nouvelle de Val d'Erdre-Auxence..
Politique et administration Administration municipale Administration actuelle Depuis le , Le Louroux-Béconnais constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Val d'Erdre-Auxence et dispose d'un maire délégué.
Administration ancienne
Tendances politiques et résultats
Ancienne situation administrative Intercommunalité La commune était membre de la communauté de communes Ouest-Anjou jusqu'en 2016Insee, Composition de l'EPCI d'Ouest Anjou (244900858), consulté le 8 décembre 2013, elle-même membre du syndicat mixte Pays de l'Anjou bleu, Pays segréen.
Autres circonscriptions Jusqu'en 2014, Le Louroux-Béconnais est chef-lieu du canton du Louroux-Béconnais, et fait partie de l'arrondissement d'AngersInsee, Code officiel géographique, Fiche de la commune de Le Louroux-Béconnais, consultée le 15 février 2015.. Ce canton compte alors dix communes. C'est l'un des quarante-et-un cantons que compte le département ; circonscriptions électorales servant à l'élection des conseillers généraux, membres du conseil général du département. Dans le cadre de la réforme territoriale, un nouveau découpage territorial pour le département de Maine-et-Loire est défini par le décret du . Le canton du Louroux-Béconnais disparaît et la commune est rattachée au canton de Chalonnes-sur-Loire, avec une entrée en vigueur au renouvellement des assemblées départementales de 2015Légifrance, Décret -259 du 26 février 2014, portant délimitation des cantons dans le département de Maine-et-Loire..
Population et société Démographie
Pyramide des âges en 2008 La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante : 49,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,9 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 17,3 %, plus de 60 ans = 18,7 %) ; 50,5 % de femmes (0 à 14 ans = 22,5 %, 15 à 29 ans = 15,8 %, 30 à 44 ans = 21,8 %, 45 à 59 ans = 17,5 %, plus de 60 ans = 22,4 %).
Économie Sur 240 établissements présents sur la commune à fin 2010, 40 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 5 % du secteur de l'industrie, 12 % du secteur de la construction, 30 % de celui du commerce et des services et 14 % du secteur de l'administration et de la santéInsee, Statistiques locales du territoire du Louroux-Béconnais (49), consultées le 20 avril 2013..
L'agriculture fut longtemps l'activité principale oscillant entre l'élevage (bovins, volailles, moutons, porcs…) et les cultures. Le secteur tertiaire emploie maintenant l'essentiel de la population, avec une bonne proportion d'actifs travaillant sur Angers.
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Ancienne abbaye Notre-Dame de Pontron
Cette ancienne abbaye cistercienne fut aussi le lieu d’épisodes épiques de la Révolution. C’est là que Scepeaux y réunit les autres chefs chouans des districts de l’Ouest pour discuter des clauses du traité de paix signé par les Républicains en .
L'abbaye date du . L’ermite Clément construisit une chapelle qu’il offrit à l’abbaye cistercienne du Louroux en Vernantes. L’abbaye et ses cloîtres à colonnes, précédés de cours, jardins et étang, furent démolis en 1852. Seuls deux corps de bâtiments parallèles, le moulin à eau et le logis du prieuré, subsistent à l’édifice.
Les grilles de l'abbaye se trouvent actuellement à l'entrée du parc intercommunal de la Burelière situé à la Cornuaille.
Nom Primitif : Pont-Octran ou Pont-Octron.
D’après une ancienne tradition, un certain « Octramus », ex soldat plus ou moins brigand, avait établi son repaire dans la vaste forêt marécageuse de ces lieux. La forêt avait donc ce nom avant la fondation de l’abbaye.
Les sept châteaux Le Chillon
Ce domaine, situé au sud-ouest de la commune, était depuis le un prieuré bénédictin fondé par l'abbaye Saint-Aubin d'Angers. Vendu nationalement en 1791, le prieuré fut détruit au milieu du mais le site vit la construction d'un château dans la du qui fut la propriété de la famille Juchault de Lamoricière puis des familles de Castries et de Dampierre (Dampierre) jusqu'aux années 1930. Le château fut modifié et agrandi plusieurs fois au , il arbore aujourd'hui une façade en briques rosâtres, deux ailes aux toits arrondis et une rotonde. La chapelle date de 1875. Au milieu du , le domaine et son château devinrent un Centre de convalescence de la Sécurité sociale. Depuis, le château trône au centre d'un parc à l'anglaise aménagé de 15 hectares dans lequel sont disséminés des allées et quelques annexes de santé. Il a été cédé à l'UGECAM en 2001 qui a prolongé sa vocation de maison de soinsSynthèse d'articles parus dans le Bulletin municipal du Louroux-Béconnais en 2004..
La Mornais
Situé à l'ouest du bourg, la Mornais, châtelet élégant avec échauguette et balcons en ferronnerie, était autrefois la propriété des seigneurs de Bescon et de la Picoulaie. Modifié par Jean Boré en 1777, il devient le domaine de la famille Bouvier puis de Valentin Huault-Dupuy, graveur et maire du Louroux-Béconnais, à la fin du par son mariage avec Bouvier. Château qui est toujours la propriété de la famille Huault-Dupuy.
Le Pey
Élevé au milieu du , ce château aux allures de grande maison bourgeoise situé non loin de l'entrée est du bourg, près de la route d'Angers, passa entre plusieurs propriétaires avant de devenir un centre éducatif (Maison Familiale Rurale) de 1960 à 2005.
Piard
Ce logis, constitué de deux ailes perpendiculaires reliées par un étroit corps central, est situé au sud de la commune, sur la route de Villemoisan non loin de l'étang du même nom. Issu d'un ancien fief du ayant appartenu aux seigneurs de Bécon, le château de Piard devint la propriété du plusieurs grandes familles qui se sont succédé en ces lieux (familles du Chastelet, de Lancreaux…) du à la Révolution. Noël Pinot se serait caché à Piard pendant la Révolution française. Le château actuel daterait de la fin du .
La Prévôterie
Cet élégant château, doté d'un vaste perron, d'encadrements à corniches et de chiens assis sculptés avec cheminées qui peuvent rappeler Chambord, est situé à l'est de la commune, près de la route de la Pouëze. Depuis le début du , il fut la propriété de nombreuses familles (de Quatrebarbes, Chapponneau, d'Andigné et de Roye…) avant d'être ruiné par un incendie en 1782. Reconstruit en édifice classique de style Louis XVI, il devint à partir de 1820 le domaine de la famille de Cumont puis de de Mieulle par le mariage de Pauline de Cumont et de Joseph de Mieulle qui devint maire du Louroux-Béconnais. Ce dernier transforma l'architecture du château pour lui donner l'aspect qu'on lui connaît avec une décoration intérieure de style Napoléon III. À la mort de ce dernier, c'est la famille de Cumont qui en hérita.
Vernoux
Situé à l'extrême sud-est de la commune, Vernoux est un château imposant par la complexité de ses façades (avec deux tourelles carrées qui cassent l'impression de masse) et de ses toitures. Le château actuel est le fruit d'une reconstruction de la fin du puisque la précédente demeure aurait été rasée vers 1850… À cette époque, Vernoux appartenait à la famille Girard de Châteauvieux (historien du Louroux-Béconnais) puis à la famille De Changy, décimée tragiquement dans un accident de la route survenu sur une nationale près de la Châtre (Indre) en 1961Une plaque commémorative rappelle le drame sur les lieux de l'accident situé sur la nationale près de Corlay, au nord de la Châtre.. Il fut vendu à la mort de de Changy mère en 1986.
La Violaye
Ce château, surplombé d'un clocheton et de deux tours d'angles octogonales, domine un parc à l'anglaise sur la route de Vern d'Anjou au nord du bourg. Il existait déjà au début du et c'est vers 1650 qu'il devint la propriété de la famille Lair dont l'un des descendants devint un officier remarqué de la Grande Armée napoléonienne. Le vieux logis fut modifié en 1851 par la famille Jallot qui réside toujours en ces lieux.
Les moulins à vent Sur la commune du Louroux-Béconnais, on dénombre l'existence d'au moins huit moulins à vent et de quelques moulins à eau qui auraient existé pour la plupart entre le et le . Ils ont en grande majorité disparu à part les Moulins Salés et le Moulin Bernier qui n'ont pu, cependant, conservé leurs ailesSynthèse d'articles écrits par Christian Cussonneau dans le Bulletin 90 de l'AMA (Amis des Moulins d'Anjou), 2004..
Les Moulins Salés