La province de Bié est une province au centre de l'Angola. Sa population est d'environ habitants sur une surface de . Sa capitale est la ville de Kuito.

Son climat frais et ses nombreuses chutes de pluie rendent possible la culture du maïs, de la canne à sucre, du riz, du café et des cacahuètes.

Le plateau de Bié dans lequel se situe la province est relié à l'océan Atlantique par chemin de fer.

Géographie La province est au centre de l'Angola et est limitée au nord par la province de Malanje, au nord-est avec la province de Lunda Sud, à l'est avec la province de Moxico, au sud avec la province Cuando Cubango et à l'ouest avec la province de Huila, Huambo et Cuanza Sud.

L'altiplano angolais couvre l'ensemble de la province de Huambo et une bonne partie de la province de Bié, et y atteint une altitude maximale de . La terre est une des plus fertiles de l'Angola et est délimitée à l'est et au nord par le fleuve Cuanza, qui marque une partie de la frontière avec la province Malanje. La frontière sud-ouest est marquée par la rivière Cuchi, un affluent du fleuve Cubango.

Démographie vignette|gauche|Dépistage de la malnutrition à l'hôpital municipal. Selon les statistiques du gouvernement des États-Unis de 1988, la population provinciale s’élève à . On a estimé que de la province vivaient dans des secteurs urbains et que vivaient dans des secteurs ruraux. Les municipalités de la province incluent Andulo, Nharea, Cunhinga, Chinguar, Chitembo, Catabola, Camacupa et Cuemba.

La population appartient presque entièrement au groupe "bieno" de l'ethnie des Ovimbundu. Il y réside cependant aussi de petits groupes de Nganguela.

La population en 1992 est estimée autour de . Les villes principales de la province sont alors : Kuito 114 791 habitants Camacupa 19 347 habitants Catabola 19 281 habitants Catumbela 17 369 habitants Chissamba 7 755 habitants

Histoire

Pendant le Moyen Âge européen, de petits « royaumes » à géométrie variable existèrent parmi les Ovimbundu, comprenant donc les « Ovi-bieno ». Les Portugais, présents sur la côte depuis le , établirent les premiers contacts avec eux à partir de Benguela, surtout par le biais du commerce des caravanes : ces dernières, organisées par les Ovi-wambo, les Ovi-mavundo et les Ovi-bieno, firent la liaison entre la "tête de pont" portugaise et les populations situées à l'est de l'actuel territoire de l'Angola Hermann Pössinger, "Interrelations between economic and social change in rural Africa: the case of the Ovimbundu of Angola", in: Franz-Wilhelm Heimer (éd.), ''Social Change in Angola", Munich: Weltforum Verlag, 1973, pp. 31 - 51. Au , les Portugais commencèrent à occuper militairement l'intérieur de l'Angola d'aujourd'hui, y compris les terres des Ovimbundu, s'imposant à la résistance acharnée de ceux-ci René Pélissier, Les Guerres Grises: Résistance et révoltes en Angola (1845-1941), Montaments/Orgeval: édition de l'auteur, 1977. En même temps, les missions chrétiennes y pénétrèrent en force - du côté catholique surtout la Congrégation du Saint-Esprit et du côté protestant, des congrégationalistes américains qui y fondèrent l'Église évangélique congrégationelle de l'Angola (Igreja Evangélica Congregacional de Angola, IECA). Vers le milieu du , la plupart de la population des provinces de Huambo et de Bié était christianisée et vivait d'une petite agriculture concentrée sur la production du maïs. Pendant que la population ne cessait de croître, la terre disponible diminuait en raison des plantations constituées par des colons portugais (et quelques autres Européens).

Quand la résistance nationaliste commença à s'articuler en Angola, la population du Bié n'en fut d'abord pas touchée René Pélissier, La colonie du Minotaure: Nationalismes et révoltes en Angola (1926-1961), Montaments/Orgeval: édition de l'auteur, 1978. La situation changea totalement après la formation, en 1966, de l'UNITA, un mouvement de libération qui avait ses racines avant tout parmi les Ovimbundu, et dont le fondateur et chef charismatique, Jonas Savimbi, était originaire du Bié et appartenait à l'IECA John Marcum, The Angolan Revolution, vol. I, The Anatomy of an Explosion (1950-1962), vol. II, Exile Politics and Guerrilla Qarfare (1962-1976), Cambridge/Mass. & Londres: MIT Press, 1969 et 1978. Le président actuel de l'UNITA, Isaías Samakuva, est également bieno, originaire de la ville de Kunji.

Notes et références

Articles connexes Francisco José Coïmbra

Liens externes Statistiques de gouvernement des États-Unis du 1988 angola.org.uk

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