Amiens compte un patrimoine exceptionnel : protégés au titre des monuments historiques. et et monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel. ; et par ailleurs, protégés au titre des monuments historiques. et répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel.. Les informations données ci-dessous ne sont relatives qu'à une brève sélection.
Bâtiments ou monuments remarquables Notre-Dame d'Amiens
vignette|upright|alt=Façade de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens.|Façade de la cathédrale Notre-Dame. C'est une femme adorable, cette cathédrale c'est une Vierge. […] Point de confusion vaine, ici, point d’exagération ni d'enflure. C'est l'empire absolu de l'élégance suprême. La cathédrale d'Amiens mérite le nom qui lui est donné par M. Viollet-le-Duc, « le Parthénon de l'architecture gothique ». Me voici maintenant à Amiens dont la cathédrale va m'occuper toute la journée, c'est une merveille […] un chef-d'œuvre prodigieux ! Vous aurez peut-être alors comme moi la chance, […] de voir la cathédrale, qui de loin ne semble qu'en pierres, se transfigurer tout à coup, et, - le soleil traversant de l’intérieur, rendant visibles et volatilisant ses vitraux sans peintures, - tenir debout vers le ciel, entre ses piliers de pierre, de géantes et immatérielles apparitions d'or vert et de flammes.
La ville doit une renommée mondiale à sa cathédrale, chef-d'œuvre de l'art gothique et plus vaste cathédrale du monde par ses volumes intérieurs ()..
Inscrite une première fois au patrimoine mondial de l'UNESCO comme « chef-d'œuvre du patrimoine mondial » (1981), elle l'est une seconde fois comme monument étape des chemins de Compostelle (1998).
Plus vaste édifice religieux et médiéval de France, Notre-Dame d'Amiens pourrait contenir deux fois Notre-Dame de Paris.. Elle mesure de long et sa flèche culmine à de haut. Les voûtes de la nef centrale atteignent (proche du maximum supportable pour cette architecture).
Datant du , sa construction est le fait de la richesse de la ville au Moyen Âge et de l'incendie de la cathédrale romane qui s'y situait auparavant. Trois architectes, dont Robert de Luzarches se sont succédé pour mener à bien le chantier.
Considérée comme l'édifice de référence de l'architecture gothique, la cathédrale présente également certains éléments du style gothique rayonnant et flamboyant. La rapidité de construction, à peine pour le gros œuvre (1220 à 1269), explique cette homogénéité de style.
Sa façade est décorée de plus de , gargouilles et chimères d'origine dans leur quasi-intégralité. Elle accueille également de nombreux ouvrages remarquables comme l'Ange pleureur, son labyrinthe intact de de long ou encore des bas-reliefs d’intérêt majeur.
Malgré les deux guerres mondiales du qui ont touché la ville, elle est restée intacte.
Depuis 1999, un spectacle son et lumière présente la polychromie originelle des façadesContrairement à la plupart des cathédrales de France, Notre-Dame d'Amiens a conservé la quasi-intégralité de ses statues et ornements d'origine, ce qui permet, encore aujourd'hui, d'admirer certaines des couleurs employées au Moyen Âge., découverte à la suite du nettoyage par laser du monument. Moment fort de la vie culturelle et touristique de la ville, il est donné chaque été mais aussi à l'occasion des fêtes de fin d'année et le marché de Noël. En , ce spectacle de colorisation est entièrement renouvelé..
Le Beffroi vignette|140px|Le beffroi d'Amiens.
Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, comme la cathédrale Notre-Dame, le beffroi est également l’un des symboles de la capitale picarde.
Évoqué pour la première fois en 1244, le monument a été reconstruit en 1406 à base de pierres blanches alors qu'il était bâti en bois auparavant. De style gothique et jésuite, l'édifice permettait de veiller sur la ville en surveillant ses alentours. Il a également fait office de prison. Endommagé lors d'un bombardement pendant la Seconde Guerre mondiale, il s'est trouvé à l'abandon avant d'être entièrement rénové en 1989.
Situé sur la place au Fil, place centrale de la ville avant l'arrivée du train et l'essor de la rue des Trois-Cailloux, le beffroi jouxte les Halles et l'arrière de l'Hôtel de ville.. D'une hauteur de , il sonne chaque heure de la journée.
Le cirque Jules-Verne
vignette|gauche|Le cirque municipal Jules Verne. Le nouveau cirque est une œuvre d'art que votre administration municipale a voulu doter de tous les perfectionnements de l'industrie moderne. C'est le plus beau, sans conteste, c'est aussi le plus complet par ses aménagements et son outillage qui a été édifié en France et à l'étranger.
Plus grand cirque en dur de France., le cirque Jules-Verne est le symbole d'une tradition circassienne fortement ancrée localement depuis le milieu du .
Inauguré le par Jules Verne, il succède à un cirque en bois édifié en 1874. Le célèbre auteur amiénois, conseiller municipal chargé des fêtes et célébrations, en fut l'un des principaux partisans et également chargé du suivi des travaux.
Avec sa forme polygonale à , d'un diamètre de , il s'inspire du cirque d'été de Paris. L'architecte Émile Ricquier, élève de Gustave Eiffel, fut chargé de sa construction sous la supervision de Charles Garnier.
Si son usage est essentiellement consacré aux arts du cirque, il est également pluridisciplinaire puisque le bâtiment accueille de nos jours de nombreux concerts, spectacles, galas sportifs et réunions publiques. Il a également servi de décor à Federico Fellini pour Les Clowns (1971), et à Jean-Jacques Beineix pour Roselyne et les Lions (1989).
En 2003, l'intérieur du cirque est entièrement rénové. En 2017, c'est l'extérieur de l'édifice qui bénéficie d'un ravalement complet..
Depuis le , le cirque d'Amiens est labellisé Pôle national cirque et arts de la rue. Il est aussi le siège du cirque Arlette Gruss.
La maison de Jules Verne vignette|150px|Maison de Jules Verne
Située l'angle de la rue Charles-Dubois et du boulevard Jules-Verne, il s'agit de la maison dans laquelle Jules Verne et son épouse vécurent entre 1882 et 1900.
Acquise en 1980 par la ville, elle est labellisée Maisons des Illustres par le Ministère de la Culture. Elle est également inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Restauré en 2006, grâce au Centre International Jules Verne, cet hôtel particulier retrace la personnalité, les sources d'inspiration et les souvenirs de l'écrivain à travers l'exposition de plus de .
La tour Perret
Symbole de la reconstruction d'Amiens et du savoir-faire national, la tour Perret a été construite dans le quartier de la gare, rasé par les bombardements de 1944.
Inaugurée en 1952, elle porte le nom de son concepteur, Auguste Perret. Elle fut classée monument historique dès 1975.
Culminant à , elle a longtemps été le plus haut gratte-ciel d'Europe de l'Ouest.. Elle est visible à des dizaines de kilomètres autour de la ville.
Depuis 2005, un dispositif de mise en lumière lui confère l'aspect d'un phare le soir venu.
Autres bâtiments ou monuments remarquables Antiquité De nombreuses fouilles archéologiques ont mis au jour des vestiges de l'époque protohistorique à l'époque romaine. Deux puits de lumière percés dans le dernier aménagement de la place Gambetta permettent d'observer quelques vestiges du forum alors que les vestiges importants d'un grand théâtre gallo-romain mis au jour ont été démontés et stockés conformément aux règles de la conservation archéologique, lors des travaux de réaménagement du quartier de la gare ().. Le Jardin archéologique de Saint-Acheul témoigne de la présence de l'homme paléolithique dans la vallée de la Somme il y a quelque . Une coupe stratigraphique, classée monument historique depuis 1947, permet de visualiser les strates successives de la vallée de la Somme.
Moyen Âge
L'église Saint-Leu a été construite à la fin du xve siècle, sur le modèle des églises-halles, elle est dédiée, comme son quartier, à Saint Leu, évêque de Sens du viie siècle, puis exilé dans le Vimeu. Elle possède trois nefs. Un portail flamboyant orne la base du clocher. Ce dernier, frappé par la foudre, dut être refait au début du xvie siècle. Les abouts de poutres sont sculptés. Les statues de pierre et de bois datent du xviie siècle. Le chœur abrite la gloire des frères Duthoit. L'église St-Germain, désaffectée mais où se tiennent régulièrement des expositions sur la colorisation la cathédrale et le quartier St-Germain, concurrent historique du quartier St-Leu. L'animosité entre les populations de ces deux quartiers a marqué l'histoire d'Amiens. Cette église possède une tour élevée et curieusement penchée. Touchée par les bombardements de 1940, elle a été rendue temporairement au culte en après une minutieuse restauration,
Les vestiges de l'Hôtel-Dieu (quartier Saint-Leu, entre le CRDP et la faculté des sciences), Les moulins Passe avant et Passe arrière Moulin à Farine dit moulin Passe arrière ou du bassin .(à Saint-Leu).
Renaissance
la façade renaissance de la Maison du Sagittaire (déplacé pour jouxter le Logis du Roy), le Logis du Roi (faculté des arts jusqu'en 2003), la maison du bailliage ou Malmaison, la Citadelle d'Amiens : d'abord ravelin, érigé au nord de la porte Montrescu, la forteresse est aménagée en 1531 par F. di Giorgio sous l'ordre de François (porte François , avec salamandres sculptées). Après la prise par les Espagnols et sa reprise par Henri IV (1597), Jean Errard reçoit la charge de reconstruire les défenses de la cité.
Abbaye Saint-Jean-des-Prémontrés (Cloître Dewailly) Abbaye de Saint-Acheul () et l'église (bâtie en 1760 sur le caveau supposé de Firmin d'Amiens) Le château d'eau et les fontaines d'Amiens (1753) La façade de l'ancien théâtre (actuellement une banque). Elle fut déplacée de pour l'alignement de la rue des Trois-Cailloux. La façade de la caserne Stengel (actuellement immeuble d'habitation) Le Palais de l'Évéché des . Le Grand séminaire des Lazaristes : situé rue Jules-Barni, il fut édifié entre 1736 et 1741 et bénéficia de plusieurs extensions dont la dernière fut construite, sous l'égide de François-Auguste Cheussey, en 1828. Saisi par l'État, à la suite de la loi de 1905, le Grand séminaire fit ensuite office de caserne (nommée d'après le général affecté au Comité des fortifications, Pierre Charles Dejean) de 1909 à 1993. Pendant cette période, celle-ci abrita l'état-major de la division d'infanterie. L'hôtel de ville, (en partie , en partie ). Style régional de pierres et briques, avec soubassement de grès, et pavillons en pierre. Sur le fronton on retrouve les statues du roi Louis VI le Gros et de l'évêque Geoffroi, qui ont octroyé la liberté à Amiens en 1115..
Le Palais de Justice est construit de 1865 à 1880. à l'emplacement de l'abbaye Saint-Martin-aux-Jumeaux (1073 à 1634) établie à l'endroit supposé du partage du manteau de Saint-Martin puis du couvent des Célestins (1634 à 1781). Les Célestins, dont l'ordre fut supprimé en 1778, quittèrent les lieux en 1881Le Palais de Justice.. Le quartier Henriville, dont l'hôtel Acloque (style néo-Louis XIII), et l'église Saint-Martin (néogothique, construite par Louis Antoine en 1874). La Maison de Jules Verne.Hélène Rochette, Maisons d'écrivains et d'artistes. Paris et ses alentours, 258-263, Parigramme, Paris, 2004 ., qui a été rouverte après rénovation, en 2006, présente notamment la salle à manger néogothique et le bureau d'époque. La tour a été couverte d'une sphère armillaire commandée à l'artiste François Schuiten, qui signe également la fresque murale prolongeant le jardin imaginaire d'antan. Le cimetière de La Madeleine où Jules Verne est inhumé ; Son tombeau est orné d'une sculpture d'Albert Roze symbolisant la résurrection : Jules Verne soulevant la dalle pour entrapercevoir le monde moderne. Y sont également inhumées des personnalités comme René Goblet, Frédéric Petit, Victorine Autier... ;