thumb|Logo de l'administration nationale géorgienne du tourisme thumb|La capitale de la Géorgie, Tbilissi, au coucher de soleil thumb|La forteresse de Narikala, à Tbilissi thumb|Batoumi, la capitale de l'Adjarie, au bord de la mer Noire thumb|Koutaïssi, la capitale de l'Iméréthie thumb|Telavi, la capitale de la Kakhétie

Le tourisme est une composante importante de l'économie de la Géorgie : elle a apporté une contribution au produit intérieur brut du pays de 6,7 % en 2015.., de 7,1 % en 2016., de 6,9 % en 2017. et de 7,6 % en 2018..

Selon les normes internationales le nombre de visiteurs en Géorgie est passé de 5,3 millions à 7,2 millions de 2016 à 2018, et le nombre de touristes (visiteurs restant plus d'une journée) de 3,2 millions à 4,7 millions... Pour l'année 2019, le nombre de visiteurs a dépassé et celui des touristes, ..

Pour l’année 2020, la pandémie et la déclaration de l’état d’urgence arrêtent pratiquement toutes les activités touristiques.. Le , le Premier ministre annonce un plan anti-crise afin de pouvoir les relancer, à compter du pour le tourisme national et à compter du pour le tourisme international, en particulier avec l’ouverture de couloirs sanitaires et l’autorisation de vols internationaux ..

Généralités Le pays bénéficie d’un patrimoine de plusieurs sites archéologiques et de nombreux sites médiévaux, ainsi que de centaines d’édifices religieux marquant deux millénaires de chrétienté. Ce patrimoine s’est enrichi d’éléments architecturaux contemporains ouvrant une période de cohabitation contrastée : « douze mille sites culturels »..

Aux formes traditionnelles de tourisme , se sont ajoutées récemment des formes plus recherchées au comme la découverte d’un écosystème encore protégé, voire à l’opposé la pratique de sports extrêmesLe guide touristique Géorgie du Petit Futé, 13 avril 2017..

Le pays est en grande partie montagneux, et la répartition des lieux d'intérêt patrimonial (ou même sportif) est le résultat de siècles et de millénaires d'histoire culturelle, parfois dans des vallées encaissées difficiles d'accès (par la route) autrefois comme aujourd'hui.

Flux touristiques La Géorgie accueille un nombre croissant de voyageurs : 5,3 millions en 2013, 5,5 millions en 2014, 6,3 millions en 2015, 6,7 millions en 2016, 7,9 millions en 2017 et 8,6 millions en 2018. Certains de ces voyageurs sont des visiteurs ( en 2018) et d'autres ne le sont pas ( en 2018). L'évolution du nombre de visiteurs (visiteur d'une journée ou touristes de plusieurs jours) est la suivante :

Rang Pays 2016Rang Pays 2017 Rang Pays 20181 1,152,234 1 1,301,556 1 1,424,6102 1,075,820 2 1,287,168 2 1,404,7573 988,312 3 1,135,057 3 1,268,8864 849,265 4 1,007,276 4 1,098,5555 429,343 5 456,132 5 476,3896 129,933 6 282,549 6 291,0707 151,630 7 169,862 7 177,0588 85,398 8 115,040 8 156,9229 41,609 9 48,913 9 66,90310 40,895 10 47,241 10 64,486Total des visiteurs 2016 5,392,816 Total des visiteurs 2017 6,482,830 Total des visiteurs 2018 7,203,350

Les visiteurs géorgiens comptabilisés sont les Géorgiens ne résidant pas sur le territoire national.

Les visiteurs français étaient dénombrés à en 2015, à en 2016, à en 2017 et à en 2018..

Ces statistiques ne comprennent pas les chiffres de l'Abkhazie et de la région de Tskhinvali (Ossétie du Sud).

Points d'entrée Route thumb|Carte routière de la Géorgie 76,5 % des voyageurs sont entrés en Géorgie par la route en 2017.. Arménie Guguti/Tashir Ninotsminda/Bavra Sadakhlo/Bagratashen Azerbaïdjan Krasny Most (pont rouge, Tsiteli Khidi, Qırmızı Körpü) Tsodna (Postbina), entre Lagodekhi et Balakən Russie Passe de Darial/Verkhniy Lars (Верхний Ларс), au nord de Kazbegi (Russie), partiellement rouverte Turquie Sarpi/Sarp Vale/Posof Turquie, via Akhaltsikhé

Air thumb|Aéroport de Tbilissi.

22,2 % des voyageurs sont entrés en Géorgie par les airs en 2017. Les aéroports les plus utilisés sont : Aéroport international Chota-Roustavéli de Tbilissi, 77,7 % du trafic aérien international et domestique, Aéroport international de Batoumi-Alexandre-Kartveli, 12,2 % du trafic aérien, Aéroport international David-IV de Koutaïssi, 9,9 % du trafic aérien. Les aéroports de Mestia et d'Ambrolauri reçoivent moins de 1 % du trafic aérien national.

Les récents aménagements des infrastructures aéroportuaires de Tbilissi et de Batoumi devraient permettre de doubler, voire de tripler, les trafics actuels. Des aménagements d'aéroports régionaux sont en cours Agenda Georgia : « Georgian airports serve over 2 million passengers », 24 octobre 2016.

La compagnie Georgian Airways rétablit les vols directs bihebdomadaires entre Paris et Tbilissi à partir du Georgian Airways : « site officiel » , 14 décembre 2017. La compagnie Wizz Air reliera trois fois par semaine, en vol direct, Beauvais à Koutaïssi à partir du printemps 2018.. Soukhoumi, relevant de l'Abkhazie, ne constitue plus un point d'entrée aérien vers la Géorgie.

Train 0,8 % des voyageurs sont entrés par le rail en 2017 Sadakhlo/Bagratashen (Arménie), de/vers Erevan Böyük Kəsik (Azerbaïdjan), de/vers Bakou, Kars et Istanbul Ligne Bakou-Tbilissi-Kars (2017, BTK). Chemins de fer géorgiens (Sakartvelos Rkinigza)

Mer (Mer Noire) 0,5 % des voyageurs sont entrés en Géorgie par la mer en 2017. Les ports principaux de Géorgie sont Poti et Batoumi ; le port d'Anaklia, en eau profonde, est en cours de constructionLe Parisien : Anaklia, construction d'un port en eau profonde pour 2,2 milliards d'euros, 8 février 2016. Port de Poti, de/vers Istanbul et Odessa, Batoumi, de/vers Istanbul (), Odessa, Novorossiïsk (), Soukhoumi, relevant de l'Abkhazie, ne constitue plus un point d'entrée maritime vers la Géorgie.

Tourisme

Tourisme balnéaire thumb|La plage de Kobouléti Le tourisme de loisirs a retrouvé une clientèle étrangère, après la période les années 1990 de la guerre civile : les stations balnéaires, petites comme AnakliaLa transcription en langue française des patronymes géorgiens a été stable jusqu’à la fin du : les règles constituées par l’intermédiation de la langue russe, confirmées par la Légation de la république démocratique de Géorgie en France (1921-1933) et proches de la prononciation en langue géorgienne, étaient utilisées sans exception ; elles le sont encore aujourd’hui par le ministère français des Affaires étrangères et par la plupart des universitaires français s’intéressant à la Géorgie. L’usage a progressivement changé avec l’intermédiation de la langue anglaise et la définition d’une translittération latine proche de la transcription anglaise (2002). Ainsi გიორგი ჯავახიძე donne Guiorgui Djavakhidzé en transcription française et Giorgi Javakhidze en transcription anglaise (et en translittération latine). La transcription en langue française des noms de villes a obéi à une évolution similaire, ოზურგეთი devient Ozourguéti en transcription française et Ozurgeti en transcription anglaise (et translittération latine), avec une difficulté supplémentaire liée au changement de nom de certaines villes durant l’époque soviétique (Ozourguéti s’est appelée Makharadzé durant 70 années), Grigoleti, Shekvetili, Kobouleti, Oureki ou grandes comme Batoumi proposent sur les bords de la mer Noire des plages de sable et un climat chaud..

Tourisme thermal Géographiquement parsemé de sources, le territoire géorgien a donné naissance à plusieurs catégories de stations thermales, des plus grandes comme Bordjomi aux plus petites comme Tskhaltubo (ou Manglissi, Akhtala (Kakhétie), Sairme, Nounissi (Iméréthie), Oureki (Gourie), Grigoleti (Gourie)), ou des moyennes comme Abastoumani (Samtskhé-Djavakhétie), voire en milieu urbain comme les bains sulfureux de Tbilissi, Abanotoubani ძველი თბილისი : « აბანოთუბანი », 13 avril 2017..

Tourisme gastronomique thumb|Une table géorgienne selon Pirosmani (1862-1918) Si les vins géorgiens ont retrouvé une vinification à l'ancienne et ont donné naissance à de multiples lieux de dégustation, en Kakhétie en particulier, la cuisine géorgienne, méditerranéenne et variée selon les régions, est en soi un objet de curiosité tant les saveurs y sont diverses..

L'art de la table, avec un protocole de toasts, de musique, de danses et de chants traditionnels, orchestré par un chef de table et ordonnateur des toasts , constitue une coutume ancestrale que l'UNESCO a inscrite le à sa liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité Georgian Journal : « Georgian supra included in UNESCO Intangible Cultural Heritage List », 15 avril 2017..

Tourisme culturel La richesse du patrimoine géorgien en matière de sites archéologiques (Armazi, Dmanissi, Dzalissi…), de bâtiments religieux (églises, cathédrales, monastères…) et de bâtiments militaires (forteresses, tours…) a conduit l’UNESCO à inscrire dans ses différentes listes dix-neuf d’entre euxUNESCO : « Géorgie. Biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Biens soumis à la Liste indicative », 13 avril 2017..Ils se complètent de maisons traditionnelles agrémentées de balcons dans les villes (vieux Tbilissi en particulier), et de différentes architectures d’habitat rural dans les provinces. Ce patrimoine constitue l’élément fondamental du développement du tourisme en Géorgie ; il témoigne aussi des influences grecque, perse, ottomane et russe qui ont marqué l’histoire de ce pays.

La naissance au début des années 2000 d’une architecture contemporaine (Pont de la paix à Tbilissi, Parlement à Koutaïssi…) correspond à un objectif de modernisation du pays, elle tente de préserver néanmoins les architectures historiques, vitrines indispensables au tourisme..

La réhabilitation des différents musées, entreprise ces dernières années (Musée national géorgien, Centre national des manuscrits…) favorise le développement du tourisme culturel Georgian national Museum : « Museums and the Gallery », 13 avril 2017..

Parmi les trois éléments de la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité inscrits par l’UNESCO concernant la Géorgie, deux sont toujours pratiqués aujourd'hui, le chant polyphonique, la méthode de vinification à l’ancienne dans des kvevris traditionnels..

Tourisme écologique thumb|Le parc national de Mtirala 41 % du territoire de la Géorgie est couvert de forêts, 25 % du territoire de la Géorgie se trouvant dans les parcs nationaux, en particulier ceux d'Algeti, de Bordjomi-Kharagaouli, de Kolheti, de Lagodekhi, de Tbilissi et de Vashlovani Convention on Biological Diversity : « Georgia – Country Profile », 13 avril 2017..

Les aires protégées de la Géorgie offrent divers services, notamment excursions en bateau, observations des oiseaux, visites éco-éducatives Agency of protected areas : « Kolkheti National Park », 13 avril 2017., randonnées pédestres, équitation, vélo Agency of protected areas : « Bordjomi-Kharagauli Protected Areas », 13 avril 2017., tours Agency of protected areas : « Vashlovani Protected Areas », 13 avril 2017., pêche sportive Agency of protected areas : « Chachuna Protected Areas », 13 avril 2017 ..

La Géorgie abrite environ d'animaux, dont de vertébrés (plus de 1 % des espèces présentes dans le monde entier) et un grand nombre de ces espèces sont endémiques « Georgian Biodiversity Database », 13 avril 2017..

En 2016, étrangers et géorgiens ont visité les aires protégées de Géorgie Agency of Protected Areas : « წლის ვიზიტორთა სტატისტიკა თვეების მიხედვით », 13 avril 2017..

écotourisme, agrotourisme,

Tourisme sportif En , s'est ouverte à Goudaouri une École du Tourisme d'Aventure (Adventure Tourism School in Gudauri).. Randonnée Le trekking encadré est possible presque partout, hors des zones déconseillées pour activités séparatistes.

Des randonnées à cheval sont organisées dans les zones montagneuses, par exemple en Touchétie et dans différentes zones naturelles protégées.

Escalade