La Fondation pour l'école est une fondation qui se donne pour mission de soutenir, promouvoir et inspirer la création d'écoles privées hors contrat. Créée et reconnue d'utilité publique en 2008, elle est habilitée à abriter des « fondations sous égide » depuis 2011. Elle héberge 10 fondations au .
Elle a créé le réseau « Espérance Banlieues » et abrité la fondation Espérance Banlieues de 2012 à 2019 mais aussi la Fondation Espérance ruralité. Cette dernière, devenue Fondation Excellence ruralités, y est toujours hébergée.
soulignent sa proximité avec les milieux catholiques proches de la droite voire de l'extrême droite.
Historique La Fondation pour l'école est créée, en 2008, à l'initiative de quatre cofondateurs : Lionel Devic, Éric Mestrallet, Marie-Bénédicte Pain et Anne Coffinier. Elle est reconnue d'utilité publique. en 2008, et est habilitée à abriter des « fondations sous égide » depuis 2011..
À la suite de la dénonciation par Anne Coffinier des dérives financières et de gouvernance en 2019., l'Inspection générale de l'administration assure en 2020 une mission d’évaluation de la Fondation pour l'école qui connaissait ..
Depuis , son directeur est Michel Valadier., ancien directeur du groupe scolaire Saint-Dominique du Pecq.
Missions La Fondation pour l'école soutient, finance et accompagne la création et le développement d’écoles privées hors contrat... Elle apporte un soutien financier aux écoles hors contrat.. Famille chrétienne indique que depuis 2008, elle a versé 50 millions d’euros d’aides financières et soutenu plus de 2600 projets. Elle accorde des subventions à des établissements libres pour des réalisations concrètes (rénovation, matériel pédagogique, agrandissement...). Selon les médias Libération et Basta !, elle réserve l’écrasante majorité de ses actions aux écoles catholiques traditionalistes hors contrat proches de ses administrateurs...
En 2021, elle a formé 730 personnes..
Organisation Elle est administrée par un Conseil d'administration de issus de la société civile..
Elle a compté comme administrateurs Éric Doutrebente, Éric Mestrallet et Jean-Marie Schmitz, que le média de gauche voire d'extrême gauche Basta ! identifie comme ayant des liens financiers qualifiés de douteux. Son directeur général est Michel Valadier, membre de Renaissance catholique, ancien secrétaire général du Centre Charlier. Selon Mediapart, il serait connu pour ses positions homophobes : il a salué dans Valeurs actuelles le travail du fonds du bien commun « contre l’idéologie woke et LGBT »Youmni Kezzouf, À l’Olympia, une soirée pour financer l’écosystème catho-tradi, in Mediapart, 10 décembre 2024.
Positionnement idéologique Anne Coffinier, son ancienne directrice générale, a participé en 2013 à une université d'été de La Manif pour tous et a été qualifiée pour cela dans Le Monde de .. La fondation pour l’école est intimement liée au réseau Espérance Banlieues qu'elle abritait jusqu'à ce qu'elle soit chassée de la fondation pour l'école à la demande d'Anne Coffinier à la suite de graves dérives de gouvernance..
Selon le média L'Humanité, elle a été lauréate pendant plusieurs années de La Nuit du Bien Commun, co-fondée par Pierre-Édouard Stérin, catholique traditionaliste, proche de la droite et de l'extrême droite françaises..
Libération et Basta ! indiquent que les bénéficiaires de la Fondation sont majoritairement des écoles confessionnelles « catholiques et parfois intégristes ».
Selon Basta !, la Fondation pour l'école aurait soutenu une école créée par des proches d’Alain Soral.
Fondation Excellence ruralités La Fondation pour l'école abrite le réseau Excellence Ruralités, co-fondé par Jean-Baptiste Nouailhac et en partie financé par le Fonds du bien commun de Pierre-Edouard Stérin, la Nuit du Bien Commun, et la Fondation Stanislas pour l’éducation. Il touche aussi des financements publics sous forme de dons dé-fiscalisés, d'employés en service civique, et de subventions de l’Agence nationale de la cohésion des territoires. Le réseau regroupe trois établissements hors contrat qui scolarisent en 2026 162 élèves de primaire et collège au Cours Clovis (ouvert en 2017 dans l'Aisne), au Cours Vauban (Saône-et-Loire) et au Cours Aliénor d’Aquitaine (Charente). Les écoles se disent , mais sont proches des milieux réactionnaires et catholiques traditionalistes. Leur pédagogie, marquée par le patriotisme, se réclame et vise à satisfaire le prétendu besoin qu'aurait . Les enseignements s'appuient sur des manuels datés et font l'impasse sur l'EVARS. Les élèves sont encouragés à . Les pratiques pédagogiques et les normes sanitaires du Cours Aliénor d’Aquitaine sont vivement critiquées par le rectorat de Poitiers à la suite d'inspections menées en 2023 puis en octobre 2025 (avec l'objectif d'évaluer la mise en oeuvre des changements précédemment exigés). Jean-Baptiste Nouailhac considère que le rapport d'inspection est et en conteste les conclusions. Le recteur demande au préfet d'envisager la fermeture administrative de l'établissement.
Affaires judiciaires Quatre membres de la Fondation ont fait l’objet en 2019 de procédures d'enquêtes et d'articles de presse à la suite de plaintes pour accusations de conflits d’intérêts, Lionel Devic, cofondateur de la Fondation pour l'école, Jean-Marie Schmitz et Éric Doutrebente, administrateurs., et Éric Mestrallet, dirigeant de la Fondation Espérance Banlieues, sous égide de la Fondation. Ce dernier est à la tête de plusieurs sociétés de conseil qui auraient facturé 88 000 euros de prestations de services à des écoles financées par la Fondation, dont les écoles du réseau « Espérance banlieues », réseau dont il est justement le créateur. Cette plainte a été classée sans suite par le Parquet du Tribunal de grande instance de Paris, le ....
À la suite d'une note du directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur en , évoquant à la Fondation pour l'école., la brigade financière de la police judiciaire ouvre une enquête pour des suspicions d'abus de confiance et recel d'abus de confiance. Selon le magazine Politis, la brigade financière de la police judiciaire aurait enquêté également au sujet de la Fondation pour l’école sur des suspicions de faux, fraude fiscale, abus de confiance, escroquerie et blanchiment.. Cette enquête est classée sans suite le du fait de l’absence de caractérisation de faits délictueux.. Le licenciement d'Anne Coffinier est lié à sa dénonciation de prétendues dérives financières d'Espérance banlieues et de la Fondation pour l'école..
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liberté d'enseignement Enseignement privé hors contrat Chèque éducation
Liens externes
Catégorie:Fondation française reconnue d'utilité publique Catégorie:Association ou organisme ayant son siège dans le 14e arrondissement de Paris