Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française, créé sous la Révolution sous le nom de . Dissous trois ans plus tard, le régiment est recréé en 1887 sous la et dissous en 1940.
Création et différentes dénominations 1793 : formation de la de première formation. 1796 : dissolution. 1887 : création du 1914 : à la mobilisation, il donne naissance au d’infanterie 1923 : dissolution (traditions gardées par le de chasseurs à pied). 1935 : création du d’infanterie de forteresse de la Nied (ligne Maginot). 1940 : dissolution.
Chefs de corps 1794 : chef de brigade Charles Jean Théodore Schoenmezel (*) 1794 : chef de brigade Dumoulin 1796 à 1887 : l'unité n'existe plus. 1887 : colonel Bruneau 1892 : colonel Coutsis de La Rivière 1898 : colonel Lavergne 1903 : colonel Charles-Arthur Maitrot 1905 : colonel L. A. Darde 1912 : colonel KoppSource : album souvenir du , imprimerie GELLY, 41, cours d'Orléans, CHARLEVILLE (Ardennes) - : lieutenant-colonel Belhague 1917 : colonel BassonJean-José Frappa Makédonia, souvenirs d'un officier de liaison en Orient, 1921, Ernest Flammarion, . 1935 - 1937 : lieutenant-colonel J.-P. Denis 1937 - 1939 : colonel A. Cochinard 1939 - 1939 : lieutenant-colonel Bockler 1939 - 1940 : lieutenant-colonel P. Sohier
Historique des garnisons, combats et batailles du Guerres de la Révolution et de l'Empire En 1793, la « de première formation » est créée à partir de l'amalgame des : du d'infanterie (ci-devant Royal-Suédois) des Sections Réunies de la Commune et des Arcis de Paris également appelé Bataillon de la Commune et des Arcis bis de volontaires du Calvados également appelé bataillon de volontaires de Bayeux
En 1794, la demi-brigade est affectée à l'armée du Nord et elle s'illustre durant la où durant le combat, la lutta toute la journée pour protéger la retraite de l'armée et sauva 22 pièces de canon sur le point de tomber aux mains de l'ennemi.
Affecté à l'armée de Sambre-et-Meuse, elle participe, en 1794, aux sièges de Landrecies et de Le Quesnoy, à la prise de Valenciennes. La s'illustre à la bataille de Spirmont, durant laquelle elle lance plusieurs charges victorieuses contre un ennemi supérieur en nombre et en artillerie et fortement retranché, et termine la campagne en participant à la bataille d'Aldenhoven.
En 1795, l'unité se trouve à la prise de Luxembourg. Dans le courant cette année elle est affectée à l'armée de Rhin-et-Moselle et elle est engagée aux combats de Frankenthal, du 11 au durant lesquels le chef de brigade Dumoulin est grièvement blessé en défendant le village.
Lors de la réorganisation de 1796, la « » entre dans la formation de la de deuxième formation.La « » est alors dissoute.
1887 à 1914 Le est formé le à 3 bataillons provenant des 12e régiment d'infanterie, 25e régiment d'infanterie et 62e régiment d'infanterie.
1904-1914 : portion centrale (dépôt, administration, intendance) à Reims, portion principale (essentiel des troupes) à VerdunAlmanach de l'Action libérale populaire....
En 1913, son forme le du d’infanterie.
Première Guerre mondiale En 1914, le régiment est en casernement à Verdun, et il fait partie de la , , .
Affectations: division d'infanterie d' à division d'infanterie de à
1914 château et ferme de Remenoncourt () Retraite des et Armées : Bois de Bulson () Longuyon les usines de Pont-Maugis () Tourteron ()
Bataille de la Marne (6 – ) : engagé dans la bataille des Marais de Saint-Gond vers Soizy aux Bois et Villeneuve les Charleville (), Château de Mondement ()
Course à la mer : Contalmaison, Thiepval (6-)
Reprise de l'offensive : Bazentin la Boisselle, Orvilliers (17-)
1915 Offensives d'Argonne : Vauquois (février) Artois : Hébuterne (6-)
25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne, attaque de la Butte du Mesnil (25- )
1916 vignette|Les entonnoirs de Leintrey - Monument aux morts. Bataille de Verdun, Mort-Homme (fev-mars) Bataille de Verdun : Fort de Douaumont (18 au ) Bataille de la Somme
1917 Aisne : attaque sur Berry au Bac () Verdun : Bois le Chaume ()
1918 vignette|Soldats du en 1918. L'Aronde (9-) Soissons () Plateau de Laffaux () « Régiment qui a fait preuve d’un esprit offensif admirable », Général Mangin, 1918.
Entre-deux-guerres Le régiment d'infanterie de forteresse (RIF) est créé à Metz le dans le but de défendre le secteur fortifié de Boulay (SF Boulay) en fournissant les garnisons aux ouvrages et casemates de la ligne Maginot du dit secteur. Le régiment dont le commandement est assuré par le colonel Cochinard a notamment en charge le gros ouvrage du Hackenberg. Par CM du il reçoit l'appellation de « régiment de la Nied ».
À partir de 1937, le s’installe au camp de Boulay, le au camp de Bockange et Veckring jusqu’en 1938 puis occupe le casernement du camp d’Ising (Férange). Les et mixtes occupent les casernements légers du Michelsberg et du Mont-des-Welches, la stationnant dans les baraquements du Streiffel. Des CEO (compagnies d'équipages d'ouvrages) sont créées à Boulay ( CEO), CEO à Bockange, la à Veckring. En 1938 la CEO et la de mitrailleuses s'installent au camp d'Ising (commune de Ferange).
Seconde Guerre mondiale Fin , le régiment de la Nied se détriple pour former l'infanterie du secteur fortifié de Boulay en donnant ainsi naissance au RIF, RIF et RIF du temps de guerre. Constitué au camp de Bockange et à Amanvillers à partir d'un noyau actif du du RIF, le régiment du temps de guerre compte 2 bataillons de mitrailleurs d'intervalle et des équipages d'ouvrages et aussi des Compagnies d'Engins et de Fusilliers Voltigeurs (CEFV). Le régiment met également sur pied un (d'instruction). Le régiment est commandé par le lieutenant-colonel Bockler, puis en par le lieutenant-colonel Sohier.
Le RIF occupe le sous-secteur de Burtoncourt avec PC au camp de Bockange avec abris au bois de Villers et quartiers de Valmunster et Freistroff.
Lors du repli des unités de la ligne Maginot en , les éléments d'intervalle rejoignent la division de marche Besse, le 13 au soir et se replient dans la région de Nancy où le bataillon combat entre Laneuveville et Saint-Nicolas-de-Port avec les I/ et II/ RIF. À court de munitions, la CEFV est faite prisonnière le à Flavigny. Les équipages d'ouvrages aux ordres du colonel Cochinard résistent sur la position et ne se rendront sur ordre que le .
Le drapeau : du RIF confié au lieutenant Goulot par l'officier de détail du RIF, le drapeau est enterré le dans le jardin de M. Simon, maire de Brallevile, à la limite des départements des Vosges et de Meurthe-et-Moselle. Fin juin, M. Simon déterre l'emblème et le confie au directeur du personnel de la tannerie Luc, à Nancy, qui le remettra au Lt-Colonel Dorval, commissaire aux prisonniers de guerre. Celui-ci le fera déposer aux Invalides. 1940 : dissolution.
Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Sprimont 1794 L'Yser 1914 Verdun 1916-1917 La Somme 1916 L'Aisne 1917 Le Matz 1918 right|100px|thumb|Fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire. 400px
Décorations La cravate du drapeau est décorée de la croix de guerre 1914-1918 avec quatre palmes et une étoile de bronze.
Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire, décernée le .
Chant du régiment
Insigne L'insigne du régiment, sous forme d'écu couronné de fortification, représente une tête de bouledogue blanc (référence au et à son caractère) devant une casemate entourée d'un champ de rails antichars au pied duquel coule la Nied.
Personnalités ayant servi au
Jean Allard-Méeus (1891-1914), poète. René de Chambrun, avocat d'affaires et gendre de Pierre Laval Paul Maistre, général de division.
Sources et bibliographie . . .
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Histoire militaire de la France Liste de régiments français Régiment d'infanterie français
Liens externes RI à Verdun (caporal A. Schalckens) RIF (1940) La composition d'un régiment en 1914
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