Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir de la de première formation.
Création et différentes dénominations 1794 : de bataille 1796 : dissolution 1913 : d'infanterie 1914 : à la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le d'infanterie 1923 : dissolution (traditions gardées par le d'infanterie). 1939 : d'infanterie de forteresse 1940 : dissolution
Chefs de corps ? - : Paul Marie Fournier Jacquot Paul Marie Fournier Jacquot sur Mémoire des Hommes (†) Septembre 1914 : Léon Paul Génin** Août 1939 : lieutenant-colonel Subervie
(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division.
thumb|right|130px|insigne de béret d'infanterie
Historique des garnisons, combats et batailles du Guerres de la Révolution et de l'Empire Campagne d'Italie (1796-1797) Dissous en 1796
1815 à 1848 Dissolution
Second Empire Dissolution
De 1870 à 1914 En application de la loi du , créant 10 nouveaux régiments (de 164 à 173)
Première Guerre mondiale 1913 : Création en 1913 En 1914 ; Casernement : Verdun
Affectations : Défense de Verdun : août 1914 d'infanterie de à
1914 Les Victoires de Lorraine : Puvenelle Étain (Meuse) : Ferme Sorel, Défense du Fort de Troyon : 8 - Bataille de la Woëvre et des Hauts-de-Meuse : Beaumont-en-Verdunois () Étain (Meuse): 5-
1915 Marchéville-en-Woëvre Meuse : Côtes de Meuse (26-) Opérations en Woëvre : Fresnes-en-Woëvre (), Les Éparges 18-
1916 Bataille de la Somme (1916) : Bois Étoilé, Vermandovillers (juillet – août) Bataille de Verdun : cote 304, Bois d'Avocourt ( - )
1918 Champagne : Auberive, Le Téton, Mont sans Nom (juillet) Aisne ()
Entre-deux-guerres Le fait partie des troupes d'occupation de la Rhénanie, imposées par le traité de Versailles.
Le est dissous en à Mayence.
Seconde Guerre mondiale Formé le sous le nom de d’infanterie de forteresse (RIF) par le bataillon du RI, c'est un régiment de réserve A de type RIF dans le secteur fortifié de Rohrbach. Il est mis sur pied par le centre mobilisateur d'infanterie 204 de Saint-Nicolas-de-Port. Il tient garnison à Bining. Le régiment a comme mission de défendre le sous-secteur fortifié de Bining, une partie de la Ligne Maginot. Outre les deux ouvrages sous sa responsabilité (PO de Rohrbach et PO du Welschoff), il a à sa disposition plusieurs casemates d'infanterie, divers abris caverne et doit se charger également de la défense des intervalles.
Le jeudi à , le lieutenant-colonel Combet du RIF est convoqué à Montbronn, à vingt kilomètres de Bitche (Moselle), où se trouve le PC du général Chastanet, commandant le secteur fortifié de Rohrbach. En même temps que les colonels Subervie, du RIF, et Mauvin, du RIF, il apprend une incroyable nouvelle : tous les régiments de forteresse quittent la ligne Maginot et partent le soir même vers le sud. Dépourvu de réserves, le général Weygand a décidé de jeter l'éponge en attendant la signature d'un armistice inévitable. Aucune exception n'est prévue : les ouvrages de la ligne Maginot seront sabordés et les régiments de forteresse doivent battre en retraite. Tels sont les ordres qui bouleversent les trois colonels. Le général Chastanet qui partage leurs sentiments précise que les troupes du secteur formeront une division de marche qui gagnera Sarrebourg en trois étapes.
Il va participer à la dernière grande bataille livrée par l'armée française en , des faubourgs de Nancy à ceux de Phalsbourg. Sur un front d'environ , trois corps d'armée vont aligner leurs régiments derrière le canal de la Marne au Rhin pour affronter onze divisions allemandes qui, après avoir contourné la ligne Maginot rendue perméable par le repli des troupes de forteresse, se ruent au combat avec l'intention de ne faire qu'une bouchée de leurs adversaires.
Bien qu'elle ne figure dans aucun manuel, la « bataille oubliée » ne saurait trop être assimilée à un quelconque engagement local puisque plus de s'y affrontèrent le . Compagnie après compagnie, le régiment rejoint ses emplacements. Durant la nuit, les hommes vont creuser, aménager les épaulements, mettre en place canons de 25 et mitrailleuses. Le lundi au lever du jour, un fantastique nuage de fumée grasse noircit le ciel du côté du RIF. Le stock de carburant de La Forge vient d'être incendié. C'est avec le RIF que la division allemande du général Boehmbezing, qui vient d'entrer à Sarrebourg, va prendre le contact. Le combat s'engage à Hesse où le colonel Subervie a organisé une tête de pont au nord du canal. Jusque dans l'après-midi, écrit Subervie, les assauts des Allemands vinrent se briser contre la défense du 166. Ayant réussi à prendre pied dans quelques maisons, ils en furent délogés à la baïonnette. Le bataillon allemand qui a attaqué laisse 11 tués et 71 blessés dans l'affaire. L'artillerie allemande tire toujours, mais l'infanterie est trop épuisée pour attaquer. Du moins ce qu'il en reste se battra encore pendant plusieurs jours et sera englobé le dans la reddition, après que les Allemands eurent rendu les « honneurs de la guerre ».
1945 à nos jours
L'association Fort Casso a vu le jour en sur l'initiative de Joseph Koch. Elle a pour but la conservation du « Petit Ouvrage de Rohrbach » (ouvrage Maginot) de seconde génération, dont la construction débuta en 1934, Depuis 1989, l'association œuvre à la conservation et à la mise en valeur de ce formidable patrimoine qu'est le Fort Casso. Elle a de facto assuré la perduration des traditions du RIF.
Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Loano 1795 Verdun 1916 Prosnes 1918 La Lys 1918
400px|alt=Drapeau du d'infanterie de ligne|lien=%3AFichier%3A166e%20r%C3%A9giment%20d'infanterie%20de%20ligne-drapeau.svg
Décorations Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec 2 palmes, 1 étoile vermeil. (Deux citations à l'ordre de l'Armée puis une citation au Corps d'Armée)
Il obtient la Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 1914-1918 le .
Traditions et uniformes
Devise Je suis de Verdun/Tenir ou mourir
Insigne Dans un écu ancien de sinople à un loup de sable hurlant adextré d'une croix de Lorraine de gueules. Au chef d'azur, la devise d'or « Tenir ou mourir » accostée de deux cloches GFM du même.
Personnalités ayant servi au Abel Ferry (1881-1918), député des Vosges, sous-lieutenant Louis Pergaud (1882-1915), écrivain, auteur de La Guerre des boutons Georges Guérin (1891-1972), fondateur de la Jeunesse ouvrière chrétienne Maurice Dubled (1893-1978), officier de gendarmerie, résistant et poète
Sources et bibliographie . .
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste de régiments français
Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Unité militaire française ayant participé à la bataille de Verdun Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute