Maurice Ardouin, né le à Tarare (Rhône) et mort le à Argenteuil (Val-d'Oise), est un peintre et dessinateur français (École de Paris)..

Biographie Élève de l’École nationale des Beaux-Arts de Lyon, où il reçoit le surnom de BorisCertaines de ses premières œuvres sont signées "AB", pour "Ardouin Boris"., il obtient son diplôme en 1953 en même temps qu'un premier prix de portrait et de composition..

Il s'installe à Paris en 1955 et travaille chez un imprimeur jusqu'en 1957. Entre-temps, il expose en 1956 au Salon d’automne et au salon de la Jeune Peinture.. Il prête aussi des œuvres pour une exposition au Casino de Vals-les-Bains en 1952. Il expose au Salon national des Beaux-Arts. Sa première exposition en solo a lieu en 1960Jean Saucet écrit : "Un graphisme précis et acerbe qui s'appuie sur la figuration d'arbres ou de mâts enserre dans ses griffes des taches vives violemment contrastées. Dans ses dessins à l'encre de Chine, remarquables, Ardouin sait s'en tenir aux masses essentielles dans lesquelles il arrive à nicher le détail jusqu'à son infiniment petit. à la galerie Robert PhilippeTenue par Robert-Philippe Federici, disparu en février 2024., à Montmartre, qui l'accueille de nouveau en 1962 puis en 1966.

En 1965, dans le cadre du jumelage Paris-Rome, il est l'invité de la ville de Rome.

Il se fait également connaître aux États-Unis, grâce notamment à une exposition à La Jolla (San Diego, Californie) et à la galerie Lido (Newport Beach, Californie). En 1966, il expose à la Galerie 5 de Genève.

Paysages, marines, natures mortes constituent l'essentiel de sa production. De sa fréquentation régulière de Paris et de sa banlieue, mais aussi du BourbonnaisL’historien de l’art, Jean Cathelin, écrit dans L’Humanité : « (…) fils d’ouvriers et de paysans du Bourbonnais, il (Maurice Ardouin) a l’assurance tranquille, la solidité terrienne des gens de cette province où triomphent la mesure et l’esprit classique. »., du littoral et du marais vendéens, de la Touraine et, plus tard, des reliefs alpins, il rapporte quantité de dessins dont beaucoup deviennent ensuite des peintures à l'huile. Tandis que ses dessins de marais tendent progressivement au dépouillement maximal, il glisse de la figuration à l'abstraction à partir de représentations de torrents de montagne ou d'écorces.

Il pratique également l'illustration, réalisant des pochettes de disques pour la collection « Musique pour l'image » — n°19, 20 (1968), 23 (1969) — ou des gouaches pour des manuels scolaires.

Parallèlement à son activité d'artiste, il est Professeur de la Ville de Paris (PVP) pour les arts plastiques et anime un cours du soir du arrondissement, rue du Mont-Cenis (son quartier).

Il décède en 1999, des suites d'une longue maladie et repose au cimetière de Montmarault (Allier).

Il laisse une œuvre originale, marquée à la fois par son époque, où la peinture figurative était en pleine évolution, et par une grande sensibilité à la construction et à la couleur. Selon le marchand d'art londonien John Bennett : « He belonged to a time when art was going through fundamental changes: images were forceful and the figurations more radical; furthermore art had become politically engaged and he was very much part of this new expression. »..

Galerie

Références

Notes

Liens externes

Catégorie:Peintre français du XXe siècle Catégorie:Naissance en octobre 1932 Catégorie:Décès en mai 1999 Catégorie:Naissance à Tarare (Rhône) Catégorie:Décès à Argenteuil (Val-d'Oise) Catégorie:Personnalité inhumée à Montmarault Catégorie:Décès à 66 ans