Arc-en-Barrois est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

La commune est située à au sud de Chaumont (préfecture de la Haute-Marne), à au nord-ouest de Langres et à de la sortie de l’A5 (Chaumont-Semoutiers). Le village est une station verte de vacances, il possède le label « village fleuri » avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de FrancePalmarès 2008 du des villes et villages fleuris. Consulté le 22 septembre 2009..

Géographie Localisation centré|vignette|458x458px|Vue générale

vignette|redresse=1.8|centre|Carte de la commune d'Arc-en-Barrois et des proches communes.

Le village d’Arc-en-Barrois est localisé dans la vallée de l’Aujon sur le plateau de Langres et le finage limitrophe de la Côte-d'Or. L’Aujon traverse Rochetaillée, Saint-Loup-sur-Aujon, Courcelles-sur-Aujon, Giey-sur-Aujon, Arc-en-Barrois et va en direction de Cour-l'Évêque pour se jeter dans l’Aube. Le long de l’Aujon, sur la rive gauche au bas d’Arc-en-Barrois, s’étend une contrée de terres labourables appelée les Éleux.

La forêt domaniale d’Arc-en-Barrois, partagée avec Chateauvillain, Richebourg et Aubepierre notamment, est une des plus étendues de France (environ ).

La forêt d'Arc-en-Barrois est considérée comme l’une des plus belles chasses au grand gibier de France (sangliers, cerfs et chevreuils).

La commune compte plusieurs hameaux et écarts : Montrot Maison Paulin Maison Foin Val Bruant Sautreuil Les Essarts

Hydrographie La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Aujon, divers bras de l'Aujon, le Fossé 01 de la Combe Vau Boing et divers autres petits cours d'eau..

L'Aujon, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Perrogney-les-Fontaines et se jette dans l'Aube à Longchamp-sur-Aujon, après avoir traversé .

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique d'Arc-en-BarroisLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de la Lachère ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Loup-sur-Aujon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Arc-en-Barrois est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chaumont, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (71 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (70,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (69,9 %), terres arables (23 %), prairies (2,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,9 %), zones urbanisées (1,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,1 %), zones agricoles hétérogènes (0,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Arcus (1157) ; Arcus, castrum (1182) ; Arc (1200-1201 environ) ; Archus (1232) ; Arc-an-Barrois (1255) ; Arc sus Aujum (1280) ; Arc en Barrois (1412) ; Arc en Barroix (1420) ; Arcus Barrensis (1436) ; Arc en Barroys (1563) ; Arcq (1675) ; Arc en Barois (1769) ; Arc-sur-Aujon (époque révolutionnaire)..

Le toponyme Arc est issu du latin arcus, « arche ( d’un pont qui, souvent, ne possédait qu'une seule arche) », signalant le plus souvent un pont ou les ruines d’un pont romain, à cause de sa forme curviligne pour enjamber la rivière l'AujonUne importante voie romaine (de Langres à Sens et Orléans) passait à l'emplacement actuel d'Arc-en-Barrois. ou allant à la motte castrale, petite forteresse romaine qui se dit en latin « arx », le fortin de la « Motte » est détruit au lors des invasions barbares. C'est une région frontalière entre les royaumes franc, lorrain, et bourguignon..

Le Barrois champenois (ne pas confondre avec le Barrois lorrain de Bar-le-Duc) est une micro-région naturelle de France située au sud-est de la Champagne. Il correspond à une partie de l'ancien comté de Bar, et tient son nom des villes de Bar-sur-Seine et Bar-sur-Aube. Situé dans l'ancienne région administrative de Champagne-Ardenne il s'étend entre le sud-est du département de l'Aube (Pays d'Othe et Chaourçois) et le sud-ouest de la Haute-MarneLe Barrois champenois sur le site de la DREAL Champagne-Ardenne.

Histoire Préhistoire et Antiquité vignette|120px|Portrait d'Adélaïde d’Orléans qui est à l’origine de la construction de l'actuel château.

Une importante levée gauloise puis voie romaine (de Langres à Sens et Orléans) passait à l'emplacement actuel d’Arc-en-Barrois. Une forteresse romaine, ou arx, située sur la hauteur de Lamotte au-dessus d’Arc-en-Barrois servait à protéger la voie en défendant le passage de la rivière franchie grâce à un pont à une arche (arcus en latin). À l’abri de cette forteresse, quelques fermiers groupèrent leurs habitations pour être protégés par la garnison et l’on bâtit à proximité un hospitium (refuge ou abri pour les voyageurs). Au , lors des invasions barbares, le fortin de la « Motte » est détruit.

Le partage de l’empire de Charlemagne par le traité de Verdun (843) fait que le duché de Bourgogne est attribué à Charles le Chauve tandis que le comté de Bourgogne est attribué à Lothaire. Durant le , Arc est fortifié à nouveau (tour dodécagonale et enceinte entourée de douves). La seigneurie de Chateauvillain/Arc dépend de la famille de Bar liée à une famille plus puissante, celle de Broyes. Arc reste une cité bourguignonne alors que Chateauvillain est champenoise. Une première église qui dépend de l’abbaye de Cluny est édifiée en 1080. Le site demeurera fortifié jusqu’au , puis abandonné lors de la construction d'un château au bord de l'Aujon.

Moyen Âge La seigneurie d'Arc. était associée au Moyen Âge à celle de Châteauvillain (issue de la Maison de Broyes ; cf. Simon de Châteauvillain et Jean de Châteauvillain, mort en 1313 ; Barrois indique qu'à l'origine Châteauvillain et Arc dépendaient du Pagus Barrensis ou Pays/comté de Bar-sur-Aube, dans le Barrois champenois). En 1326, Jean III de Châteauvillain octroie une charte d'affranchissement aux habitants d'Arc.

Temps modernes Au , les deux fiefs sont dissociés : Arc-en-Barrois passe aux de Vienne, puis échoit aux Bauffremont-Scey-Sombernon par le mariage en 1527 de Anne de Vienne-Listenois (ou Listenais ; 1500-1541) avec Claude de Bauffremont (1506-1536). Leur fils Antoine de Vienne (1531-vers 1605) devient le premier marquis d'Arc et de Listenois (en 1578 ?). En 1622, les Bauffremont cèdent le marquisat d'Arc au maréchal Nicolas de L'Hospital de Vitry (ci-dessous).

Le château, occupé par les Bourguignons au pendant la guerre de Cent Ans, a été remanié au . Il est finalement détruit à la Révolution.

En 1629, le village connaît un début d'épidémie de peste déclenché, dit-on, à l’occasion du passage de voyageurs ayant logé dans une hôtellerie du village. Au , le village d’Arc-en-Barrois est fortifié et entouré de fossés alimentés par l’Aujon. Les fossés sont comblés sous le comte de Toulouse et les murs abattus au commencement de la Révolution française.

Le domaine (marquisat) d'Arc-en-Barrois appartenait depuis 1622 au maréchal Nicolas de L'Hospital (1581-1644), duc de Vitry (duché sis à Châteauvillain et Arc-en-Barrois, et reprenant le nom du fief familial de Vitry-en-Brie = Vitry-Coubert à Guignes), aussi comte de Châteauvillain par acquisition en 1620. Les domaines de Châteauvillain et Arc-en-Barrois sont donc réunis. Il fut acheté en 1679 à son fils François-Marie de L'Hospital († 1679) par le comte Jean-André de Morstein, ambassadeur de Pologne en Suède puis en France, père de Michel-Adalbert de Morstein, comte de Châteauvillain († 1695, époux en 1693 de Marie-Thérèse d'Albert de Luynes fille du duc Charles-Honoré). Les Morstein le cédèrent en 1693/1699 à Louis Alexandre de Bourbon (1678-1737), comte de Toulouse et amiral de France, fils naturel de Louis XIV. Son fils Louis Jean Marie de Bourbon (1725-1793), duc de Penthièvre, hérita du domaine. Le village fut alors un marquisat du duché de Châteauvillain (1703) dont les Bourbon-Toulouse-Penthièvre étaient titulaires, comme il l'avait été dans le duché de Vitry des L'Hospital.

Révolution et Empire Après la Révolution, le domaine est restitué en 1814 à la fille du duc de Penthièvre, Louise Marie Adélaïde de Bourbon, qui a épousé en 1769 Louis Philippe, duc d'Orléans. La fille de ces derniers, Adélaïde d'Orléans (sœur de Louis-Philippe ), en hérite et reconstruit le château actuel à l'emplacement de l'ancien. Elle le lègue par testament à son filleul le prince de Joinville qui le transmet par héritage à son fils, le duc de Penthièvre.

Depuis 1815 Pendant la Première Guerre mondiale, le duc de Penthièvre met le château à la disposition des blessés du front de Verdun.

En 1972, Arc-en-Barrois fusionne avec la commune d'Aubepierre ; la séparation a lieu dix ans plus tard en 1982.

Politique et administration Liste des maires

|colspan="5" align="center" bgcolor="#f3fff3" |

Population et société vignette|l'Hôtel de Ville|175x175px

Démographie

Évolution démographique

Pyramide des âges