Mandres-la-Côte est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Géographie Localisation Les habitants de Mandres-la-Côte sont appelés les Mandrins et Mandrines. La commune s'étend sur et compte en 2014. Avec une densité de par km, Mandres-la-Côte a connu une nette hausse de 30,4 % de sa population par rapport à 1999. L'église découverte au croisement de deux rues principales reste le point central du village. L'alignement des maisons le long des trois rues principales offre la variante de village rue Y (Y barré). Les parcelles constituant le village présentent dans le sens de la longueur verger, jardin, bâti, rue. La voie romaine de Langres à Naix (Meuse) traverse son territoire (approximativement la route actuelle Nogent ↔ Ageville). Il est traversé par la route départementale 1, axe important reliant la région parisienne et le Sud de la France. Entourée par les communes de Sarcey, Lanques-sur-Rognon, Biesles et Nogent, Mandres-la-Côte est située à de Nogent (cité de la coutellerie), à 18 km de la préfecture Chaumont et 18 km de Langres (classée ville d'art et d'histoire, notamment grâce à ses remparts spectaculaires, et membre des associations ville fleurie et ville internet).centre|vignette|Vue d'ensemble de Mandres-la-Côte.|494x494px centré|vignette|189x189px|L'entrée du village venant de Nogent .

Hydrographie La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le ruisseau de Moiron, le ruisseau du Pecheux et le ruisseau du Vechet..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Mandres-la-CôteLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang du Vau ().. vignette|centre|L'étang du Vau à Mandres la Côte.|183x183px

Climat

vignette|Mandres-la-Côte en hiver et ses virages. En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Is-en-Bassigny », sur la commune d'Is-en-Bassigny à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , Mandres-la-Côte est catégorisée commune rurale à habitat dispersé selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chaumont dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (66,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (62,7 %), forêts (30,8 %), zones urbanisées (3,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,3 %), prairies (1 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).|centré Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Villa Mandris (1160) ; Mandres in Ornois (1230) ; Mandres (1239) ; Manres (vers 1252) ; « Decima de Mandris en Ornois » (1256) ; Mandres en Ournoys (1273) ; Manre (1326) ; Mandre (XIVe siècle) ; Mande (1436) ; Mandres (1769).. Du latin tardif mandra, de lancien français mandre qui signifie « étable, bergerie », pluriel de l'oïl mandre « parc à moutons, cabane des bergers, cellule d'ermite ».. Le terme Mandres viendrait du terme mandre voulant dire « monastère ». À son origine, Mandres était un groupe de maisons de pasteurs, petit établissement religieux à tendance agricole.

En 1925 Mandres devient Mandres-la-Côte. Des sources historiques précisent qu'au lieu-dit « A la Côte » on rencontrait des ruines de constructions qu'on croit être celles d'un couvent détruit depuis longtemps.

Histoire Mandres (cabane, bergerie) était à son origine un groupe de maisons de pasteurs, petit établissement religieux à tendance agricole.

Mandres apparaît dans l'histoire vers 1160 dans la charte de l'évêque de Langres au sujet des donations faites à l'abbaye de la Crête par Albéric de Prey et portant sur les droits d'usage de pâture sur le territoire. En 1230, Raoul, étant sur le point d'entrer dans l'ordre du Val-des-Écoliers, donna à ce monastère une partie des dîmes de Mandres. Lors d'un différend en 1364 entre les seigneurs de Vergy et d'Aigremont, Huart de Mandres est mentionné comme témoin. La charte d'affranchissement des habitants de Perrusse en 1373 voit Guillaume Cuisse de Mandres comme tabellion. En 1789, Mandres dépendait de la province de Champagne, bailliage de Chaumont, prévôté de Nogent-le-Roi, élection de Langres. Son église, dédiée à la Nativité de la Sainte Vierge, était du diocèse de Langres, doyenné d'Is-en-Bassigny. La présentation de la cure appartenait au chapitre de Langres.

Lors de la Grande guerre en , les troupes américaines basées à Mandres ont reçu la visite du président des États-Unis Woodrow Wilson.

Deux changements de nom de Mandres-la-Côte (Villa Mandris (1160)) ont été référencés au cours de l'histoire de la commune : 1793 : Mandres ; 1925 : Mandres-la-Côte.

Politique et administration

Population et société Démographie

Économie vignette|220x220px|Fabrique de gants ( Tréfousse ) en 1912. À partir du milieu du l'industrie de la coutellerie gagne le bassin nogentais et les maisons se transforment en petits ateliers. Les mandrins devenant des manouvriers, Mandres connaît le travail à domicile. Les ciseliers et polisseurs travaillent pour les industriels de Nogent, leurs épouses sont aussi gantières pour la ganterie Tréfousse de Chaumont. À l'atelier de Mandres, elles piquaient ou surgetaient les pièces de façon à obtenir des paires de gants. Dans les années 1935/40, l'atelier a regroupé jusqu'à 20 personnes, mais à la fin des années 1960 la ganterie est sur le déclin. Après Grenoble (autre cité réputée pour sa ganterie), Chaumont est aussi touchée par la crise. L'atelier de Mandres travaillera sur des modèles de peau et laine, mais réduit à 5 ou 6 personnes, la ganterie fermera en .

En 1914, on comptait 130 artisans et ouvriers ciseliers, 18 cultivateurs.

En 1972, il restait une boulangerie, 2 épiceries, 1 coopérative, 1 café, 1 plâtrier, 1 peintre, 2 garagistes, 7 artisans ciseliers et 9 cultivateurs.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|200px|L'église de Mandres (coté Est) Église paroissiale Notre-Dame-en-sa-Nativité

L'ancienne église datait du . Elle a été reconstruite en 1820 sur l'emplacement de la première. En démolissant l'ancienne, un vase de terre rempli d'un grand nombre de pièces d'or et d'argent du fut trouvé sous les voutes. Ce trésor fut probablement caché là pendant les malheureuses guerres du règne de Charles VI. On y remarque une Vierge à l'enfant en polychrome du . Au mois de ,

l'impératrice Eugénie a fait don d'une croix et de 6 chandeliers à l'église de Mandres. Lors de la démolition du vieux cimetière, des pierres tombales ont été utilisées comme seuil de porte ou marche d'escalier.

Vue depuis le parvis de style Empire de la fin du néo-classicisme, la nouvelle architecture ressemble à un temple antique. Les 6 grandes baies pratiquées dans les murs en laissent supposer, en ce qui concerne les sculptures découpant chaque vitrail, l'influence du style gothique.

Le lavoir Il a été construit en moellons équarris du pays en 1875. Des piliers de pierre et des corbeaux soutiennent les entraits de la charpente. Il couvre un lessivoir et sa façade est ouverte côté est.

Le musée « La ferme d'antan » Au cœur d'une ferme haut-marnaise, le musée décrit l'ambiance de la Champagne rurale traditionnelle des années 1900. On y découvre la vie quotidienne, les gestes et le dur labeur au rythme des saisons. Les métiers du monde rural y sont représentés : garagiste, charron, couvreur, lavandière, apiculteur, sabotier.

Le musée « C'était hier » Espace dédié au souvenir manouvrier, où l'on retrouve le ciselier traditionnel fabriquant des ciseaux dans son atelier. Sa femme dans l'autre pièce y confectionne des gants. Dans la grange, on y trouve des outils du . À l'étage se trouve une reconstitution d'une salle de classe avec des photos de classe.

L'étang du Vau : étang privé

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Notes et références Notes et cartes Notes

Cartes

Références

Voir aussi

Bibliographie Émile Jolibois, La Haute-Marne ancienne et moderne. Dictionnaire géographique, statistique, historique et biographique de ce département, Chaumont, 1858. Réédité. Disponible en ligne :La Haute-Marne ancienne et moderne Mandres La Côte - village rural (AFR) Alphonse Roserot, Dictionnaire topographique du département de la Haute-Marne, 1903

Articles connexes Liste des communes de la Haute-Marne

Liens externes

Mandres-la-Cote Catégorie:Aire d'attraction de Chaumont