Jean-Jacques Bouya est un homme politique congolais né le à Mouembé (Cuvette). Il est nommé en septembre 2012 ministre de l'Aménagement du territoire, des Infrastructures et de l'Entretien routier. En , il est élevé au rang de ministre d'État tout en conservant ce portefeuille. Lors du remaniement gouvernemental de , l'Entretien routier est retiré de ses attributions et le ministère devient celui de l'Aménagement du territoire et des Grands travaux. Il est depuis , vice-premier ministre chargé de la Coordination des infrastructures de développement et de l'Aménagement du territoire.
Jean-Jacques Bouya est également député de Tchikapika depuis .
Pilote de formation, il est aux commandes du Boeing 727 du président Denis Sassou-Nguesso de 1989 à 1992, et pilote pour la compagnie aérienne Lina Congo.
Il est également conseiller aux Transports auprès de Denis Sassou-Nguesso (1997-2012), délégué général aux Grands Travaux (2003-2022).
Biographie Jeunesse et formation Jean-Jacques Bouya est né le à Mouembé, dans le district de Tchikapika (Cuvette). Issu de l'ethnie mbochi, il est le cousin du président Denis Sassou-Nguesso.
De 1987 à 1989, il suit une formation de pilote d'avion en France et aux États-Unis (notamment à Miami, en Floride).
Pilote d'avion De retour au Congo, il devient de 1989 à 1992 le pilote du Boeing 727 personnel de Denis Sassou-Nguesso. Lorsque ce dernier est battu aux élections présidentielles par Pascal Lissouba en 1992, Jean-Jacques Bouya part travailler pour la compagnie aérienne nationale Lina Congo, où il sera longtemps aux commandes d'un Fokker 28.
Carrière politique
Débuts En 1997, à l'occasion du retour de Denis Sassou-Nguesso au pouvoir, il est nommé conseiller aux Transports auprès du président. En 2003, il devient également délégué général aux Grands Travaux, et gère ainsi .
Lors de l'élection présidentielle de 2009, il est chargé de la logistique de la campagne du président sortant Denis Sassou-Nguesso, qui se fait réélire.
À partir de , il entre au bureau politique du Parti congolais du travail (PCT). En octobre de la même année, il est également nommé coordonnateur des travaux du gouvernement. Ce poste fait de Jean-Jacques Bouya un selon certains observateurs, comme La Lettre du Continent.
Député Lors des élections législatives de 2012, il est élu député de Tchikapika dès le premier tour avec 100 % des voix, à la suite du retrait de ses deux adversaires indépendants, et entre en fonction à l'Assemblée nationale le . Il succède à Fulbert Ekondi, qui devient cependant son suppléant.
En , des habitants de Tchikapika critiquent l'action de Jean-Jacques Bouya en tant que député lors de l'assemblée générale des « ressortissants des villages de la terre Tongo ». Ils dénoncent notamment le retard dans la construction de routes, le manque d'eau potable, les difficultés des , et s'alarment de l' de la population. Jean Didier Elongo, président de l'Association pour le développement de la terre Tongo (ADTT), prend la défense de Jean-Jacques Bouya, affirmant que durant son mandat et rejetant toute faute sur son suppléant, Fulbert Ekondi.
Lors des élections législatives de 2017, Jean-Jacques Bouya est néanmoins réélu dans la circonscription de Tchikapika dès le premier tour avec 100 % des voix.
Ministre Le , Jean-Jacques Bouya fait son entrée au gouvernement en devenant ministre à la présidence de la République, chargé de l'Aménagement du territoire et de la Délégation générale aux grands travaux (qui deviendra simplement « aménagement du territoire et des grands travaux » en 2016). À ce poste, il assure .
Lors du remaniement du , il est reconduit à son poste dans le gouvernement Mouamba II. Son portefeuille change légèrement de nom pour l'occasion, et il devient ministre de l'Aménagement, de l'Équipement du territoire et des Grands Travaux. Lors de la nomination du gouvernement Makosso, le domaine des « grands travaux » est retiré de l'intitulé de son ministère, au profit du domaine de l'« entretien routier ». Il devient ainsi ministre de l'Aménagement du territoire, des Infrastructures et de l'Entretien routier. Lors du remaniement de , il obtient le statut de ministre d'État.
Le , il est promu vice-Premier ministre, chargé de la Coordination des infrastructures de développement et de l'Aménagement du territoire.
Vie privée Jean-Jacques Bouya fut marié à Julia Bouya, décédée le .
Controverse Avec le ministre des Finances Gilbert Ondongo, il est mis en cause dans des contrats présumés de corruption par l'ONG Public Eye en .
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Références
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