vignette|François Navez par Jean Hérain, Musée des Beaux-Arts de Charleroi François-Joseph Navez, né le à Charleroi (Belgique) et mort le , à Bruxelles est un peintre néo-classique belge et portraitiste.
Biographie François Navez, né le dans un immeuble de la Place Verte à CharleroiActe de baptême de François-Joseph Navez, 16 novembre 1787. (1787). Dans Registres de baptême de Charleroi : Saint-Antoine (1787–1787) (p. 8). Archives de l’État en Belgique. Consulté le 7 août 2026 sur Genealogie.Arch.be., est le fils de Thomas Navez, échevin de Charleroi, et Marie Hélène Joseph de Limborg (ca. 1751-1798). Il est issu d'une famille favorisée qui lui a permis d'embrasser très tôt une carrière artistique. Le , il se marie avec Augustine Flore de Lathuy qui était liée à la famille de Hemptinne qu'il a peint et dont le tableau figure dans les collections des musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Il est également le beau-père de Jean-François Portaels, artiste peintre. Ce dernier a été son élève et a épousé en 1852 sa fille Marie.
Élève à l'Académie de Bruxelles du peintre Pierre-Joseph Célestin François à partir de 1803 à 1808, il fonde en 1810, avec d'autres peintres classiques de renom comme Antoine Brice, Antoine Cardon ou Charles Pierre Verhulst, la Société des amateurs d'arts.
Il excelle dans l'art du portrait néoclassique empreint de valeur morale, de rigueur et de beauté idéale où il acquiert sa renommée. Il peint aussi de nombreuses scènes mythologiques et historiques où l'Antiquité est mise en valeur.
En 1812, il remporte le premier prix de peinture d'histoire ce qui lui permet de se rendre à Paris, de 1813 à 1816, dans l'atelier de Jacques-Louis David. Il passe ensuite quatre années à Rome entre 1817 et 1821 où il fait la connaissance d'Ingres. Avec ses camarades, les peintres Victor Schnetz, Léopold Robert, François Granet et le sculpteur Bernard Seurre, il peint des scènes de genre à l'italienne.
À son retour en Belgique, il crée un atelier à la rue Royale à Bruxelles qui attire de nombreux élèves: Jean-François Portaels, son futur gendre, Alfred Cluysenaar, Fanny Corr, Auguste Danse, Henri Joseph Duwée, Jean Baptiste De Landtsheer, Dominique François Joseph Meulenbergh, Émile Philipkin et Jean Alexandre Van Laethem.. Il est alors le chef de file du néo-classicisme en Belgique et le peintre de l'opulente société bruxelloise.
En 1830, il est nommé membre de l'Institut et de l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles. Il est membre fondateur de la Commission royale des Monuments et des Sites créée en 1835. Directeur de l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles de 1835 à 1862, il forme de nombreux artistes, dont l'orientaliste Jean-François Portaels (son gendre) ainsi qu'Alfred Stevens, Étienne Henri Gosselin, Jean Battaille et Ernest Sudot..
Bénéficiant d'une notoriété internationale, il était membre correspondant de l'Institut de France, de l'Institut de Hollande, des Académies de Genève et de Gênes et membre de l'Académie de Lille et de Saint-Luc à Rome ;
Avec l'avènement de la peinture romantique, son style classique est progressivement remis en cause par les tenants de l'école anversoise qui, avec Gustave Wappers, prétendent représenter l'école nationale belge .
Plusieurs drames familiaux viennent le frapper. Il perd successivement son fils Auguste en 1846 (alors qu'il terminait ses études universitaires), son grand ami Auguste-Donat De Hemptinne en 1854 et sa fille Marie Thérèse l'année suivante.
En 1863, il renonce à diriger l'Académie pour des raisons de santé. À 83 ans, il meurt, entouré des soins de ses amis, de la famille de Hemptinne et de son gendre Jean-François Portaels. Ses funérailles ont lieu à la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles et il est inhumé au cimetière de Laeken..
Hommages et distinctions En 1880, ses peintures sont présentées à l'Exposition historique de l'art belge 1830-1880 à Bruxelles, rétrospective des œuvres les plus remarquables produites par les artistes belges entre 1830 et 1880.
En , un buste en bronze réalisé par Jean Hérain est érigé dans le parc Reine Astrid de la ville de Charleroi, ville natale de François-Joseph Navez. Ce buste se trouve à présent au musée des Beaux-Arts de Charleroi.
Jules Destrée a participé à la reconnaissance des œuvres de François-Joseph Navez en faisant exposer ses œuvres lors de l'Exposition de Charleroi en 1911 . À l’occasion du anniversaire de la naissance du peintre, une exposition rétrospective rassemblant une quarantaine de toiles se tient à Charleroi, dans la salle de la Bourse en 1938. Ses œuvres sont notamment exposées dans des musées en Belgique et à l'étranger, les musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles, des Beaux-Arts de Charleroi et du Louvre à Paris en possédant le plus grand nombre.
La « Rue François-Joseph Navez » à Schaerbeek et la « Rue Navez » à Charleroi (Ville-Basse) perpétuent sa mémoire.
Les décorations suivantes lui ont été attribuées :
(Belgique);
Chevalier de l'ordre de Saint-Michel de Bavière.
Sélection d'œuvres redresse|vignette|Portrait de Madame Huart-Chapel, musée des Beaux-Arts de Gand.
vignette|redresse|Théodore Jonet et ses deux filles (1832), Bruges, Musée Groeninge. vignette|redresse|Les Fileuses (1845), Munich, Neue Pinakothek. 1807 : Portrait au crayon de , localisation inconnue. 1808 : Portrait de Théodore Jonet, localisation inconnue. 1810 : Portrait de , procureur du Roi à Namur, localisation inconnue. 1812 : Portrait de , localisation inconnue. 1816 : Sainte Véronique de Milan, musée des Beaux-Arts de Gand. 1816 : La Famille Auguste-Donat De Hemptinne, Bruxelles, musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. 1817 : Portrait de François-Joseph Meeûs (veuf) et ses enfants. Des dessins préparatoires de ce tableau ont été vendus par des descendants de Navez. Il existe également un portrait de François-Joseph Meeûs seul. 1817 : Portrait de David, musée des Beaux-Arts de Valenciennes. 1819 : Scène de musique, musée de Grenoblewww.latribunedelart.com du 6 juillet 2019, Grenoble achète un tableau de Navez.. 1820 : Agar et Ismaël dans le désert, Bruxelles, musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. 1821 : Scène de brigands, localisation inconnue. 1822 : Portrait de , localisation inconnue. 1825 : L'Éducation religieuse de la Vierge Marie, Antoing, église Saint-Pierre. 1828 : Portrait de Théodore Prévinaire, fabricant d'indiennes et bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean. 1829 : La Nymphe Salmacis et Hermaphrodite, huile, , musée des Beaux-Arts de GandMusée de Gand, Nymphe.. 1830 : Songe d'Athalie, 1830, Bruxelles, musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. 1831 : Portrait d'un jeune homme songeur, Paris, musée du Louvre. 1831 : Portrait de Charles-Etienne Guillery, Université libre de Bruxelles - Archives, patrimoine, réserve précieuse 1832 : Portrait de et ses deux filles (respectivement Juliette, épouse du Dr J.-E. Lequime, et Émilie, épouse de Dominique Jonet), Bruges, Musée Groeninge. 1826 : Portrait de Madame van Volxem née Adélaïde Willems, épouse de Guillaume van Volxem Paris, collection privée. 1834 : Le Sommeil de Jésus, Houyet, église de l'Assomption. 1836 : Portrait de David, Montréal, musée des Beaux-Arts. 1839 : Potrait du comte et de la comtesse Ferdinand de Meeûs, anciennement au musée des Beaux-Arts de Bruxelles (rayé de l'inventaire -n°5046-, restitué à la famille en 1970)Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique - Catalogue inventaire de la peinture moderne, Bruxelles, 1984, page 747.. 1842 : La Résurrection de Lazare, Salon de Bruxelles de 1842, destinée à une église de la Campine.. 1842 : La Sainte Vierge et Marie Madeleine pleurant le Christ, Salon de Bruxelles de 1842. 1842 : La Sainte Famille, Salon de Bruxelles de 1842. 1842 : Une jeune fille donnant un papillon à de jeunes serins, Salon de Bruxelles de 1842. 1842 : La lecture en famille, Salon de Bruxelles de 1842. 1844 : Notre-Dame des Affligés, Charleroi, église Saint-Antoine. 1846 : Portrait de Pierre-François Van Meenen, Université libre de Bruxelles - Archives, patrimoine, réserve précieuse. 1848 : L'Assomption de la Vierge, Cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles, Salon de Bruxelles de 1848.. 1848 : La Sainte Famille, Salon de Bruxelles de 1848. 1848 : Jeunes filles à la fontaine, Salon de Bruxelles de 1848. 1848 : La joueuse d'orgue, Salon de Bruxelles de 1848. 1848 : Une jeune mère en prière, Salon de Bruxelles de 1848. 1851 : Le Retour du Jubilé, Bruxelles, Collections communales de Molenbeek-Saint-Jean. 1857 : La Résurrection du fils de la veuve de Naïm, Bruxelles, église Saint-Joseph. 1857 : Portrait du , localisation inconnue. s.d. : Portrait de Madame Huart-Chapel, musée des Beaux-Arts de Gand. s.d. : Portrait de Jean-Victor Schnetz, musée du château de Flers. s.d. : Sainte Famille avec saint Jean-Baptiste, lavis, Arlon, musée Gaspar, collections de l'Institut archéologique du Luxembourg.
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Franc-maçonnerie bruxelloise au XIXe siècle Mathieu-Ignace Van Brée (1773-1839) Eugène Verboeckhoven (1798-1881) Ferdinand de Braekeleer (1792-1883) Jean-Baptiste Madou (1796-1877) Antoine Wiertz (1806-1865) Gustave Wappers (1803-1874) Nicaise de Keyser (1813-1887) Henri de Caisne (1799-1852) Louis Gallait (1810-1887)
Bibliographie Louis Alvin, Fr. J. Navez, Sa vie, ses œuvres et sa correspondance, Bruxelles, Bruylant-Christophe et , 1870. Abbé Brinck, L'Intermédiaire des Généalogistes, 1969, n° 385. Alain Jacobs, “ François-Marius Granet et le peintre belge François-Joseph Navez. Correspondance de 1822 à 1849 conservée à la Bibliothèque royale Albert Ier à Bruxelles ”, dans Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art français, année 1996, Paris 1997, p. 113-141. Alain Jacobs, “ Les tableaux du peintre F.-J. Navez au Musée du Louvre ”, dans Revue du Louvre, 4, , p. 46-58. Denis Coekelberghs, Alain Jacobs et Pierre Loze, Catalogue de l'exposition, François-Joseph Navez, la nostalgie de l'Italie, Musée des Beaux-Arts de Charleroi, Musée de La Chaux-de-Fonds, Musée de Coutances, 2000. Alain Jacobs, “ La Scène de brigands de François-Joseph Navez ”, dans cat. Autour de la vieille Italienne de Géricault (sous la direction d’A. Haudiquet et A. Esnault), Flers, Musée du Château (- ) & La Havre, Musée des Beaux-Arts (juin – nov. 2002- ?), p. 32-37. Denis Coekelberghs et Éric Bertin, « Lettres d'Alexandre Bénard, architecte, peintre et amateur d'art, à François-Joseph Navez (1822-1829), Quelques apports nouveaux sur Ingres et son temps », dans Les cahiers d'Histoire de l'Art, pages 95–117, n° 4, 2006, I. S. S. N. 1763-0894, Alain Jacobs, "Lettres d’amis sculpteurs français adressées à Navez", dans Cahiers de l’IRHiS, n° 2, Université Charles de Gaulle – Lille 3, 2007. Alain Jacobs, « La gravure d’interprétation et de la photographie dans l’univers artistique du peintre Joseph-François Navez et de ses correspondants. Témoignages », dans Monte Artium. Journal of the Royal Library of Belgium'', 1, 2008, p. 73-99.
Liens externes
.
Catégorie:Peintre belge du XIXe siècle Catégorie:Peintre néo-classique Catégorie:Peintre belge d'histoire Catégorie:Peintre portraitiste belge Catégorie:Personnalité bruxelloise Catégorie:Personnalité du règne de Léopold Ier de Belgique Catégorie:Commandeur de l'ordre de Léopold Catégorie:Artiste de Charleroi Catégorie:Professeur à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles Catégorie:Directeur de l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles Catégorie:Naissance en novembre 1787 Catégorie:Naissance à Charleroi Catégorie:Décès en octobre 1869 Catégorie:Décès à Bruxelles Catégorie:Décès à 81 ans Catégorie:Personnalité inhumée à Bruxelles au cimetière de Laeken