Achille-Émile Othon Friesz, dit Othon Friesz, né le au Havre et mort le à Paris (6ème)Son acte de décès (n°44) dans les registres de décès du 6ème arrondissement de Paris pour l'année 1949, est un peintre et graveur français.

Biographie Fils d’un capitaine, Othon Friesz est, avec Georges Braque, Raimond Lecourt, Jules Ausset, René de Saint-Delis et Raoul Dufy, l’élève de Charles Lhuillier à l’École municipale des beaux-arts du HavreGilberte Martin-Méry, Évelyne Baroux, Béatrice Touton, Raoul Dufy 1877-1953 : exposition, Galerie des Beaux-Arts, Bordeaux, 2 mai- septembre 1970, Bordeaux, Galerie des Beaux-Arts, 1970, 73. Maximilien Gauthier cite cette évocation de son maître par Othon Friesz : Youngna Kim, The early works of Georges Braque, Raoul Dufy and Othon Friesz : The Le Havre group of fauvist painters, Ohio State University, 1980.

Une bourse lui permet d’entrer à l’École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Léon Bonnat en 1897Bruno Gaudichon, Joséphine Matamoros, Annette Haudiquet, Othon Friesz : le fauve baroque, 1879-1949 : exposition présentée du 17 février au 20 mai 2007, à Roubaix, à la Piscine-musée d’art et d’industrie André Diligent, du 23 juin au 30 septembre 2007 ; à Céret, au Musée d’art moderne, du 20 octobre 2007 au 27 janvier 2008 ; au Havre, au Musée Malraux, Paris, Gallimard, 2007, 295, , ., mais il préfère se former en fréquentant le musée du LouvreMaïthé Vallès-Bled, Dufy en Méditerranée, Souyri, Éditions Au fil du temps ; Sète : Musée Paul Valéry, 2010, 211, , ..

D’abord influencé par les impressionnistes, puis par Vincent van Gogh et Paul Gauguin., quelques-unes de ses toiles sont exposées au Salon d'automne de 1905Nathalia Brodskaya, Les Fauves, New York, Parkstone International, 2012, 200, , ., avec des œuvres d'Henri Matisse, Albert Marquet et Henri Manguin. Les aplats de couleurs éclatantes et la nervosité du dessin donnent la sensation au spectateur de pénétrer dans une . C’est le début du fauvisme, dont il va devenir l’un des représentantsSylvie Douche, Correspondances inédites à des musiciens français : 1914-1918, Paris, L'Harmattan, 2012, 304, , ..

Membre fondateur du Cercle de l’art moderne, association artistique fondée au Havre en 1906 par des artistes d'avant-garde et des négociants collectionneurs, il fait partie du comité des Beaux-Arts aux côtés de Raoul Dufy et de Georges Braque.

Les œuvres de Friesz sont montrées dès la première exposition de l’association en 1906 puis lors de plusieurs expositions organisées par le Cercle jusqu’en 1909.

À l’été 1906, il effectue un séjour à Anvers avec Georges Braque, travaillant sur les mêmes sujetsIsabelle Monod-Fontaine, Braque : œuvres de Georges Braque, 1882-1963, Paris, Centre Georges Pompidou, Musée National d'Art Moderne, 1982, 223, , ., puis, l’année suivante, à l’Estaque et La Ciotat, transposant sur leurs toiles la lumière du MidiSuzanne Pagé, Le Fauvisme ou « l'épreuve du feu » : éruption de la modernité en Europe, Paris, Musée d'art moderne de la ville de Paris, Éditions des musées de la Ville de Paris, 1999, 491, , .. À la suite de cet été, alors qu'il est membre de l'association artistique du Cercle de l'art moderne, Othon Friesz expose ses vues d’Anvers du 3 au , soit une trentaine d'œuvres, dans le Salon du Pavillon Ouest de l’Hôtel de Ville du Havre. De retour à Paris, tandis que Braque élabore avec Pablo Picasso qu’il vient de rencontrer, les fondements du cubismeNicole Worms de Romilly, Georges Braque, Jean Laude, Braque, le cubisme : fin 1907-1914, Paris, Maeght, 1982, 308, , ., Friesz poursuit un naturalisme influencé par CézanneRené Huyghe, Germain Bazin, Histoire de l’art contemporain : la peinture, New York, Arno Press, 1968, 536, , . et réalise des paysages, des natures mortes et des marines plus traditionnels, tout en conservant de sa période fauve l’énergie du trait et le goût affirmé pour la couleur et les contrastes forts.

vignette|gauche|redresse|Atelier d'Othon Friesz, rue Notre-Dame-des-Champs à Paris, de 1914 à 1949. En 1912, il ouvre son premier atelier en NormandieJean Cathelin, Gabrielle Gray, Hommes et cités de Normandie, Paris, Éditions du Sud et A. Michel, 1965, 264, , . puis, de retour à Paris en 1919, il voyage dans le Jura et en Italie et commence à enseigner le dessin à l'Académie de la Grande Chaumière en 1921Russell T. Clement, Les Fauves, Westport, Greenwood Publishing Group, 1994, 683, , ., et à l'atelier de peinture A de l'Académie scandinave. En 1937, il réalise la décoration du palais de Chaillot avec Raoul DufyMarc Gaillard, Paris, les années folles au temps de Colette, Étrepilly, Presses du village, 2004, 216, , ..

Outre ses peintures, il produit un grand nombre de dessins, de gravures et de lithographies. Il a eu, entre autres, pour élèves Marcel Parturier, Jacques Bouyssou, Jacques Busse, Gabriel Dauchot, Jean Cortot, Charles Pierre-Humbert, Pierre Dejean et à l’Académie de la Grande ChaumièreAdrian M. Darmon, Autour de l’Art Juif, Encyclopédie des peintres, photographes et sculpteurs, Carnot, 2003, , 336.

De 1914 à son décès en 1949, il occupe un atelier au 73, rue Notre-Dame-des-Champs à Paris qui sera repris par Emmanuel Mané-Katz puis Henri Morez. Il joue son propre rôle dans le film Donne-moi tes yeux de Sacha Guitry en 1943.

Pendant l'Occupation, il est vice-président de la section arts plastiques du Groupe Collaboration. En , le Comité national d'épuration des artistes peintres, dessinateurs, sculpteurs et graveurs institué par les pouvoirs publics le frappe d'une interdiction professionnelle d'exposer, de vendre et de publier pendant un an à compter, rétroactivement, du France-Soir, 27 juin 1946, p.1.

Othon Friesz est inhumé à Paris au cimetière du Montparnasse ()Marie-Laure Pierard, Le Cimetière Montparnasse : son histoire, ses promenades, ses secrets, Paris, M. Dansel, 1983, 286, , .. Sa tombe est ornée de son portrait en médaillon en bronze par Paul Belmondo. Son épouse est décédée en 1961.

Distinctions , 1938.

Collections publiques

Belgique Liège, musée d'Art moderne et d'Art contemporain : Le Port d'Anvers, 1906, huile sur toile. Danemark Statens Museum for Kunst, Copenhague, treize toiles provenant de la collection RumpKarl Kiersmeier, « La peinture française à Copenhague - La collection Rump », L'Amour de l'Art, n°5, . France Albi, Musée Toulouse-Lautrec : Le Large, huile sur toile. Un dimanche à Honfleur, (1907), huile sur toile,. Les remparts de Saint-Malo, huile sur toile, (1935). Béziers, Musée des Beaux-Arts de Béziers : Le Bec de l'Aigle à la Ciotat, 1907, huile sur toile. Sous-bois, huile sur toile. Nature morte aux fleurs, huile sur toile. L'entrée du port de Honfleur, huile sur toile. Le port de Honfleur, huile sur toile. Clermont-Ferrand, musée d'Art Roger-Quilliot. Granville, musée d'art moderne Richard-Anacréon : Nature morte au verre de vin, 1929, huile sur toile. Grenoble, musée de Grenoble : La Guerre, 1915, huile sur toile. Le Havre, musée des Beaux-Arts André Malraux, Le Havre, Bassin du Roy Le Vieux Bassin du Havre, le soir Bassin des yachts à Sainte-Anne, Anvers Marseille musée Cantini : Paysage méditerranéen, vers 1907, huile sur toile. musée Regards de Provence. Montpellier, musée Fabre : Jardin à Toulon, 1907, huile sur toile. Nancy, musée des Beaux-Arts : Paysage de La Ciotat, 1907, huile sur toile. Paris : musée d'Orsay : Portrait de Karin, 1939, huile sur toile. musée national d'Art moderne : Portrait de Fernand Fleuret, 1907, huile sur toile ; Vue de Méounes, 1925, huile sur toile ; Nature morte au verre de vin, 1929, huile sur toile ; Coquillages, 1937, huile sur toile. Roanne, Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie Joseph-Déchelette : Honfleur, depuis les fenêtres de l’auberge du cheval blanc, 1945 Saint-Quentin, musée Antoine Lecuyer, Vue de Dinan, 1936 Saint-Denis, musée Léon-Dierx, La Bergère endormie, 1920, huile sur toile, . Saint-Tropez, musée de l'Annonciade : Le Jardin du Cap Brun, 1930, huile sur toile ; Les Dahlias, 1939, huile sur toile. Toulon, musée d'Art de Toulon : Femme nue assise, huile sur toile, . Toulouse, Fondation Bemberg : Jardin à Honfleur, 1902, huile sur toile, ; Paysage sur la terrasse, 1909, huile sur toile, . Troyes : musée d'Art moderne : Honfleur, huile sur toile. La Ciotat - le bec d'aigle, huile sur toile. Norvège Oslo, musée national de l'Art, de l'Architecture et du Design : Le Travail à l'automne, 1908, huile sur toile. Suisse Genève, musée du Petit Palais. Pully, musée d'Art de Pully. Russie Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage : Toits et la cathédrale de Rouen, 1908, huile sur toile.

Quelques œuvres

Expositions Expositions personnelles Galerie Georges Bernheim, Paris, 1929 François Fosca, « Chroniques - Othon Friesz, Galerie Georges Bernheim », L'Amour de l'art, n°8, août 1929, .. Othon Friesz - Aquarelles, Galerie Bernier, Paris, 1930 François Fosca, « Chroniques - Friesz, Galerie Bernier », L'Amour de l'art, n°7, juillet 1930, .. Rétrospective Othon Friesz, galerie Paul Pétridès, Paris, 1964. Braque-Friesz, musée de Lodève, 2005. Émile-Othon Friesz, le Fauve baroque, Roubaix, La Piscine, 2007. Othon Friesz, Le Fauve baroque, musée d'Art moderne de Céret, du au . Othon Friesz, le Fauve baroque, Le Havre, musée d'Art moderne André-Malraux, du au .

Expositions collectives La jeune peinture française, Galerie Manzi-Joyant, Paris, juin- J. M., « L'actualité », L'Art et les Artistes, tome I, 1920, .. Exposition internationale d'art moderne, palais épiscopal, Genève, - René Arcos, « L'exposition internationale de Genève », L'Amour de l'art, 1921, .. Trésors du Petit Palais de Genève - De Renoir à Kislong, palais de la Bourse, Chambre de commerce et d'industrie de Marseille, juin-. 3 Salon des portraits contemporains, Galerie de Paris, Paris, 1935« L'actualité artistique - Expositions : Les portraits contemporains », Mobilier et décoration, 1935. Les petits maîtres et la Seine-Maritime (1850-1980), jardin des sculptures - château de Bois-Guilbert, juillet-Le jardin des sculptures - château de Bois-Guilbert, Les petits maîtres et la Seine-Maritime (1850-1980), dossier de presse, 2020.

Réception critique - François Fosca - Gérald Schurr Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996, .

Élèves

Notes et références

Annexes Bibliographie André Salmon, Émile-Othon Friesz - Étude critique, collection « Les peintres nouveaux » (n° 5), Paris, NRF-Gallimard, 1920. Waldemar-George, « Othon Friesz », L'Amour de l'art, 1920, (consulter en ligne). Waldemar-George, « Le mouvement artistique - Aquarelles de Friesz », L'Amour de l'art, n°3, , (consulter en ligne). Charles Vildrac, « Émile-Othon Friesz en regard de son époque », L'Amour de l'art, n°1, , (consulter en ligne). Fritz Neugass, « Othon Friesz », L'Amour de l'art, n°1, , (consulter en ligne). André Salmon, « Othon Friesz à Saint-Malo », L'Art et les Artistes, tome XXIX, 1934, (consulter en ligne). Maximilien Gauthier, Émile Othon Friesz - Dix estampes originales présentées par Maximilien Gauthier, huit lithographies et deux eaux-fortes originales, cent exemplaires numérotés, collection « Les maîtres de l'estampe », éditions Rombaldi, 1949. Jean Adhémar et Jacques Lethève, Inventaire du fonds français après 1800, tome huitième, Bibliothèque nationale, 1954 (consulter en ligne, ). Maximilien Gauthier, Othon Friesz, éditions Pierre Cailler, Genève, 1957. Raymond Nacenta, The School of Paris - The painters and the artistic climate of Paris since 1910, Oldbourne Press, 1960. Youngna Kim, The early works of Georges Braque, Raoul Dufy and Othon Friesz : The Le Havre group of fauvist painters, Ohio State University, Columbus, 1980. Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996. Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.