Le Républicain lorrain est un quotidien régional français, appartenant au groupe de presse de la banque Crédit mutuel (Groupe EBRA), dont le siège se trouve à Woippy dans la banlieue de Metz. Il est diffusé en Lorraine (Moselle et Pays Haut) en sept éditions locales grâce à sept rédactions, dont celle de Metz-Centre sise à Metz, rue Marguerite Puhl-Demange.
Histoire thumb|L'ancien siège de la rédaction locale de Metz du quotidien régional Le Républicain lorrain rue Serpenoise à Metz Fondation du journal Le , quelques mois après le retour de l’Alsace-Lorraine à la France, paraît pour la première le Metzer Freies Journal, sous-titré Le Lorrain républicain en langue allemande (langue officielle en Alsace-Moselle depuis 1871 et langue écrite traditionnelle en Lorraine germanophone). Le lendemain, le sous-titre est changé en Républicain lorrain. La volonté de Victor Demange, créateur du journal, est de publier un journal « pro-français ».
Le , un journal rédigé entièrement en français commence à paraître sous le titre de Le Républicain lorrain. Son premier rédacteur en chef est Henri Maire, venu des Vosges où il était le rédacteur en chef d'un journal d'opinion, Le Télégramme des Vosges, et où il était un militant de la droite , après avoir commencé sa carrière de journaliste en MoselleD'origine mosellane où son père travaille à l'imprimerie du quotidien messin Le Lorrain (Le Lorrain, 4 décembre 1933), il a travaillé au Messin puis au Lorrain avant de venir s'installer dans les Vosges vers 1928-1929 pour être rédacteur en chef du Télégramme des Vosges, version vosgienne de L'Éclair de l'Est de Nancy, quotidien de la Fédération républicaine. Il y reste huit ans. Il est proche des Jeunesses patriotes, préside le Centre vosgien d'action républicaine, sociale et agraire d'Épinal (cf. la page Georges Laederich) de 1933 à 1936 et se présente sans succès aux élections législatives contre Marc Rucart, radical-socialiste. Il quitte les Vosges fin août 1936 et regagne Metz pour être le premier rédacteur en chef du Républicain lorrain : « Dans la presse spinalienne », L'Express de l'Est, 28 août 1936, Ibid., « Un nouveau confrère », 13 septembre 1936. Il est ensuite journaliste au Progrès de la Somme puis est après le second conflit mondial éditorialiste et grand reporter au Courrier picard : Jacques Béal, Histoire d'un quotidien régional, Le Courrier Picard, 1993, François Roth, Le temps des journaux 1860-1940, Presses universitaires de Nancy, 1983, (confusion entre Le Télégramme des Vosges, L'Express de L'Est et La Liberté de L'Est).
Le Metzer Freies Journal germanophone continue à paraître ; après la pause forcée pendant l'occupation allemande, le titre de cette édition est changé en France Journal, dont la parution cesse en 1989.
En 1932, le quotidien tire à par jour, puis en 1939, il dépasse les (le département de la Moselle comptant alors près de habitants) .
Arrêt de la publication Le , Victor Demange ordonne l'arrêt de la publication du journal. Il confie à son neveu Albert Demange et au sous-directeur du journal la mission de soustraire à l'ennemi le matériel nécessaire à la confection de son quotidien. Il est caché dans un premier temps à Ruffec puis à Bordeaux afin de servir à la Résistance pour l'impression du Journal des réfugiés, qui étaient fort nombreux dans le sud du pays. Le journal reparaît le .
Après la Seconde Guerre mondiale En , de terribles inondations sévissent dans l'Est de la France. La Meurthe, la Moselle, la Sarre et la Seille sortent de leurs lits et provoquent des dégâts sans précédent Voir l'exemple de la commune du Ban-Saint-Martin, en Moselle (page 24). Le journal est à l'origine d'un vaste élan de générosité en faveur des accidentés de la vie et des sinistrés des inondations. L'issue de cette action est la création du mouvement de solidarité Noël de JoieSite de Noël de Joie. toujours existant, qui inspira à Jacques Kraemer la pièce de théâtre Noëlle de joie..
En 1958, la fille de Victor Demange, Marguerite Puhl-Demange, prend la tête du Républicain lorrain. Après la lutte pour assurer son existence, Le Républicain lorrain commence à prendre de l'importance dans la vie de la région. En 1971, la direction du journal soutient la candidature à la mairie de Metz de Jean-Marie Rausch, pour lequel elle fait campagne. Le Républicain lorrain restera fidèle à Rausch, souvent contre l'avis de sa rédaction, jusqu'au départ de la famille Puhl en 2007. Jean-Marie Rausch sera battu l'année suivante.
Le Républicain lorrain a eu trois noms depuis 1936 : d'abord Le Républicain lorrain du au et de nouveau du au ; ensuite, il changea en Le Républicain lorrain Est Journal du au 30 août 1989 pour devenir à partir du jusqu'au Le Républicain lorrain France Journal et depuis Le Républicain lorrain.
Développement technique de l'impression En 1962, le journal tire à exemplaires par heure avec l'apparition de la quadrichromie. En 1969, les machines modernes achetées par le journal permettent un tirage à exemplaires/heure. Enfin, en 1979, ce sont exemplaires qui sont imprimés par heure, sur deux rotatives de marque Wifag. L'évolution technique permet la parution de la première une en couleurs, le . Ce centre d'impression est définitivement arrêté le , date à laquelle l'impression est sous-traitée à L'Est républicain.
Changements de directions Le lancement du site internet republicain-lorrain.fr a lieu le .
Marguerite Puhl-Demange meurt le . Le , Claude Puhl, son mari, reprend la présidence du Républicain lorrain avec son fils Mathieu, qui en était déjà le directeur général.
Début 2006, Claude et Mathieu Puhl, les héritiers du fondateur, annoncent la vente de 100 % des actifs au Crédit mutuel Centre Est EuropeLe Crédit Mutuel étend son empire sur le site de L'Humanité.. L'opération se réalise en . Le chiffre d'affaires du Républicain lorrain était alors d'environ 100 millions d'euros, pour des pertes de 5,7 millions entre 2002 et 2004, avec toutefois des capitaux propres élevés (45 millions d'euros)Le Monde, 6 décembre 2006..
Dans les mois qui suivent cette vente, le potentiel rédactionnel du quotidien est considérablement amputé. Sur 155 journalistes, 36 ont choisi de quitter l'entreprise en bénéficiant de la clause de conscience garantie aux journalistes français, et quatorze embauches seulement ont été effectuées à la fin 2007. En , quatre nouvelles titularisations de journalistes, précédemment employés à titre provisoire (CDD), ont été annoncées.
À partir de 2010, date à laquelle il a également acquis le quotidien nancéien L'Est républicain, l'actionnaire prépare activement l'intégration du Républicain Lorrain à un groupe régional des journaux de Lorraine... Les deux journaux subissent ainsi l'autorité d'un directeur général et d'un rédacteur en chef communs.
Le journal actuel En 2007, Pierre Wicker est nommé directeur du Républicain lorrain. Jean-Marc Lauer, jusqu'alors secrétaire général de la rédaction, reprend le poste de rédacteur en chef, assisté de Michel Klekowicki, précédemment grand reporter à La Liberté de l'Est.
Le , le Républicain lorrain est déclaré « à vendre » par Michel Lucas, PDG du groupe propriétaire du journal. Une annonce qui fait suite à un mouvement de grève suivie largement par les salariés peu de temps auparavant, à la suite d'un appel national.. Le , le président du Crédit mutuel annonce qu'il renonce à vendre l'entreprise, après n'avoir rencontré que deux acheteurs potentiels. La déception au sein de l'entreprise est immense.
Le , les trois imprimeries de labeur du Groupe républicain lorrain, filiale du Crédit mutuel, Est imprimerie, Imprimerie Michel et Interprint, sont vendues au groupe des Imprimeries MoraultLe groupe des imprimeries Morault s'étoffe sur Industrie.com..
En juillet 2014, Pierre Wicker est poussé par Michel Lucas à faire valoir ses droits à la retraite. Il est remplacé par Christophe Mahieu, jusqu'alors PDG du Journal de Saône-et-Loire et du Bien public, dont il a organisé la fusion en une seule entreprise..
En , Michel Lucas est démis de la présidence du Crédit mutuel au profit de Nicolas Théry.. Dans un premier temps, celui-ci se désintéresse de la branche « presse » de la banque, avant de charger le cabinet June Partners de réaliser un audit de l'ensemble des journaux concernés, sous l'autorité de Philippe Carli, ancien président de Siemens France et ex-directeur général du groupe Amaury (L'Équipe). Celui-ci est chargé en de mettre en œuvre ses propres préconisations et prend de facto la tête du groupe de presse EBRA.. Philippe Carli et Christophe Mahieu lancent un vaste plan d'économies consistant dans un premier temps à arrêter les rotatives du Républicain lorrain, installées jusqu'alors au siège de Woippy, et à faire imprimer le journal sur la rotative de L'Est républicain, à Houdemont, près de Nancy. Cette opération est jumelée au passage du journal au format tabloïd. 59 emplois sont supprimés... Parallèlement, Philippe Carli met en place à l'échelle du groupe EBRA la réorganisation des rédactions dans la perspective de transformer les journaux en sites de presse tout en ligne, sur le modèle du « digital first », ce qui devrait entraîner de nouvelles suppressions d'emplois..
Le , Jean-Marc Lauer, rédacteur en chef, est remplacé par Sébastien Georges, précédemment directeur du quotidien Vosges Matin..
En , Sébastien Georges quitte la rédaction en chef du Républicain lorrain, ainsi que celle de Vosges Matin et de L'Est républicain, à la suite du vote d'une motion de défiance des salariés. Il est remplacé par Frédérick Macé à partir du .
Les éditions locales vignette|300px|Carte de la zone géographique de couverture des titres EBRA. En 2004, le RL compte 20 rédactions..
La nouvelle direction du Républicain lorrain annonce en la réduction du nombre d'éditions de dix à sept par la fusion des éditions de Metz avec celle de la vallée de l'Orne, de Thionville avec Hayange, et de Briey avec Longwy.
En , le journal édite les éditions de : Metz-Vallée de l'Orne; Thionville-Hayange ; Meurthe-et-Moselle Nord ; Forbach ; Sarreguemines-Bitche ; Sarrebourg-Château-Salins ; Saint-Avold-Creutzwald. Le Républicain lorrain compte treize agences locales sur sa zone de diffusion. Le bureau régional à Nancy est fermé le . Trois ans avant la fin de son bail, l'agence de Dieuze est fermée en 2024. L'agence de Hayange est fermée et sa rédaction déménagée à Thionville.
Édition du mercredi Le journal est vendu avec son supplément Diverto remplaçant TV hebdo.
Édition du vendredi Depuis 2012, le magazine Version Femina est ajouté dans le journal, de la même manière que TV MAG depuis 1984. Il est édité par Hachette Filipacchi Médias, TV MAG par Groupe Figaro.
En , le supplément hebdomadaire Le Mag, jusqu'alors diffusé le dimanche, est distribué avec le journal du vendredi. Ce magazine est pour l'essentiel réalisé par la rédaction de L'Est Républicain.
Structures affiliées du groupe Républicain lorrain
Périodiques Tout Info Entre et 2009, le Républicain lorrain publie un hebdomadaire gratuit, Tout Info, diffusé à exemplaires. à Metz et Thionville.
Le Quotidien Le Quotidien est un journal luxembourgeois en langue française dont le Républicain lorrain détient 50 % du capital.
Autres activités RL Communication Agence de communication et de publicité dirigée par un ancien journaliste.
Éditions Serpenoise
Depuis 1977, les éditions Serpenoise, fondées par le père Serge Bonnet, . De 2008 à 2013, elles ont été animées par Antonella Krebs, . Les éditions Serpenoise sont dissoutes en 2013 et leur activité intégrée aux Éditions du Quotidien, qui regroupent les activités similaires du Crédit mutuel..
RL TV News