Le de tirailleurs () est un régiment d'infanterie blindée de l'Armée de terre française créé en 1994 à partir du d'infanterie. Il est installé à Épinal dans les Vosges.

Ses missions sont diversesProjection au Burkina Faso sur : il est formé majoritairement de militaires actifs mais aussi de réservistes, déployé tant en OPEX que dans des missions sur le territoire national comme l'Opération HarpieLe 1erRTir de retour après une mission en Guyane sur ou encore dans le cadre du Plan VigipirateDes réservistes du 1erRTir préparés et mobilisés sur .

Chefs de corps

1993-1995 : colonel Jean-Guy Gendras 1995-1997 : colonel Éric de Fleurian 1997-1999 : colonel Jean-Jacques Poch 1999-2001 : lieutenant-colonel François-Xavier Yves 2001-2003 : colonel Bruno Dran 2003-2005 : colonel Thierry Lion 2005-2007 : colonel Pierre Esnault 2007-2009 : colonel Emmanuel Gaulin 2009-2011 : colonel Rémy Cadapeaud 2011-2013 : colonel Cédric du Gardin 2013-2015 : colonel Marc Espitalier 2015-2017 : colonel Franck Boudet 2017-2019 : colonel Cyril Leprêtre 2019-2021 : colonel Jean-Baptiste Vouilloux 2021-2023 : colonel Thomas Lanusse-Cazalé 2023-2025 : colonel Jean Michelin Depuis 2025 : colonel Alexandre Bancel

Historique des garnisons, combats et batailles Le de tirailleurs est l'héritier du de tirailleurs algériens qui s'est illustré sur de nombreux théâtres : 1852 : Conquête de l'Algérie par la France, Siège de Laghouat 1854-1855 : Guerre de Crimée, Siège de Sébastopol (1854-1855) 1859 : Campagne d'Italie, Bataille de Turbigo 1863 : Expédition du Mexique, Bataille de San Lorenzo 1884-1885 : Guerre franco-chinoise 1900 : Conquête du Tchad 1907-1913-1918 : Campagne du Maroc 1916 : Bataille de la Somme, Bataille de l'Aisne 1918 : Bataille de Saint-Thierry 1943 : Campagne de Tunisie, Bataille de Pichon 1947-1954 : Guerre d'Indochine 1952-1962 : Guerre d'Algérie

Le à Golbey, le d'infanterie, qui gardait le drapeau du de tirailleurs algériens, devient le de tirailleurs.

Le , François Léotard, ministre de la Défense, remet le drapeau du régiment au colonel Gendras au cours d'une cérémonie en présence en présence de Philippe Séguin, député-maire d'Épinal et des héritiers de l'armée d'Afrique, légionnaires, spahis, zouaves et artilleurscérémonie de remise de drapeau du 1e régiment de tirailleurs. 21 mai 1994, archives images plus..

Le RTir est désigné régiment de traditions de tous les régiments de tirailleurs de l'armée d'Afrique, rendant ainsi hommage aux tirailleurs maghrébins qui prirent part à l'ensemble des combats de la France, à l'occasion du cinquantenaire de la LibérationLes tirailleurs - RTir (consulté le 31 mai 2026)..

Le régiment est installé au quartier Haxo à Golbey. Il entame sa professionnalisation dès 1996portes ouvertes de tirailleurs. 16 septembre 1996, archives images plus.. En juillet 1997, le régiment débute son installation au sein du quartier Varaigne à Épinal1er RT s'installe dans les casernes Varaigne / défilé. 15 juillet 1997, archives images plus.. En 2005, l'ensemble du régiment est regroupé au quartier Varaigne abandonnant ainsi le quartier Haxo"LA VIEILLE CASERNE OUBLIEE" : LE QUARTIER HAXO A GOLBEY, CONQUIS PAR LA NATURE DEPUIS PLUS DE 13 ANS. 16/09 2018. sur le blog Les feuilles de Pierre Cuny (consulté le 22 août 2019)..

Le régiment inaugure son centre d'initiation commando, situé au sein du fort des Adelphes, en octobre 2020..

Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 :Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie: Laghouat 1852 Sébastopol 1854-1855 Turbigo 1859 San Lorenzo 1863 Extrême-Orient 1884-1885 Tchad 1900 Maroc 1907-1913-1918 La Somme-L'Aisne 1916 Saint-Thierry 1918 Pichon 1943 THE BRITISH ARMY IN TUNISIA 1943 Jacques Favreau : La campagne de Tunisie: Le retour de la France au combat (1942-1943) Vosges 1944 Indochine 1947-1954 AFN 1952-1962 400px|Drapeau du de tirailleurs de l'armée française, avec ses batailles

Décorations Il est décoré de : la Croix de la Légion d'honneur la Croix de guerre 1914-1918 avec 4 palmes. la Médaille d'or de la Ville de Milan. de la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire

Son insigne Héraldique Croissant d'argent ouvert sur une devise arabe détourée et ajourée signifiant « Premier toujours premier » sommée de la main de Fatma chargée du chiffre « 1 » du même, chargé d'une hirondelle au naturel tenant en son bec un sautoir de tibias de candide surmontée d'une étoile chérifienne de sinople.

Descriptif Ancien insigne, en métal argenté, du Régiment de Tirailleurs Algériens. Chevauchant en partie le chiffre « 1 », une étoile à 5 branches liserée d'or, vidée et entrelacée. Dans la partie inférieure de l'insigne est apposé une hirondelle noire à gorge et ventre blancs, piquant de la droite vers la gauche et tenant dans son bec deux tibias blancs croisés. Symbolique L'insigne support représente l'ancien insigne du RTA dont le d'infanterie reprenait l'appellation. Cet insigne composé d'un croissant, qui fait référence au calendrier lunaire adopté par le monde musulman, de la main de Fatima, qui éloigne le « mauvais œil », du chiffre « 1 » et de sa devise.

L'étoile verte à cinq branches, symbole de la « Perfection », représente l'héritage des tirailleurs marocains.

L'hirondelle est le lien entre plusieurs régiments de tirailleurs marocains et algériens bénéficiant du qualificatif « hirondelles de la mort ». Cela rappelle aussi le qui avait aussi ce symbole sur son insigne.

Son insigne de béret Héraldique Croissant d'or ouvert. Descriptif Comme le croissant de l'insigne régimentaire, il fait référence au calendrier lunaire musulman. Le croissant de lune (Hilal) est aussi le symbole de la résurrection. La coupe ouverte du croissant de lune donne la délimitation du début et de la fin du Ramadan. Cet insigne est commun aux tirailleurs et aux zouaves.

Il est rappelé sur les attributs de tenue : insigne de manche, épaulettes, insigne de col, et képi.

Sa fourragère Le régiment de tirailleurs, héritier du de tirailleurs algériens, a repris les distinctions et les décorations obtenues par ce dernier. C'est à ce titre que son drapeau et tout le personnel du régiment portent la fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire.

Le régiment de tirailleurs algériens (ex- de marche de tirailleurs) a été quatre fois cité à l'ordre de l'Armée durant la guerre 1914 -1918 ce qui lui a donné le droit de porter la fourragère aux couleurs de la médaille militaire par décision du maréchal en chef en date du .

Les quatre citations qui lui ont valu cette distinction sont : La Somme (Bouchavesnes), par Ordre général n°403 du de la VIe Armée ; L'Aisne, par Ordre général n°348 du de la Armée ; Prunay, par Ordre général n°453 du de la Armée; Neufchâtel, par Ordre général du de la Armée.

La Nouba du de tirailleurs thumb|La Chechia de feutre cramoisi thumb|La Nouba du Régiment de Tirailleurs d'Épinal en tenue de tradition. thumb|Le chapeau chinois. La fanfare Nouba du de tirailleurs a pris son appellation lors de la création du régiment, le . Elle est issue de la Musique du d'infanterie, lui-même détenteur des traditions du de tirailleurs algériens.

La Nouba du est sans aucun doute le meilleur ambassadeur du régiment auprès du grand public ; elle frappe l'imagination par ses deux caractéristiques originales : la tenue traditionnelle des musiciens et la présence du bélier Messaoud, sa mascotte.

Son origine Il n'est pas possible de déterminer à quelle époque les tirailleurs ont commencé à avoir de pareilles formations. Des écrits relatent la présence des musiciens de nouba dès 1860. La plus ancienne représentation autrement connue est la nouba du du par Detaille, datée de 1884. En tout cas, cette musique arabe reste parfaitement non réglementaire jusqu'en 1958. Aussi n'a-t-elle pas de composition bien fixe. Les plus importantes pouvaient compter jusqu'à 80 exécutants répartis entre la batterie, l'harmonie et la Nouba : groupe folklorique indigène constitué d'instruments locaux traditionnels dont le plus célèbre reste sans conteste la raïta, sorte de flûte nord-africaine dont le son rappelle celui de la bombarde bretonne et qui forme le fond sonore. On y trouve aussi des tambours arabes, derboukas ou tbels, soit grands, du diamètre d'une grosse caisse, soit petits, du diamètre d'un tambour d'ordonnance et qui se porte la peau perpendiculaire au sol. Des tambourins ou bendirs, quelquefois des derboukas doubles faits de deux demi-sphères tendues de peau, plus rarement des karkabous, lamelles de fer qu'on entrechoque et toujours un chapeau chinois complètent la formation.

Le chapeau chinois ne serait apparu qu'après la Grande Guerre ; en tout cas, le en possède un en 1920, en Rhénanie. Mais il en existait chez les spahis avant cette époque comme l'attestent certaines photographies de la fin du . Après 1920 tous les régiments ont un chapeau chinois, différent d'un corps à l'autre selon le goût du chef de corps ; Cet instrument de cuivre est équipé de grelots, de clochettes et de queues de cheval.

Vers 1930, certains régiments ajoutent à la nouba un animal mascotte, souvent un bélier, parfois un mouflon. Depuis la restructuration des musiques en 1996, la Nouba compte parmi les formations de type « fanfare d'infanterie » et dispose d'un effectif théorique de 29 exécutants repartis essentiellement entre les cuivres et saxophones renforcés par un pupitre de tambours et percussions. La Nouba défile, encore aujourd'hui, derrière un chapeau chinois qui est précédé par la mascotte ; le bélier Messaoud. Depuis 2002, la Nouba est rattachée à la compagnie antichar et y arme la . En parallèle à leur formation musicale, le personnel de la Nouba reçoit, au sein de cette section, une formation militaire afin de pouvoir tenir un emploi opérationnel et leur permettre de participer ponctuellement à des missions extérieures.

La tenue de tradition thumb|La « Nouba » du de tirailleurs d'Épinal en tenue de Tradition, chéchia, boléro et sarouel, héritage de la tenue des Tirailleurs Algériens lors de la cérémonie commémorative du 8-mai-1945 à Strasbourg en 2013. C'est pour rendre hommage à ces glorieux prédécesseurs, que la musique du est dotée, à partir de 1985, de la tenue historique des tirailleurs dite « à l'orientale » ou « à la turque » dont l'origine remonte à la création des premières unités vers 1840. Cet uniforme tient son origine du costume traditionnel masculin de l'Algérie citadine qui se distingue du karakou qui est la tenue citadine de la femme algéroise. Il comprend : une veste en forme de boléro de couleur bleue à parements jonquille ; un gilet sans manches bleu ciel à tresses jonquille ; un pantalon ample bleu ciel ou blanc (le sarouel – appellation la plus fréquente – ou encore saroual ou seroual) ; une longue ceinture de laine rouge ; une coiffure, la chéchia et/ou un chèche de toile blanche.

Dans ses grandes lignes, c'est un modèle identique à celui des zouaves et des spahis. La plus grande différence réside dans le choix des couleurs.

La coiffure Constituée de la chéchia et du chèche qui se portent séparément ou ensemble selon les circonstances. La chéchia est une calotte de feutre cramoisi d'environ vingt cinq centimètres de hauteur avec un gland à franges bleu ciel amovible. Le chèche, à l'origine de toile blanche roulé en boudin autour de la chéchia, se portera seul et à l'indienne à partir des années 1950.

Le gilet