Arzembouy est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne-Franche-Comté. Géographie Arzembouy est une commune située dans le département de la Nièvre, dans l’arrondissement de Cosne. La superficie de la commune est de . Son altitude varie entre 262 et Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes.. Elle compte 67 habitants en 2018.
Le village est implanté dans le quart nord-ouest de la Nièvre, à environ de Nevers (par la route). Il est situé à de Prémery et à au sud-est de Cosne-Cours-sur-Loire, son chef-lieu d'arrondissement.
Villages, hameaux, lieux-dits, écarts Outre le bourg, le village se compose des lieux-dits Château Gaillard, Crôt du Puits (le), Folie (la), Fontaine de l’Arc, Matray (le), Ombreaux (les), Rosay et Vassy.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prémery à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Arzembouy est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (60,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (43,6 %), forêts (39,5 %), prairies (16,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
On relève les formes suivantes du nom de la commune : Villa Arcus en 849, Arceus en 1223, Ars en 1287, Cura de Arcubos-in-Buxo en 1478, Cura de Arcubus en 1518, Arc-en-Bouy en 1536, Ars-en-Bouy en 1638, Ars-en-Boux en 1649 et Arzanbouy en 1689Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique de la Nièvre, 1865..
Le nom de la commune serait issu du pluriel du latin arcus, « arches » , pas nécessairement celles d'un pont., et bouy « bois »Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, 1963., « dans la région appelée Buis ». « Arx-in-Boiis » est une citadelle qui a donné son nom au hameau d'Arzembouy.. Bouy est l'homonyme du nom de la forêt de Bouhy voisine..
Selon le chanoine Jean-Marie Meunier (1862-1929), les habitants prononçaient, au début du , RambouyJean-Marie Meunier, « Situation et signification de la commune d’Arzembouy », La Revue du Centre, année 5, numéro 2, 1928..
Histoire vignette|gauche|redresse|Le monument aux morts. La première mention du nom de la commune remonte à 849 : Villa Arcus. En 1789, les habitants rédigent un cahier de doléancesArchives départementales de la Nièvre, 1 L 161-162, aujourd'hui conservé par les Archives départementales de la Nièvre. En 1858, l’école du village compte 46 élèves46 élèves en hiver mais seulement 22 en été car, à la belle saison, les enfants sont employés à la ferme., dont 38 garçons, mais la salle de classe est traversée par une cloison haute d’1 m 30 séparant garçons et filles. L’école est gratuite pour un peu plus de la moitié des élèves, payante pour les autres. Il n’y a ni pension ni demi-pension. Propriété de la commune, le bâtiment est neuf, sain, doté d’une cour en terre battueElle sera pavée en 1878. dans laquelle on trouve des toilettes séparées. La salle de classe est éclairée par deux fenêtres. Le mobilier se compose essentiellement de tables unies à des bancs, inclinées en forme de pupitre et scellées au sol, d’une estrade, de deux tableaux noirs, d’une simple table à tiroir servant de bureau de l’instituteur et d’un poêle en fonteEn 1878, il est demandé deux francs aux élèves pour le chauffage de l’école. ; l’école a 20 encriers mais il n’y a ni cloche ni horloge ni fontaine… ni buste de l’Empereur. On y trouve en revanche un crucifix et le catéchisme et l’histoire sainte font partie des enseignements. L’institutrice, Mme Philbert, dispose dans le bâtiment d’un logement composé d’une chambre et d’une cuisine, séparé de la classe par un corridor, mais elle n’a pas de jardinArchives départementales de la Nièvre, École publique d’Arzembouy, Rapport de statistiques / Situations (1858 et 1880), 1T/214.. Le , la gare d’Arzembouy, sur la ligne de Nevers à Clamecy, est ouverte au publicCourrier du Berry, 21 septembre 1877, sur retronews.. En 1906Archives départementales de la Nièvre, Recensement de 1906, 6 M 014/1., le nombre d'habitants d’Arzembouy, qui compte 97 maisons, s'élève à 323 individus. La commune compte un instituteur, un curé, un garde champêtre et quatre cantonniers. Les commerçants sont moins d’une dizaine : quatre négociants, deux marchands de porcs, deux aubergistes (dont un aubergiste-épicier) et une épicière. Les artisans sont plus nombreux : trois menuisiers, deux couturiers (un homme et une femme), deux bûcherons, deux maçons, deux sabotiers, deux tuiliers, deux mécaniciens, un charbonnier, un maréchal, un cordonnier... La profession la plus représentée est celle de domestique (32), suivie par les propriétaires exploitants (25), les cultivateurs (15), les journaliers (10) et les fermiers (8). On recense également deux retraités et un rentier. La gare emploie neuf personnes : un chef de gare, trois gardes-barrières, trois poseursLe poseur est chargé de poser et réparer les rails sur la ligne de chemin de fer., deux employés. Au total, on relève à Arzembouy trente professions différentes. Il n’y a, selon le recensement de 1906, ni médecin ni notaire ni sage-femme dans la commune. Enfin, vingt-cinq enfants « de l’hospice » sont placés dans des familles d’accueil du village.
Curés Jean Tirecuir (), Gustave Picq (1906)…
Instituteurs Mme Philbert (1858), M. Simonin (1887), François Roy (1893), Noël Boizeau (1906)…
Seigneurs vignette|gauche|redresse|Armoiries de la famille de La Rivière. Au le seigneur du lieu est François de La Rivière, fils de Jean Bureau de La RivièrePhilippe Le Bas. Famille de la Rivière. Dans France : Dictionnaire Encyclopédique, Volume 10, 1848. pp. 64-65., seigneur de La Rivière, Champlemy, vicomte de Tonnerre et de Quincy, baron de Seignelay, seigneur d'Anthiol, Arzembouy, Beaumont, Bennes, Bonnard, Boulon (commune de Lurcy-le-Bourg), Cheny, Chevannes, Colméry, Corvol le Damp-Bernard, La Garde, Lurcy-le-Bourg, Lucy- ou Lurcy-le-Châtel, Norry, Ormoy, Perchin, Poilly, Rebourceau (Rebourseaux, commune de Vergigny), Saint-Martin, Souffin, Vézannes, etc. Enfant d'honneur ou page de Charles VIII, il épouse en 1499Jean Née de la Rochelle, Pierre Gillet, Jean-François Née de la Rochelle. Jean Bureau, dans Mémoires pour servir à l'histoire, politique et littéraire, à la géographie ... du département de la Nièvre, 1827. Madeleine de Savoisy, dame de Seignelay et héritière de la maison de Seignelay dont il a 11 enfants. Son testament date de 1534. 1680 : Ludovic de Veilhan, chevalier, baron de Giry, Champlin et Arzembouy, demeurant ordinairement à Paris, rue d’Orléans. 1722 : Hubert de Choiseuil, chevalier, seigneur, marquis de Choiseuil, seigneur d’Arzembouy, Couloutre, Champlemy et autres lieux, demeurant ordinairement à Paris, en son hôtel, rue FérouHenri de Flamare, Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Nevers, 1891..
Politique et administration Liste des maires
Démographie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|gauche|redresse|L’église. Église Saint-Médard d'Arzembouy, édifice de la seconde moitié du , anges en bois polychrome du ; visite sur demande en mairieDépliant, Visitez les églises de la Nièvre , Diocèse de Nevers, Pastorale Tourisme & Loisirs, 2013..
En 1875, avant la construction de l'actuelle église, l’historien nivernais Georges de Soultrait, dans son Répertoire archéologique du département de la Nièvre, décrit les ruines informes de la petite église paroissiale de Saint-Médard, bâtie au sur un plan rectangulaire. Au milieu de ces ruines, cloche de 1633 provenant de la chartreuse de BellaryGeorges de Soultrait, Répertoire archéologique du département de la Nièvre, 1875..
Ferme Nicolle (). Lavoirs (la commune en compte trois, en cours de réhabilitation en 2021).
Personnalités liées à la commune vignette|gauche|redresse|Armoiries de Jean Tirecuir, curé d'Arzembouy au . Jean Tirecuir, curé de la paroisse, Charles d'Hozier, Armorial de France, 1697-1709.. Anaïs Pinto, éleveuse de chevaux, a présenté plusieurs juments à différents concours : Vivace d’Arzembouy, Frimousse d’Arzembouy, Biscotte d’Arzembouy« Anaïs Pinto, éleveuse de percherons, et Vivace prétendront au titre dimanche », Le Journal du Centre, 22 septembre 2017.... ; la première de ces juments a remporté le titre de meilleure percheronne de l’année en 2017« Vivace d’Arzembouy, la jument d’Anaïs Pinto, est championne de France », Le Journal du Centre, 28 septembre, 2017..
Bibliographie « Arzembouy et Arthel », bulletin de la Société nivernaise des lettres, sciences et arts, volume 10, pages 223-233, 1877-1890. Jean-Marie Meunier, « Situation et signification de la commune d’Arzembouy », La Revue du Centre, année 5, numéro 2, 1928.
Notes et références Notes
Cartes
Références
Annexes
Articles connexes Liste des communes de la Nièvre
Liens externes
Arzembouy sur le site de l'Institut géographique national . Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
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