Beaumont-la-Ferrière est une commune française rurale, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants s'appellent les Beaumontoises et les Beaumontois.

Géographie vignette|gauche|Vue de Beaumont. Les communes environnantes sont Sichamps, La Celle-sur-Nièvre et Saint-Aubin-les-Forges. La ville la plus proche est Nevers, distante de . Beaumont-la-Ferrière est traversée par la rivière la Nièvre. La commune a été victime d'une tempête en , d'inondations en et de mouvements de terrain en 2003.

Les principales activités des habitants sont l'agriculture et la production animale.

Lieux-dits et écarts Outre le bourg, Beaumont regroupe quelques hameaux et habitations isolés : Bellevue, Bourgneuf (ferme de), Caillots, Château de Beaumont, Choulot (ferme de), Ensus (ferme d'), Forge de Grenant, Grenant, Margis (ferme de), Petit Sauvage, Ponts-de-Beaumont, Sauvage, Vigne (ferme de la).

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prémery à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Beaumont-la-Ferrière est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nevers, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (68,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (60,1 %), prairies (26 %), terres arables (7,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie On relève les formes suivantes du nom de la commune : Bellus Mons (1245), Beaulmont-la-Ferrière (1384), Bellus-Mons-Ferrarum (1478), Bellus-Mons-Ferrarie (1514) et Beaumont-les-Forges (carte de Cassini)Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique de la Nièvre, Paris, 1865..

Beaumont, de l'adjectif de l'oïl bel, beau et mont.. Les « Beaumont » sont des créations du début du second millénaire, correspondant à des châteaux-forts..

Ferrière, du latin ferraria (« mine de fer »)( siècle), dérivé de fer avec le suffixe -ière, était un endroit où l'on forgeait le fer. Une carte présente une ancienne mine et l'histoire du village est profondément liée aux forges et à la métallurgie ; comme nous y invite le pluriel de la forme de 1478, nous voyons en ce lieu des forges.

Histoire Moyen Âge Selon Gaston Gauthier, Beaumont aurait été érigé en paroisse au par les chanoines de FrasnayGaston Gauthier, Monographie de Beaumont-la-Ferrière, 1896.. La première mention connue du nom de la commune date de 1245 : Bellus Mons.

En , le seigneur de l’époque, Guillaume de Thianges, affranchit les habitants.

La première mention connue de l’existence d’une forge, à Beaumont, remonte à 1480. La commune a en effet connu une importante industrie métallurgique, ce qui lui a même valu pendant quelques années le nom de Beaumont-les-Forges. Il y a eu au moins six forges : celle dite de Beaumont, au sud-ouest de la ferme du château près d’un étang aujourd’hui asséché, les trois forges de Sauvages - dont celle de Bourgneuf - et la petite forge de la Carrière. Toutes ont cessé de fonctionner autour de 1815.

Époque moderne En 1665, l’architecte Louis Le Vau, seigneur de Beaumont, installe à côté du château une manufacture de fer-blanc. C’est de cette époque que date l’arrivée à Beaumont d’ouvriers allemands, de religion protestante. Cette manufacture cesse toute activité en 1724 et est remplacée par une grosse forge, l’une des plus importantes de la Nièvre. Celle-ci cesse à son tour son activité vers 1820Inventaire général du patrimoine culturel..

En 1666 est décidée la tenue de quatre foires annuelles et d’un marché le jeudi de chaque semaineHenri de Flamare, Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, département de la Nièvre, 1891..

En 1711, Michel Saulnier, habitant de Beaumont, est jugé pour des faits de brigandage ; il est condamné à être rompu vif, puis étranglé et exposé sur une roue le long de la route allant de Saint-Pierre-le-Moûtier à Nevers.

La commune compte environ 300 habitants en 1686, 450 en 1713, 570 en 1769 et 640 en 1787Cahiers du val de Bargis.. La population augmente, donc, mais connaît des périodes difficiles : famine de 1693-1695, « grand hyver » de 1709, famine de 1793... Les archives locales témoignent ainsi de l’épisode de 1793 : « Le fléau le plus terrible et le plus cruel se fait sentir dans notre commune ; la famine dévore nos concitoyens. Des mères s'alimentent d'herbe pour allaiter des enfants qu'elles sont sur le point de voir périr en s'apercevant elles-mêmes que les forces leur manquent. L'ouvrier affamé discontinue ses travaux par l'abattement où il se trouve ; le désespoir s'empare de lui. »

Pendant la Révolution, un arbre de la liberté est planté à Beaumont. L’église est transformée en temple décadaire et sert de lieu de réunion aux habitants.

Époque contemporaine Au début du , la forge de Beaumont fabrique près de 90 % des fusils de ParisBase Mérimée..

En 1826, une école est installée dans un bâtiment situé à l’emplacement de l’actuelle école. Ce bâtiment, d’abord loué par la municipalité, est ensuite racheté, démoli et reconstruit en 1867. Situé sur la place de l’Église, couvert d’ardoise, il abrite une classe pouvant accueillir 80 élèves et, à l’étage, un logement pour l’instituteur et les locaux de la mairie.

L’église est restaurée dans les années 1870. vignette|gauche|redresse|Achille Millien (1838-1927), poète et folkloriste. En 1881, alors que le nombre d'habitants s'élève à 517, la commune compte un instituteur, un desservant (curé), une sage-femme, un notaire, un percepteur, un receveur des postes, un facteur et... un homme de lettres (Achille Millien) ! Les commerçants sont bien représentés : trois aubergistes, deux épicières, un boulanger, un boucher. Les artisans ne sont pas en reste : huit maçons, six menuisiers, cinq sabotiers, quatre cordonniers, quatre maréchaux, trois jardiniers, deux meuniers. Les journaliers sont nombreux - une trentaine -, mais moins que les domestiques : une quarantaine. Ces derniers sont, pour une bonne part, employés par les huit fermiers du village. Au total, on relève à Beaumont une cinquantaine de professions différentes, dont celles de farinierUn farinier est un marchand de farine. et de basse-courierUn basse-courier est chargé des soins de la basse-cour. À lui seul, le château emploie une dizaine de personnes : une gouvernante, un cuisinier, un maître d’hôtel, un valet de chambre, deux cochers, quatre femmes de chambre. Quelques familles ont en nourrice un « enfant des hospices »Archives départementales de la Nièvre, Recensement de 1881, 6 M 027.. La population ayant notablement augmenté, c’est à cette époque que la commune décide l’ouverture d’une école de filles, laquelle est installée dans un bâtiment aux allures de chalet à l'extrémité du champ de foire.

En 1896 paraît le premier numéro de la Revue du Nivernais, administrée et rédigée à Beaumont.

En 1921, le , est organisée une cérémonie à la gloire du poète Achille Millien, nommé chevalier de la Légion d’honneurBase Léonore, recensement des récipiendaires de la Légion d’honneur (décédés avant 1977), sur le site du ministère de la Culture.. Un cortège défile dans le bourg, au départ de la maison du poète, en présence d’un représentant du ministre de l’Instruction publique, du préfet, des députés et des sénateurs de la Nièvre. Le est érigé dans la commune un monument à sa mémoireExcelsior, 5 septembre 1938, colonne, sur RetroNews..

En 2017, l’école du village ferme définitivement ses portes« À l'école de Beaumont-la-Ferrière, les cris d'enfants ne résonnent plus », Le Journal du Centre, 6 septembre 2017..

Seigneurs Quelques noms : Guillaume de Thianges (1245), Jacques d’Avantois (1554), Charles Durand (1660), Louis Le Vau (1665), Pierre Grandguillaume (1685), Pierre Babaud de la Chaussade (1784)…

Politique et administration

Démographie

Économie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments historiques vignette|gauche|redresse|Gaston Gauthier (1860-1911), historien de Beaumont. vignette|droite|Sortie de communiantes à l'église Saint-Léger en 1905 avec texte du poète Millien. La grille d'entrée du cimetière, propriété de la commune, classée en 1959, provient de la chartreuse de Bellary. La maison d'enfance du poète Achille Millien, propriété privée, date du troisième quart du . Sa façade a été classée monument historique en 1929. Le haut-fourneau de Bourgneuf, du premier quart du , a été classé monument historique en 1971. Le château de Sauvages, des , propriété privée, a été classé monument historique en 1987. L'église Saint-Léger, datant de la fin du Georges de Soultrait, Répertoire archéologique du département de la Nièvre, 1875., est en partie reconstruite en 1870. Elle contient une grille du provenant de la chartreuse de Bellary. Lors des travaux, une pierre portant la date de 1142 est mise au jour.

Personnalités liées à la commune